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 « La maladresse était un certain défaut que peu de gens ne pouvaient apprécier. » [ Zack Evans & Alice Eldhwen ][Terminé]

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MessageSujet: « La maladresse était un certain défaut que peu de gens ne pouvaient apprécier. » [ Zack Evans & Alice Eldhwen ][Terminé]   Ven 1 Jan - 14:10

La maladresse était un certain défaut que peu de gens ne pouvaient apprécier. Cette chose était celle qui causait le plus de soucis pour une personne, qui, hélas, en était touchée.  Celle-ci ne pouvait qu’être très rarement évitée, mais lorsqu’elle pointait le bout de son nez, rien n’était vraiment joyeux. Petite ou grosse erreur, un sentiment gêne pouvait envahir la personne qui en subissait le contact. Bien évidemment, certaines personnes n’étaient que très peu maladroites, profitant ainsi de la vie sans se soucier de grand-chose. Mais d’autres étaient moins rassurées en termes de chance.
Ce jour-là, l’Élue était partie, seule, se balader en forêt. Rien de vraiment inquiétant, elle n’aimait pas vraiment le bruit de la ville, ni la compagnie d’inconnus dans les rues et ruelles. Et bien que la jeune asiatique apprenait peu à peu à s’ouvrir au monde, essayant d’être plus ouverte et plus sociale envers les personnes qui l’entouraient, la solitude ne lui faisait pas de mal de temps à autre. La compagnie ne lui faisait pas de mal, bien au contraire. Mais il fallait du temps pour qu’elle s’y habitue de nouveau, comme dans le passé.

Le fait qu’elle se baladait seule dans une forêt pouvait paraître bien étrange, c’était bien vrai, mais qui pouvait-elle emmener dans une forêt ? Peut-être aurait-elle parue plus étrange qu’elle ne l’était déjà. Du moins, si elle paraissait étrange aux premiers abords, ce qui était peu probable. Souvent, les personnes remarquaient les traits doux de son visage, eux prouvant et montrant le doux caractère de la japonaise. Ce qui n’était pas plus mal. Ce n’était pas un mensonge. Alice était une demoiselle particulièrement douce et calme, et son caractère se mêlait au doux calme de la forêt.
Et bien que ce jour-là, l’air y était frais, le vent se faisant ressentir, faisant danser les cheveux noirs de l’Elue, celle-ci se baladait sans vraiment rien y ressentir. Le soleil se présentait encore, bien que l’hiver s’annonçait. Elle marchait d’un pas calme, les bruits de feuilles mortes craquants sous la force de ses pieds. Elle ne voulait pas faire peur aux animaux, et faisait attention à la nature, comme-ci elle avait une réelle conscience, propre à elle-même.

Concentrée dans sa découverte de la forêt d’Andore, absorbée par le bruit du ruissellement qui était d’un serein inimitable, le bruit d’un envol d’oiseau la fit sursauter, alors qu’elle ne faisait pas attention à où elle mettait les pieds. La maladresse venait à ce moment même de pointer le bout de son nez. La racine d’un arbre ne se voyait que très peu, cachée par les feuilles mortes tombées quelques semaines auparavant. Le pied de l’Élue s’y était pris, lui adressant la joie d’une petite catastrophe qu’elle ne risquait pas d’oublier.
Son genou en avait pris pour son grade, légèrement écorché. Mais celui-ci n’avait pas eût que cela, la douleur s’était très vite mise à se propager. L’écorchure ne lui piquait pas, mais simplement la douleur. C’était à ces moments qu’elle regrettait de partir seule, alors qu’elle s’appuyait aux arbres pour rejoindre le Manoir. Par chance, elle ne s’était pas aventurée trop loin, mais la douleur la ralentissait. Ce qu’il eût pour effet de mettre un peu plus de temps pour arriver à destination.

Poussant la porte, essayant de ne pas encore plus se faire de mal, la jeune brune avançait, le jean malheureusement roué, vers l’infirmerie. Pour une fois, elle faisait preuve de bon sens lorsqu’il s’agissait d’elle et de son bien-être. C’était un jour à marquer d’une pierre blanche, souvent, son bien-être passait toujours après celui de ses êtres chers, et même de connaissances qui étaient mal en point, que ce soit physiquement ou mentalement. Elle était ainsi, l’Élue, préférant s’occuper  des autres plutôt que d’elle-même. Ce n’était pas un mal, à vrai-dire, mais prendre soin ne pouvait pas en être un aussi.
Frapper à la porte avant d’entrer était toujours quelque chose qu’elle avait habitude de faire. Elle ne voulait pas déranger la personne qui était dans cette pièce, et ne pas entrer sans prévenir de sa présence. Ah, l’infirmerie.. Ce n’était pas la première fois qu’elle y entrait, plutôt la deuxième fois, se souvenant que c’était une jeune femme qui l’avait prise en charge ce fameux jour. Elle n’était pas désagréable cette jeune femme, peut-être était-ce elle qui allait encore s’occuper d’elle. Qui savait réellement.
Elle poussa doucement la porte, boitant légèrement. Son sourire n’était pas vraiment présent, mais une légère pointe de douleur pouvait se lire sur son visage, bien que ses doux traits fussent encore visibles.  

« Excusez-moi.. Je.. J’aurais besoin de votre aide.. »

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MessageSujet: Re: « La maladresse était un certain défaut que peu de gens ne pouvaient apprécier. » [ Zack Evans & Alice Eldhwen ][Terminé]   Ven 1 Jan - 18:55

« Très bien, alors on va faire comme ça. Prononça l'infirmier alors qu'il aidait la jeune fille à descendre du lit. Surtout, tu n'oublies pas de mettre ta crème tous les jours, et tu reviens me voir dans une semaine pour qu'on observe les résultats. »


Zack prit l'un des tubes de pommade posés sur l'étagère avant de le tendre à la petite fille et de la raccompagner jusque la sortie. La pauvre avait fait une réaction allergique, sans doute à un aliment, et se retrouvait avec la peau dans un sale état. Elle était si jeune, tout juste une dizaine d'années, qu'il n'avait même pas pu s'empêcher de s'inquiéter pour elle, l'espace d'un instant. Elle était seule, loin de sa famille, et elle devait à présent affronter les choses d'elle-même. Ça lui faisait de la peine, un peu, c'était sans doute peut-être pour cette raison qu'il s'était montré aussi « doux », si l'on pouvait dire ça comme ça, à son égard. Il aurait bien laissé Mary s'en charger elle-même, il n'était pas vraiment très sociable, mais il se trouvait qu'elle n'était pas là aujourd'hui alors il avait dû se débrouiller tout seul. De toute façon, ce n'était l'affaire que de quelques instants. Il la rassurait, lui expliquait comme régler le problème et c'était terminé. La pauvre, il avait dû lui faire plus peur qu'autre chose, même si son ton avait été doux lorsqu'il lui parlait, il n'avait pas été capable de lui sourire une seule fois. Heureusement, le fait qu'elle s'en aille avec le sourire l'avait rassuré. Finalement, il n'était peut-être pas si horrible que ça.

Le Vampire alla s'asseoir derrière son bureau afin de noter dans son registre la venue de la Réfugiée, ses symptômes et ce qu'il lui avait prescrit. Ne sait-on jamais, ce genre de choses servaient parfois pour les traitements de longue durée quand on ne savait plus ce que l'on avait donné ou non au patient. Il ne se considérait pas comme un médecin mais son perfectionnisme le forçait à tout tenir en règle, comme un vrai.
Alors qu'il se relevait afin de ranger le livre là où il l'avait prit, quelqu'un toqua à la porte avant d'entrer, déclarant avoir besoin de son aide. Il reposa vivement le registre afin de ne pas perdre une seconde.


« En quoi je peux t'aider ? Demanda-t-il en se retournant. »


Son regard se posa sur un visage qu'il ne connaissait que trop bien même s'il ne l'avait jamais vu dans un aussi piteux état. La pauvre, elle n'avait pas l'air d'être au mieux de sa forme, elle qui souriait d'habitude si souvent. Alors qu'elle avançait difficilement dans la pièce, le jeune homme l'arrêta directement. Mieux valait qu'elle ne force pas trop sur sa jambe alors, sans même lui demander son avis, il apporta directement une chaise à elle afin qu'elle puisse s'asseoir dessus. Il s'accroupit devant elle, observant son genou. C'était une vilaine égratignure qu'elle s'était faites, était-elle tombée en cours de sport ? Elle ne serait pas la première qu'il verrait pour ce motif, il en voyait tellement passer que la vue du sang de certaines blessures ne lui faisaient plus rien, il s'était habitué avec le temps et comme il prenait soin de toujours boire avant de partir travailler, il ne ressentait jamais la soif.


« Comment est-ce que tu t'es fait ça ? Lui demanda-t-il finalement alors qu'il se relevait. »


Zack fouillait machinalement les tiroirs à la recherche d'un peu de coton et de désinfectant, attendant par la même occasion qu'Alice réponde à sa question. Il n'était pas particulièrement curieux à ce sujet, en fait il n'était jamais curieux à vrai dire, mais il fallait bien qu'il inscrive ce genre de choses dans son registre, et puis c'était toujours bon de savoir quel genre d'accidents pouvaient avoir lieu au Refuge afin de pouvoir installer un système de prévention en conséquence. Le but était bien qu'à l'avenir, ce genre d'accidents n'arrivent plus.
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MessageSujet: Re: « La maladresse était un certain défaut que peu de gens ne pouvaient apprécier. » [ Zack Evans & Alice Eldhwen ][Terminé]   Dim 3 Jan - 15:20

Ses yeux s’écarquillèrent légèrement lorsqu’elle vit le visage d’un homme qu’elle ne connaissait que trop bien, du moins, en quelques sortes. Elle n’aurait pas vraiment cru revoir son ami dans un tel endroit, et surtout dans une telle situation. Mais qu’importait le voir ici la rassurait un peu. La jeune asiatique était toujours un peu distante avec la jeune infirmière lorsqu’elle était présente. C’était ainsi, il y avait toujours cette légère gêne ainsi que cette légère peur lorsque l’Élue se retrouvait en face d’une personne qui lui était totalement inconnue. Peut-être était-ce un comportement tout à fait banal, ou peut-être était-elle la seule à ressentir ces choses-là dans une telle situation ? Ces deux hypothèses pouvait tout à fait être réelles toutes deux, mais qu’importait. Les efforts étaient présent à chaque jours qui passaient, alors peut-être qu’un jour, cela changerait.
Alors qu’elle semblait avancer avec un peu plus de difficulté qu’elle ne le voudrait, un léger sursaut vint la parcourir lorsque le jeune homme vint l’arrêter. Mais, dans un léger murmure, la jeune japonaise le remercia lorsqu’il lui apporta une chaise. Alors qu’elle s’y appuyait pour s’y asseoir, elle finit par se laisser tomber dessus avec cette unique douceur dont elle faisait toujours preuve.

Ayant un peu de mal à replier sa jambe, la jeune fille avait donc laissé sa jambe tendue. Elle aussi s’était mise à regarder l’état de son genou. Haussant un sourcil, elle ne voyait rien de vraiment alarmant dans cette chute. Elle avait bel et bien vécu pire que cela, et puis elle était tombée des centaines de fois étant enfant, comme n’importe qui durant son enfance. Alors cette légère égratignure n’était vraiment rien à ses yeux. Mais ce n’était pas cette légère blessure qui lui causait soucis, en réalité, mais bel et bien la douleur qui lui lançait au bout de quelques minutes de calme.
Déglutir est la chose qu’elle sût faire à l’entente de la question de son jeune ami. En réalité, elle ne savait comment expliquer sa formidable chute dans la forêt. Premièrement, parce qu’elle risquait de passer pour une fille quelque peu étrange. Dans son passé, elle était toujours cette fille étrange qui ne parlait pas, passant son temps le nez plongé dans les bouquins. Bien qu’elle eût toujours ces traits doux et ce regard adorable, personne n’osait réellement lui adresser la parole. Ce dont elle avait pris l’habitude, désormais. Et deuxièmement, cela devenait légèrement gênant pour elle. Son attention pour la nature était jolie à raconter, mais pas vraiment facile à expliquer.
Elle releva le regard vers le garçon qui semblait chercher quelque chose dans les tiroirs. Sûrement quelque chose pour soigner cette petite blessure. Elle l’observait, juste quelques minutes avant de prendre la parole, d’une petite voix.

« Je suis.. Je suis partie me balader en forêt. Je n’avais encore jamais découvert cet endroit depuis que mon arrivée ici. Alors j’ai voulu découvrir cette forêt, curieuse comme je le suis. Tout était calme.. Serein. J’aimais beaucoup, c’était une douce mélodie, mais un envol d’oiseau m’a fait sursauter. Alors que je regardais l’endroit où les oiseaux avaient pris leur envol, mon pied s’est pris dans une racine d’arbre que les feuilles de l’automne avaient cachée. Voilà comment s’est déroulé ma chute. »

A la fin de ces paroles, l’Élue baissa le regard vers son genou. Elle avait eût l’impression de raconter une histoire, ce qui la fît légèrement rire. Elle était ainsi, la demoiselle, à raconter une histoire dès qu’elle entrouvrait les lèvres. Peut-être tenait-elle cela des romans, qui le savait réellement ?
Alors qu’elle triturait ses doigts, son regard se releva vers son ami. Elle était contente que ce soit lui qu’il s’occupait d’elle à ce jour. Cela la rassurait, et puis elle était libre d’être elle-même, il la connaissait peu à peu, tout de même.

« Je suis désolée, quelques fois, quand je raconte quelque chose, on dirait que je lis une histoire .. »

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MessageSujet: Re: « La maladresse était un certain défaut que peu de gens ne pouvaient apprécier. » [ Zack Evans & Alice Eldhwen ][Terminé]   Dim 3 Jan - 16:14

L'infirmier se saisit des produits dont il avait besoin, écoutant d'une oreille distraite les paroles d'Alice. Intérieurement, il la faisait sourire, il lui avait simplement demandé comment elle s'était fait mal mais il avait l'impression qu'elle lui racontait toute sa journée. Lui dire qu'elle était simplement tombé lui aurait suffit, il n'avait pas besoin de tant d'informations. Néanmoins, cela ne le dérangeait pas tant que ça, il lui semblait que c'était la première fois qu'elle s'adressait autant à lui en une même fois. Il ne savait pas si, de cette façon, elle s'ouvrait à lui ou si elle s'était naturellement ouverte à tous le monde, mais dans tous les cas cela lui faisait plaisir à avoir. Elle était très réservée de nature alors ça ne pouvait pas lui faire de mal.
Soit, elle était tombée dans la forêt, ça ne le surprenait pas plus que ça en un sens, c'était plutôt dangereux comme endroit alors c'était courant. Par contre, elle restait quand même la première à venir le voir pour ce motif là, les étudiants ne s'approchaient en général pas de la forêt, et ça pouvait se comprendre, allez savoir ce qu'il traînait là-bas.


« Ne te promènes pas là-bas toute seule, d'accord ? Lui demanda-t-il comme s'il s'attendait à ce qu'elle lui en fasse la promesse. »


Cette fois-ci, elle avait peut-être eu de la chance, mais elle aurait pu tomber sur n'importe qui là-bas, notamment un Vampire, et il le savait en connaissance de cause... A l'époque où il était encore étudiant au Refuge, c'était une jeune étudiante qui avait chuté dans la forêt, il s'en souvenait, elle s'appelait Victoire, et rien que l'odeur de son sang avait été capable de l'attirer jusqu'à elle. Heureusement qu'il avait été capable de se retenir au dernier moment, sinon il n'aurait pas donné cher de sa peau... Zack avait souvent honte de repenser à ces moments où il n'était pas encore capable de se contrôler, mais le plus important avait été qu'il ne lui avait rien fait, alors cela lui allait et il se confortait avec ça. Il ne voulait pas qu'Alice, ou qui que ce soit d'ailleurs, se retrouve dans une situation comme celle-ci, cela pouvait vraiment très mal finir et ce serait un incident regrettable.
Il s'accroupit de nouveau devant l'étudiante avant de remonter doucement son pantalon au-dessus de son genou, afin de ne pas lui faire mal. Lui appliquer son produit sur le pantalon, bien qu'il était troué, n'était pas la meilleure chose à faire. Sa peau était tellement blanche qu'il n'en revenait pas, s'il ne la connaissait pas il aurait juré que c'était bizarre, mais chez elle cela semblait naturel, elle devrait penser un peu à s'exposer au soleil...


« Ça risque de piquer. Dit-il simplement avant de vaporiser le désinfectant sur sa plaie. »


A l'aide du coton qu'il tenait dans l'autre main, il essuya le produit qui coulait le long de la jambe de l'adolescente. Il ne savait pas si cela lui faisait mal, mais même si c'était le cas ça passerait vite, c'était juste le temps que le produit fasse bien effet. Généralement, les étudiants passaient plutôt bien l'épreuve du désinfectant, c'était plus la blessure en elle-même qui leur faisait mal. Il alla de nouveau chercher quelques matériaux afin de faire un bandage à la jeune fille et de remettre son pantalon en place.


« Tu vas pouvoir marcher ou il te faut des béquilles ? Demanda-t-il. Sinon tu peux rester un peu ici pour te reposer, si tu veux. »


Ça ne dérangeait pas l'ancien Réfugié qu'Alice reste à ses côtés, si cela pouvait faire du bien à sa jambe et en soulager la douleur, elle ne semblait pas pressée de repartir de toute façon. Par contre, il fallait juste espérer qu'aucun élève ne vienne à l'infirmerie entre temps, ou alors que cela ne la dérange pas qu'il la laisse quelques instants afin de s'occuper de la personne. Il alla finalement inscrire la venue d'Alice dans son registre, assit sur son bureau, sa blouse blanche sur les épaules.
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MessageSujet: Re: « La maladresse était un certain défaut que peu de gens ne pouvaient apprécier. » [ Zack Evans & Alice Eldhwen ][Terminé]   Ven 12 Fév - 13:52

Ce ne fût qu’une action parmi tant d’autre, que de regarder l’homme qui allait soigner les blessures  d’une ou d’un blessé(e), de regarder en réalité le soin qu’il allait appliquer sur cette légère blessure, cette légère blessure qui ne lui faisait, en vérité, pas plus mal que cela pouvait en avoir l’air. Le choc de la chute avait dût avoir un certain impact sur son genoux, provoquant ainsi une forte douleur sur le moment. Mais bien que de temps à autre, la douleur redonnait de son plein grès un peu de battement, la jeune japonaise arrivait à ne pas montrer sa douleur. Ou peut-être était-ce la présence de son jeune ami qui la réconfortait, qui lui donnait cette sérénité.
Il était vrai que plus les jours passèrent, et plus la jeune demoiselle était plus à l’aise avec ce jeune homme. Il était clair que cela pouvait s’entrevoir lorsqu’elle lui parlait. Peu à peu, elle semblait s’ouvrir à lui, mais cela ne la dérangeait pas. Elle aimait, peu à peu, s’ouvrir aux personnes qui l’entouraient. Cela était assez complexe pour elle, mais elle fît énormément d’efforts pour que cette habitude puisse être bénéfique à tous, ainsi qu’à elle.

Les paroles du jeune homme résonnèrent dans l’esprit de l’Élue, comme-ci elle devait lui faire une promesse. Pourquoi ne devrait-elle pas se balader en forêt seule ? Peut-être était-elle inconsciente du danger qu’il pouvait y avoir à s’y balader seule. Pour elle, ce détail était insignifiant. Elle n’était pas du genre tête en l’air, à ne pas faire attention à elle.. Ânerie. Ne faisant qu’attention à la nature qui l’entourait, il n’était que très peu pour elle de faire attention à sa propre personne. Son inattention à soi-même pouvait se confirmer par sa chute, qu’elle n’aurait pas eût si elle s’était occupée d’elle. Mais elle en regrettait en rien ce qu’elle avait découvert dans cette forêt, cet unisson entre la rivière et le chant des oiseaux, cette verdure luisante par les perles d’eau tombées un peu plus tôt dans la journée.
Une fois de plus, elle s’était perdue dans le chemin de ses pensées, oubliant presque de répondre à la question de son ami. Sa présence de nouveau à ses côtés la fît revenir les pieds sur Terre, alors qu’elle posa son regard sur lui.

« Je ne m’y promènerais plus seule, je ferais attention, à l’avenir. »

Ces mots, elle les avait prononcés de cette voix douce et sereine, cette voix qu’elle avait toujours eût. Cette voix était quelques fois rassurante, sans pour autant qu’elle ne le veuille ou qu’elle n’y fasse réellement attention. Mais c’était ainsi, jamais sa voix n’avait été dans les sons les plus graves ou dans les sons les plus aigus. Jamais elle n’avait pour autant crié, mais sa voix avait toujours eût ce timbre différent.
Mais il avait bien eût raison, le désinfectant avait cette propriété de légèrement piquer, mais c’était assez soutenable. Une légère grimace se dessina sur les lèvres de la petite brune, mais elle se laissa faire. Elle savait, alors, que c’était un soin parmi tant d’autres, un soin qu’on lui avait toujours prodigué lorsqu’elle était une enfant, souvent quand elle tombait avec son ami d’enfance, ou plutôt son amour d’enfance, lorsqu’ils s’amusaient à se poursuivre partout dans ce grand jardin, mais que par malheur, l’un des deux finissaient par tomber. Ces chutes qui n’étaient rien, qui étaient vites oubliées par ces deux jeunes enfants. C’est à cela, qu’elle s’était mise à penser, à imaginer, lorsque le produit piquait un peu de trop.

Le jeune homme avait cette douceur avec elle, cette douceur qu’il devait sûrement avoir avec les personnes qui faisaient une vilaine comme elle. Mais elle appréciait cette douceur, sûrement car elle n’était rien d’autre que la douceur d’une personne.. Qu’importait.
Plus elle le regardait faire, comme s’il était un véritable médecin, et plus son sourire revenait peu à peu se dessiner sur ses lèvres. Elle n’était pas amusée, mais à sa façon, il lui remontait le moral, à la jeune japonaise.
Elle ne mît que quelques secondes à réfléchir à sa seconde question, elle référait se reposer ici, n’était pas réellement douée avec des béquilles. Si elle avait pris cette deuxième option, il en serait certain qu’il aurait dû la soigner une deuxième fois.

« Je préfère rester ici.. »

Elle le regardait, de faut en comble. Elle ne savait réellement ce qu’elle devait faire, ou ne serait-ce que dire. Ils s’étaient déjà retrouvés seuls ensemble, mais les discussions étaient toujours restées quelque peu.. Brèves. Alors qu’elle triturait ses doigts, regardant son genou abimé, caché par le bandage que son ami lui avait soigneusement appliqué, une pensée lui vint à l’esprit. Une chose qui l’avait toujours intriguée, qu’elle aimerait toujours découvrir, comme-ci le jeune homme était une énigme.

« Tu m’as toujours été un grand mystère. »

Relevant son regard vers lui, son regard chocolat se posa dans celui brun de l’homme qui se tenait près d’elle. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, comme-ci elle voulait déchiffrer un code inaccessible.

« Tu as cette façon dont tes pensées restent indéchiffrables. Je n’ai aucune facilité à t’entendre. Bien que je ne veuille pas entrer dans tes pensées, mais d’habitude, les personnes laissent quelques pensées s’échapper, comme cela, de temps à autre. Mais toi.. Toi, c’est différent. C’est un mystère.. »

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MessageSujet: Re: « La maladresse était un certain défaut que peu de gens ne pouvaient apprécier. » [ Zack Evans & Alice Eldhwen ][Terminé]   Dim 14 Fév - 12:49

Le Vampire fut soulagé lorsqu’Alice lui répondit qu’elle ne se promènerait plus seule dans la forêt. Étant donné qu’il n’avait jamais été confronté à ce genre de situation auparavant avec elle, il ne savait pas vraiment si elle était le genre de personne à qui il était bon de faire confiance, bien qu’elle en avait tout l’air, mais il préféra, dans le doute, la lui accorder. A elle de ne pas le décevoir à présent, parce qu’il n’était pas vraiment du genre à faire la même erreur deux fois.

Il acquiesça simplement d’un signe de tête lorsqu’elle lui répondit préférer rester ici, elle avait bien raison. Il ne doutait pas du fait qu’elle puisse se débrouiller toute seule, d’autant plus qu’elle n’avait fait qu’une vilaine chute, ce n’est pas comme si elle s’était retrouvée avec une entorse ou quelque chose d'autre dans le genre, mais il appréciait le fait de pouvoir garder un oeil sur elle, elle semblait si fragile.
La jeune demoiselle assise un peu plus loin dans la pièce, lui continuait toujours de tranquillement écrire dans son registre, appuyé sur son bureau. Il aurait pu aller s’asseoir sur sa chaise mais, allez savoir pourquoi, il avait cherché l’endroit le plus proche pur le faire, peut-être craignait-il d’être dérangé à l’avenir et d’oublier certains détails à inscrire ? Il avait bonne mémoire, ou tout du moins comme une personne normale, mais mieux valait ne pas tenter le Diable.

La voix de l’étudiante lui fit pourtant relever le nez, les sourcils froncés par le fait qu’il ne comprenait pas vraiment où elle voulait en venir. Lui, un grand mystère ? Il n’était pas très bavard, certes, mais il ne pensait pas que c’était à ce point. S’était-il si peu dévoilé à elle ? Ça ne le surprendrait pas plus que ça, il ne parlait que très rarement de lui. Ce ne fut que lorsqu’elle s’expliqua qu’il comprit où elle voulait finalement en venir. Il se souvenait avoir lu dans son livret son Don, à son arrivée au Refuge, lorsqu’il s’était porté volontaire pour l’accueillir. Lire les pensées, n’est-ce pas ? Il était vrai que cela faisait un moment qu’ils n’avaient pas abordé le sujet, ou du moins ensemble, la dernière fois qu’elle lui en avait parlé étant la fois où ils s’étaient croisés à la bibliothèque. Il espérait que, depuis le temps, elle avait apprit à contrôler son pouvoir et gérait donc un peu mieux la chose. Toutes ses voix se bousculant dans sa tête, c’était peut-être pour cette raison qu’elle avait souhaité se retirer dans la forêt… Seule ? Si c’était bel et bien pour cela, alors il ne la comprenait que trop bien malgré qu’il ne souhaitait toujours pas la voir y retourner sans être accompagnée de quelqu’un.

En tout cas, le fait qu’elle n’entendait pas ses pensées l’intriguait ? Ce qui était certain, c'est que ça ne pouvait pas venir du fait qu’il ne pensait pas, parce que c’était bel et bien le cas malgré qu’il ne se lançait pas dans d’immenses monologues à l’intérieur de sa tête. Il pensait juste à de petites choses, sans doute sans réelle importance, se questionnant sur des choses futiles et dépourvues de tout intérêt. Son esprit devait être tout aussi coincé que sa capacité à s’exprimer. Il le pouvait, mais le voulait-il ? Il n’aimait pas particulièrement parler pour ne rien dire, pour discuter de la pluie et du beau temps. Oui, il n’était pas réellement amusant mais ne comptait pas changer afin de pouvoir s’identifier aux autres. Il aimait les choses intéressantes, ce n’était pas un mal en soi.


« C’est peut-être un truc de Vampire. Répondit-il finalement. Tu as déjà essayé de lire les pensées d’un autre ? »


Après tout, allez savoir, peut-être que les Vampires n’étaient pas réceptifs à ce genre de Dons ? Il faudrait qu’elle tente l’expérience avec l’un des rares du Refuge si ce n’était pas déjà le cas, et si l’occasion se présentait. Oui, parce qu’il fallait avouer que les Vampires, au Refuge, ne se battaient pas en duel, ils n’étaient même pas dix dans ses souvenirs. Leurs parents étant également pour la plupart des Vampires et/ou Magiciens accomplis, ils vivaient en Andore et envoyaient directement leurs enfants dans des écoles de là-bas, il était très rare d’en voir certains intégrer les lieux. De son côté à lui, il lui semblait qu’il était lui-même allé demandé à ses géniteurs l’endroit où faire ses études, sans doute qu’à l’époque l’endroit lui paraissait intéressant du fait que la plupart des élèves découvraient leurs pouvoirs pour la première fois. Ça l’avait intrigué.
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MessageSujet: Re: « La maladresse était un certain défaut que peu de gens ne pouvaient apprécier. » [ Zack Evans & Alice Eldhwen ][Terminé]   Ven 19 Fév - 12:41

Son étonnement fût au rendez-vous lorsqu’elle sût, au bout de certains mois, la vraie nature de son ami. Il n’était d’autre qu’un Vampire, chose qu’elle n’aurait pût que deviner, mais hélas, ce ne fût pas le cas. En réalité, malgré sa petite nature curieuse, la japonaise n’avait jamais fait attention au rang du jeune homme. Bien évidemment, elle ne savait que très bien qu’il pouvait tout autant être un Hybride ou encore un Sorcier, n’ayant jamais pensé au fait qu’il pouvait être Élu ou encore Vampire,  tel qu’il était. Jusqu’à son arrivée au manoir, c’est-à-dire, un peu moins de neuf mois, elle n’avait eût la chance de croiser un Vampire, se disant qu’il était peut-être rare qu’ils viennent étudier dans cet établissement. Elle avait croisé, alors, toutes sortes de personnes depuis, des Hybrides, des Élus, tout comme elle, des Sorciers, bien qu’elle n’en connaisse pas vraiment une ou un qui lui soit réellement proche. Mais jamais aucun Vampire ne s’était présenté à elle, ce qui l’attristait quelque peu. Et bien que certaines personnes pouvaient prendre peur ou angoisse devant un homme, ou même une femme, de ce rang, ce ne serait pas le cas pour l’asiatique.

Hélas, non, elle n’avait pût lire dans les pensées d’autre. Elle aurait pût très bien lui dire, qu’effectivement, lire dans les pensées des autres étaient devenues son habitude. Mais tout cela en était inconsciemment, bien qu’elle arrivait beaucoup mieux à contrôler son Don qu’au tout départ, lorsqu’elle avait découvert celui-ci. Les pensées des autres, de tous ces gens qui l’entouraient, se bousculaient, pour autant, toujours dans sa mémoire, mais tout devenait, peu à peu, plus supportable, bien plus gérable. Les maux de têtes interminables se calmaient, mais la gêne d’avoir cette impression de pénétrer dans la vie d’autrui était toujours bel et bien présente. Elle avait la connaissance, qu’un jour, tout cela serait terminé, ou du moins, elle l’espérait.

« Non, je n’ai jamais connu de Vampire, or toi. Mais.. »

Le regard qu’elle avait baissé un peu plus tôt, tout en réfléchissant à une chose qui lui était encore inconnue, se releva peu à peu vers le jeune infirmier. La jeune brune ne pouvait avouer que cela lui serait une chose intéressante que de rencontrer un autre vampire, cela pouvait paraître si étrange à entendre. Et bien qu’elle fût toujours intriguée de ne pas pouvoir lire dans les pensées de son ami, que cela l’embrouillait lorsqu’elle en faisait un essai, son but n’était pas de pénétrer dans sa vie, son intimité.

« Mais je ne sais plus, hélas, ce que j’allais te dire.. Je pense errer un peu trop dans le monde de mes pensées. »

Après ces paroles, un léger rire s’échappa de ses lèvres. Il était vrai qu’elle s’y échappait souvent, dans ce petit monde. Le monde de la littérature, quelque fois, ne lui suffisait plus, il fallait qu’elle aille dans un chemin plus profond, plus long à découvrir, et rien de mieux que ses rêves pour partir dans cette folle aventure. Les rêves et les pensées pouvaient être deux mondes bien distincts, différents d’eux-mêmes. Mais les pensées n’était-elle pas des rêves en soi ? Des rêves qui n’étaient que débutés par de simples pensées, imaginés puis retranscrits un jour, une nuit, lors d’un sommeil charmeur et profond. Ce fût une question à laquelle l’Élue n’avait jamais eu de réelle réponse, ayant pour reproche d’être une demoiselle qui se posait beaucoup de trop de question, d’être une rêveuse un peu trop dans sa petite bulle, dans ce petit monde qu’elle s’était forgé tout au long de sa vie, tout au long de ces dix-sept années. Elle était peut-être cette demoiselle, un peu trop pensive et rêveuse, mais qu’importait.

Une fois de plus, un agréable silence s’était immiscé entre les deux jeunes gens, ce n’était qu’une habitude. Ils n’avaient jamais eu vraiment le besoin de communiquer, entre eux, comme-ci le silence disait tout à leur place, comme-ci le silence arrivait à communiquer leurs sentiments à chacun. Ce n’était pas réellement un mal, loin de là. C’était une chose agréable, que très peu de personnes ne pouvaient partager entres elles. Alors paisiblement, la japonaise profitait de ce silence. Mais il était l’heure pour elle de prendre congé du garçon, bien que ce fût, légèrement, à contre cœur. Sans aucune réelle douleur, celle-ci s’étant dissipée peu à peu au fil des minutes de repos, elle se leva.

« Je te remercie, pour m’avoir soignée. Je ne vais pas rester plus longtemps, malgré que ce fût un plaisir de t’avoir revu. J’espère te revoir bientôt, une bonne fin d’après-midi à toi, Zack. »

Se dirigeant vers la porte, elle risqua un dernier regard vers elle, lui souriant légèrement. Ce fût un moment encore bien fort agréable en sa compagnie, malgré sa vilaine chute passée quelques temps plus tôt. Ce fût sûr, il était réellement une agréable rencontre pour la demoiselle, ce qu’elle ne risquait pas d’oublier.

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