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 La dauphine aux yeux pétillants, rayonnante aux cheveux rougeoyants, causait de ses regards avec le loup sauvage et distant, sombre de son mutisme assourdissant. [Sven van den Larsen/Bonnie Flinflecher]

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MessageSujet: La dauphine aux yeux pétillants, rayonnante aux cheveux rougeoyants, causait de ses regards avec le loup sauvage et distant, sombre de son mutisme assourdissant. [Sven van den Larsen/Bonnie Flinflecher]   Sam 5 Mar - 16:54

Il faisait gris, comme un mois de mars. Parfois un rayon de soleil filtrait à travers l'épaisse masse nuageuse mais rien de bien prometteur. Dans cette grisaille ambiante, la chevelure rouge de Bonnie faisait une tache éclatante mouvante même si moins que d'habitude étant donné qu'elle avait attaché ses cheveux en queue de cheval lâche.
Il n'y avait pas beaucoup de gens dans les rues. Pas étonnant.

Son portfolio sous le bras, la jeune fille cherchait un endroit où se réfugier en attendant que le temps s'éclaircisse mais aussi pour se réchauffer. Elle était frigorifiée : le vent pénétrait sous ses vêtements et venait geler chacun de ses membres avec un plaisir sadique. Il fallait dire qu'elle n'avait pas vraiment fait attention à se couvrir et ne portait qu'un vieux polaire gris sur une chemise blanche et un jean. Pas d'écharpe, pas de gants. Et maintenant elle récoltait. Ça lui apprendra à ne pas s'occuper du temps.

Soudain, une lumière dorée et chaleureuse provenant d'un café attira son regard. Sans réfléchir, elle se dirigea vers l'établissement et entra. Elle se stoppa un peu à l'écart de la porte pour ne pas gêner le passage mais n'entra pas totalement, préférant dans un premier temps s'imprégner de l'ambiance en fermant les yeux.
La chaleur envahit lentement ses membres, les désengourdissant petit à petit. Elle soupira de soulagement et de bien être. Ensuite, les odeurs de cafés, chocolats et pâtisseries atteignirent son nez et imprégnèrent ses sens avec délices. Enfin, les bruits des conversations et la musique en fond sonore emplirent ses oreilles.

Elle rouvrit les yeux et s'avança vers une table libre. Elle posa son portfolio et attendit une minute qu'une serveuse vienne la voir. Elle commanda un chocolat chaud à la cannelle avec beaucoup de crème et un muffin au chocolat. Quand sa commande arriva, elle sorti de sa pochette des feuilles blanches ; de sa poche un crayon de bois et commença à crayonner les visages des clients du café. L'ambiance lui plaisait et elle voulait immortaliser cet instant avec ces inconnus.
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MessageSujet: Re: La dauphine aux yeux pétillants, rayonnante aux cheveux rougeoyants, causait de ses regards avec le loup sauvage et distant, sombre de son mutisme assourdissant. [Sven van den Larsen/Bonnie Flinflecher]   Sam 5 Mar - 22:24

Un souffle acerbe. Mordant. Sifflant presque aux oreilles, à vous en arracher les tympans. Non, assurément, ce n'était pas là la douce mélodie qu'on pourrait entendre de ces fois, si l'on possédait les oreilles adaptées, chez ces gracieuses créatures que sont les dauphins. Ce cri, bruissement perturbant, n'était rien d'autre que le vent. Le vent violent d'un hiver trop tardif, le vent cynique d'un mois de mars croulant de gris, dont même les maigres rayons de Soleil paraissaient affreusement maussades. Mais après tout, tout n'était-il pas gris à ses yeux ? Ainsi, le vent pouvait bien avoir des intonations féroces et murmurer aux oreilles de ces pauvres gens que le printemps et ses couleurs tarderaient, lui n'en n'avait que faire. Les arbres bordant la route avaient beau n'être plus que squelettes décharnés, brun fade et déprimé, le ciel avait beau n'être plus que nuages gris, dérangeant de leur éclat persistant, lui continuait son chemin, traçant sa route, ne se fiant ni aux couleurs ni à la saison, mais seulement à ses sens physiques. Car le monde n'était, après tout, que pure monochromie des mouvements enchaînés.

Mais de qui donc parlons-nous, vous demandez-vous peut-être. Eh bien, regardez donc ...

Du brouhaha. Des discussions à tout va, parsemées ici et là. Des tables. De petites tables, en général accolées pour quatre personnes - pas plus. À chacun ses occupations, toutes aussi communes les unes que les autres. Café de seize heures. Viennoiserie ou gourmandise de l'après midi. Relaxation du week-end. Tout cela, banal. D'un morne gris, fade. La serveuse lui lance un petit regard aguicheur. Elle est aussi n'est que grisaille. Il se demande pourquoi elle a fait ça. Puis un souvenir encore plus ennuyant vient doucement effleurer son esprit glacial. Ah oui, la fille de la boîte, d'avant-hier soir. Elle semble avoir apprécié la nuit. Tant mieux, il se sait pas mauvais de toutes les manières. Puis cette pensée disparaît dans les tréfonds de l'oubli, ne prenant même pas la peine de répondre au regard pourtant suggestif de la jeune fille. Ce n'est que perte de temps que de penser à des choses passées. Tant est-il qu'il ne connaît même pas son âge. Il paraît avoir la vingtaine, officiellement il a baratiné 18. Il est comme ça, il ne sait pas, rien.

Et au final, après toutes ces préludes, il était toujours comme ça, debout près de la porte du café. Car oui, même si ce n'est qu'une habitude sans intérêt, il aimait aller chasser au café. Enfin, y faire des ... Pas des rencontres, y trouver des spécimens assez dignes de ce nom pour faire passer le temps. Non en réalité, il était juste accro au café. Et à la clope. Donc direction, coin fumeur, obligatoirement. Et de ce court chemin à cet endroit dégagé, quasi désert en raison du vent glacial, il remarqua quelque chose. Une monochromie plus vivace que les autres, plus éclatante peut-être. Du coin de l'œil, il retint sa table. Méthodique, presque trop, un peu flippant. Et s'accouda sur la sienne, sortant d'un geste leste et habitué, une légère meurtrière aussitôt allumée, consumée, poison l'envahissant tout entier. Apparemment, il avait un genre de sourire cynique quand il fumait. C'est elle qui le lui avait fait remarqué. Lui, il ne le sait pas.

- Eh Sven, tu sais que t'as un putain de sourire limite ironique quand tu fumes ? On dirait que t'aimes te faire intoxiquer.

Un grognement. Un mouvement brusque de la tête, des mèches de cheveux suivant le mouvement. Non, ne pas repenser à elle. Pas à ce genre de choses. Mais oui, Sven était son nom. Sven, Sven van den Larsen. Un nom aussi sombre et complexe que son être, pourquoi pas après tout.

La clope continuait de fumer dans sa main, entre ses lèvres, agonisante. Un mégot à présent, qu'il écrasa dans le cendrier sombre, l'étincelle grisâtre à l'extrémité s'étouffant violemment. Puis il en sortit une autre. Aussi machinalement, il l'alluma, flamme bleutée léchant le bout de la cigarette gris sombre, éphémère lumière, clac. Plus rien. Puis, ce sourire aussi narquois aux lèvres, le poison envahissant ses veines, il chercha du regard la belle au rayon bleu de lumière. Visée, trouvée. Une jeune fille, la tête baissée, crayon à la main, portfolio sur la table. Une artiste, il allait de soi. Non, cette fille ne sera pas sa proie. Une sorte d'onde gracieuse émanait de demoiselle ; il sut alors qu'elle n'était pas de cette morne banalité environnante. Elle était différente. Un peu comme lui au final. Tirant une nouvelle taffe sur la douce meurtrière, son regard de bleu glacial, électrique, se posa sur la fille aux cheveux éclatants. Allons donc, il allait se contenter ; se contenter de la fixer.
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MessageSujet: Re: La dauphine aux yeux pétillants, rayonnante aux cheveux rougeoyants, causait de ses regards avec le loup sauvage et distant, sombre de son mutisme assourdissant. [Sven van den Larsen/Bonnie Flinflecher]   Dim 6 Mar - 7:28

Ce fut d'abord une sensation puis une gêne. Il y avait quelque chose qui n'allait pas. Le tout était de savoir quoi. Bonnie fronça les sourcils. Ce n'était pas son dessin : la petite fille qu'elle dessinait ressemblait en tous points à son modèle, telle une photo - ce qui était le but.
Elle releva la tête, cherchant des yeux la source de son malaise. La trouva. Plus loin, du côté de chez les fumeurs, un jeune homme la regardait. Ou plutôt la fixait.
Elle attacha son regard au sien.

Ce fut comme plonger dans un univers sombre et froid, tout en noir et blanc. En nuances de gris à la limite, les bons jours. Aucune chaleur. Le froid envahit son âme alors qu'elle plongeait dans les yeux bleus de l'inconnu. C'était à la fois exaltant et flippant, comme regarder un film de Tim Burton. En un mot, génial.

Fascinée, la main gauche de Bonnie écarta la feuille sur laquelle elle dessinait quelques instants plus tôt et sa main droite se mit en mouvement, machinalement. Elle ne regardait pas. Elle n'en avait pas besoin. Elle savait ce qu'elle voulait dessiner, elle savait ce qu'elle dessinait. Sa main ferait exactement ce qu'il fallait.
Elle ne voulait pas rompre le lien visuel. C'était comme si un pont avait été établit.
Elle voulait rendre ce regard. L'immortaliser sur le papier.

Son propre oeil exercé de dessinatrice professionnel avait noté les détails qui entouraient le jeune homme, le définissant vaguement pour une première impression : la cigarette dans sa main, le mégot déjà froid dans le cendrier. Et la serveuse qui lançait des regards peu amènes à Bonnie depuis qu'ils avaient établit le contact.
Ce fut d'ailleurs elle qui rompit leur lien visuel : elle se plaça juste devant la rousse, la réveillant de sa transe artistique et fascinée. Elle lui demandait si elle voulait autre chose avec un sourire froid et faux, les yeux lançant des éclairs. Bonnie n'y prêta pas attention et commanda un deuxième chocolat, encore rêveuse de son contact avec l'inconnu.

Elle baissa enfin les yeux sur son dessin : l'inconnu la fixait de sa feuille, parfaitement ressemblant. Elle en frissonna presque tant elle avait réussi à rendre son regard à la perfection. Ou presque. Il manquait quelque chose. Un cœur battant, des poumons se gonflant et dégonflant au rythme de la respiration, un esprit qui pensait à quelque chose en la regardant... Quelque chose.
Avide de retrouver cela, elle releva les yeux afin de rétablir leur lien.
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MessageSujet: Re: La dauphine aux yeux pétillants, rayonnante aux cheveux rougeoyants, causait de ses regards avec le loup sauvage et distant, sombre de son mutisme assourdissant. [Sven van den Larsen/Bonnie Flinflecher]   Mar 8 Mar - 21:04

Contact visuel, électrique, lien établi. Intérieurement, Sven sourit. Il avait réussi à capter l'attention de la demoiselle éclatante, seul point bleu brillant dans son regard de gris monochrome. Mais après tout, si elle était vraiment spéciale, elle devait être capable de sentir son regard sur elle, son regard qui, il le savait, ne laissait pas indifférent. Et il était vrai qu'il était fier de ce regard. Fier de la froideur qui en émanait. Fier de ne jamais pouvoir perdre en somme. Car tout n'était qu'un sombre jeu, l'échange du regard avec la demoiselle en était un aussi, bien que spécial : il s'agissait d'un jeu de sonde, d'un jeu où le but était simplement de découvrir l'autre, le mettre entièrement à nu par un simple regard. Et il se savait bon à ce jeu, incroyablement bon. Personne vraiment ne pouvait rivaliser avec lui. Il était trop bon à cela, l'expérience de toute une vie, la défense d'un être meurtri. Alors il la fixait, sans ciller, son rayonnement bleuté devenait son seul ancrage à la réalité dans cette transe observatrice, intense.

Et cela dura un moment. Il continuait de tirer doucement sur sa cigarette mais son attention toute entière était portée sur la demoiselle. Physiquement, elle était gracieuse, avec ces visages des personnes que l'on savait du premier regard enjouées. Profiter de la vie à fond, peut-être que c'était son truc. Peut-être. Ne se soucier que de l'instant présent, oui, sans doute. Une taffe, deux taffes. Son café arriva, mais il ne fit que le sentir, de son odorat naturellement développée d'anomalie vivante. Doucement, sans perdre le contact, visuel, il paya. Deux cinquante, et deux pièces tombèrent sur la table en un bruit rond et clair, métal contre verre, disharmonie. Profiter de l'instant présent était aussi l'un des principes de Sven. Mais différemment. Lui profitait de l'instant présent car c'était sans doute l'une des seules choses dont il pouvait profiter. Car une fois l'instant présent passé, il l'effaçait de sa mémoire, tout simplement. Pour lui, les souvenirs étaient nuisibles. On s'enfermait dans le passé et ressaissait tous les regrets, sans jamais pourtant, rien pouvoir en changer. Pathétique. Il ne gardait que le plus important. Et laissait les autres se consumer dans le feu dévorant du temps. Ainsi fonctionnait sa vie. En perpétuel recherche d'un présent ancré dans une réalité monochromée.

Il reprit sa fixation. Tiens, elle avait changé de feuille de dessin. La lèvre supérieure de Sven se retroussa en un fin sourire. Elle le dessinait. Il en était sûr. Cela flattait son égo glacial, son égo incroyablement développé, vicieux, violent. Et il continua de la fixer. Regard froid, glacial, bleu du Nord dans un contact visuel de marbre. C'en était presque flippant, mais la jeune demoiselle semblait être plus fascinée qu'autre chose. Fascinée par la particularité de son regard de glace. Sa spécialité peut-être, elle l'avait peut-être démasqué. Possible. Mais avant qu'il ne puisse le savoir, la serveuse d'un soir coupa leur contact. Sven grimaça. Elle est vraiment embêtante elle ... Et secoua la tête. Non, pas de pensées macabres. Il attendit.

Enfin, quand la blondasse se poussa, Sven replanta immédiatement ses yeux dans ceux de la rayonnante jeune fille. Autant continuer un peu le jeu, à qui démasquera l'autre en premier. Et histoire de pimenter un peu le tout, le bleu glacé, électrique de ses yeux avait augmenté en intensité, son regard devenant ainsi plus perçant que ce qui était humainement possible, ses pupilles se mouvant peu à peu à la verticale, son sourire carnassier et narquois laissant transparaître de petites canines. Sa cigarette fumait toujours entre ses doigts, mourant peu à peu, sans que personne ne lui prête attention, mort solitaire, mais Sven lui n'avait pas changé de position, rendant la scène surnaturelle. Seuls ces détails perturbait ce tableau transcendant, dépassant la raison et éveillant un genre de peur, peur des dissonances. Il savait cependant que personne d'autre que la jeune fille aux dessins porterait son attention sur ces anomalies. Et tout aussi posément, il savait qu'elle ne le fuirait pas. Qu'elle ne crierait pas au monstre. Il ne savait pas pourquoi par contre ; une simple intuition. Mais étrangement, il avait aussi envie de connaître la suite. La suite de l'histoire, la suite du présent à écrire. Un futur, encore en formation, mais un futur proche, cela l'amusait trop, l'intriguait. Pourquoi donc, il l'ignorait, la curiosité devenait trop forte. Peut-être qu'il voulait juste percer, les secrets d'un jeu aux pièces mouvantes et aux délectables coups, imprévisible, mais d'où pourtant, il en sortirait vainqueur. Indéniablement.
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MessageSujet: Re: La dauphine aux yeux pétillants, rayonnante aux cheveux rougeoyants, causait de ses regards avec le loup sauvage et distant, sombre de son mutisme assourdissant. [Sven van den Larsen/Bonnie Flinflecher]   Mer 27 Avr - 13:44

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