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 Parler, même quand c'est dur. • Daiya & Fletcher

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MessageSujet: Parler, même quand c'est dur. • Daiya & Fletcher   Mer 30 Déc - 22:30

Vous deviez parler. Parler de tout ce que vous aviez fait, de toutes ces bêtises que personne à part vous ne connaissait. Ça faisait plus d'un an que tu la connaissais. Le temps avait passé, mais tu craignais que tes sentiments envers elle n'aient pas changé. Après tout, vous vous étiez embrassés. Et vous aviez failli le faire. À cette époque, tu étais encore célibataire, et elle en couple. Mais tu le savais, et la culpabilité envahissait ton esprit à chaque fois que tu pensais à elle. Après, il y a eut Aël. Et elle a retenté sa chance. Tu l'en as empêché, mais tu en mourrais d'envie. À la place, vous parliez. Tu lui as parlé de ton passé, et elle ne t'a jamais jugé. Tu n'as aucun mal pour lui parler, ça, c'est sûr. Et pour l'embrasser. Pour vous, embrasser était un synonyme de faire la bise. Sauf qu'entre amis, on ne fait pas ça. Il y avait cette tension, entre vous. Une sorte de tension sexuelle. Elle était la première à pouvoir faire ça. La première à connaître tous tes points faibles sur le bout des doigts, à s'émerveiller de tes réactions félines comme si c'était la première fois, à t'écouter. Il y avait eut d'autres personnes pour s'émerveiller et t'écouter, après, mais elle resterait toujours la première. La fille qui aimait draguer, maladroite et trop petite. Celle qui s'asseyait sur tes genoux, qui te donnait du pop corn, qui sursautait parfois, qui collait sa tête contre la tienne. Et elle était ta petite chérie. La fille que tu protégeais, à la fois physiquement et mentalement. Quelqu'un s'attaquait à elle ? Cette personne allait disparaître. Personne ne pouvait lui faire de mal. Personne, sauf toi. Parce qu'au fond, tu la faisais souffrir. Ce n'était pas une véritable amitié. Même si elle s'était battue pour toi. Ta première question fut : « Tout va bien, coquine ? » Coquine. Tu l'appelais comme ça, ou encore « ma puce ». Parce qu'elle l'était. Une petite puce, une coquine qui connaissait tes points faibles et qui en jouait. Mais ça ne t'avait jamais dérangé. Jamais. Elle aurait pu faire une bêtise énorme, tuer quelqu'un et te demander d'enterrer le corps avec elle... ça ne te dérangerais pas. Parce qu'au final, tu ne l'avais jamais engueulé. Tu n'avais jamais crié sur elle. Sur les autres, si, mais pas sur elle. Elle t'avait vu rire, pleurer, hurler, mais tu n'avais jamais été triste ou en colère à cause d'elle. Parfois, elle te disait qu'elle t'aimait. Et tu lui disais aussi que tu l'aimais. Après, vous vous faisiez un câlin. Ton nez dans ses cheveux. Elle sentait la noix de coco. Tu connaissais son odeur par cœur, maintenant. Et, quand tu t'étais éloigné pour faire le point, tu ne l'avais jamais oublié. Parfois, tu parlais de tout et de rien avec elle. Mais tu parlais, et ça t'aidais. Si tu étais fatigué ? Tu posais ta tête sur ses genoux, tu savais que ça ne la dérangeait pas. Un jour, tu cherchais un nom de ship. Un nom pour votre relation. Certains avaient des noms de couple, alors pourquoi vous n'auriez pas un nom d'amitié ? Au début, tu avais trouvé Detcher. Tu lui as proposé. Elle a dit que c'était moche et gras. Brut à l'oreille. Alors tu as trouvé Flaya. Et ça lui a plu. C'était quelque chose de doux, ça lui faisait penser à une fée. Tu as rigolé en lui pinçant doucement le nez. Puis tu as répété. Flaya.

Tu lui avais donné rendez-vous. Au cinéma. Votre première rencontre s'est passé là. Tu mordillais distraitement ton ongle en regardant autour de toi. Tu étais près de la file d'attente, paré à entrer dans celle-ci pour acheter vos places. Vous deviez aller voir un film, parler après la séance. Ou avant, tu ne savais pas. Pour toi, c'était normal de parler après. Pour penser à ce que tu devais dire, prendre ses sentiments en compte... mais parler avant te rendrait plus direct, et... et tu ne savais pas. Tout se mélangeait, dans ta tête. Parfois, tu te disais que tu n'aurais jamais dû la rencontrer. Peut-être que comme ça, ta vie serait moins compliquée. Tu soupires en passant ta main sur ton visage, et le semblant de barbe qui commence à pousser. La puberté. Tu allais devoir te raser, te couper, hurler, pleurer, demander de l'aide à Aël alors qu'il était imberbe, encore pleurer, te dire que tu allais rester avec cette barbe toute ta vie, te raser... en plus, tu avais déjà l'impression de vieillir. Tu faisais, quoi ? Dix-neuf ans ? Allez, un peu plus et tu en feras vingt-cinq ! Puis on passera à trente, quarante, cinquante, soixante... et il y aura les rides qui viendront. Tout ça te déprimes. Tu regardes un peu partout pour la centième fois, avant de la voir. Tu souris et cours la rejoindre. Une fois devant elle, tu te penches pour lui faire la bise. Ta bouche se dépose sur le coin de ses lèvres. Une vieille habitude que tu devras perdre.

« Salut, ma puce ! Ça va ? »
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MessageSujet: Re: Parler, même quand c'est dur. • Daiya & Fletcher   Sam 2 Jan - 5:51

Elle appréhendait ce moment. C'était peut-être normal, elle ne savait pas. C'était important, elle le savait. Et elle savait déjà ce qu'ils allaient se dire.  C'était le genre de choses bien trop compliquées pour elle, qu'elle ne voulait pas entendre. Elle était jeune, mais elle grandissait. Et elle comprenait de plus en plus de choses. Seize ans bientôt, elle gagnait en maturité. Elle se rattrapait bien. Parce qu'il y a quelques mois, elle était bien en retard à ce sujet. La maturité était quelque chose qui lui était inconnue il y a quelque temps. Mais elle se rendait compte de plus de choses, maintenant. Elle faisait attention. Elle se souvenait de beaucoup de conneries qu'elle avait faites, et qu'elle ne regrettait pas spécialement. Enfin, un peu quelque part, mais cela lui avait appris beaucoup de choses. Et elle apprenait encore, d'ailleurs. C'était un peu compliqué pour elle, mais cela le devenait de moins en moins.
Pour ce "rendez-vous", elle n'avait pas vraiment envie de se préparer, de se faire jolie. Et puis, Fletcher l'avait vu dans de bien pires états que celui dans lequel elle était aujourd'hui, alors ses yeux ne craignaient plus rien. Elle avait attrapé dans son armoire un simple jean et un long pull de couleur plus clair que le bas. Cela ne servait à rien de prendre des heures à se séparer. Il l'avait vu pas coiffée, pas maquillée, et avec d'énormes cernes. Et il ne lui avait jamais rien dit. C'était un peu ça, qu'elle aimait avec lui. Elle pouvait se ramener avec la pire tête au monde, ils n'en parleraient pas bien longtemps. Ou bien, ils en rigoleraient tous les deux, sans que cela ne soit vraiment de la moquerie.

Il ne lui fallut qu'une dizaine de minutes, et elle était déjà dehors, sa veste sur le dos. Malgré les évènements qui s'étaient déroulé il y a peu, voir très peu de temps, elle souriait. Elle n'avait pas envie de se prendre la tête pour ce genre de choses, même si ce n'était pas rien. Enfin, elle était jeune, et si elle commençait à pleurer pour ça, ça n'allait pas en finir. Et puis, elle savait qu'un jour cela arriverait. Elle préférait penser à autre chose. Et puis, elle allait voir Fletcher, pour... discuter. La dernière fois qu'elle avait discuté, ça ne s'était pas bien passé. Alors forcément, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser aux mauvaises choses qu'il s'était passées entre eux. Et étrangement, il y en avait un paquet. Elle espérait que cette fois ci, ce soit un peu plus joyeux. Ou bien qu'il lui laisse le temps d'être heureuse avant de lui dire ce qu'il devait dire. Mais il n'y avait pas de raisons de s'inquiéter.

Fletcher était son meilleur ami. Il comprenait tout, tout le temps. Et parfois même, ils n'avaient pas besoin de parler. Il était la personne avec qui elle restait tard au téléphone, pour raconter des choses aussi idiotes qu'elle. Il était le garçon qu'elle bousculait pour rire, qu'elle traitait d'idiot à chaque fois qu'il disait quelque chose à côté de la plaque. Oui, ce qu'il pouvait être idiot des fois. Mais ça la faisait rire, énormément. Parfois même, elle lui disait qu'il était con. Et elle se mettait à rire encore plus après. Elle ne comptait même plus le nombre de fois où elle le lui avait dit. Et dire que si elle ne s'était jamais assise sur ses genoux, que si elle ne lui avait jamais donné du pop corn, rien ne se serait passé. Ou alors tout ce serait déroulé autrement. Ils étaient plus jeunes, et Daiya avait une manière totalement différente de penser. Maintenant, ce qu'elle avait fait dans ce temps là lui paraissait impensable une nouvelle fois. Alors oui, ils avaient toujours leur petit rituel bizarre, mais ça ne signifiait pas grand chose à leurs yeux. C'était un peu comme un gosse qui embrassait sa mère ou son père, sauf que là... il n'y avait aucun lien paternel ou maternel qui les liait.

Au bout de quelques minutes de marche, elle arriva devant le cinéma. Le lieu de leur première rencontre. Peut-être que c'était stratégique, pour cette discussion. En tout cas, aujourd'hui elle ne ferait pas de conneries. Elle ne referait pas les mêmes. Elle chercha l'Hybride des yeux, et n'eut pas de mal à le retrouver. Il courrait limite pour venir la rejoindre, et ça la faisait déjà rire. Son sourire s'agrandit, alors qu'ils se saluaient, normalement. Lever la tête pour lui parler était devenu une habitude. Désagréable, mais une habitude. Elle avait pas vraiment le choix, en fait. Parce que sa croissance n'avait pas vraiment l'air de se prolonger. Mais bon, ça ne la gênait pas. S'il fallait rester comme ça, elle ferait avec. Ce n'était pas un réel complexe, pour elle.

- Hey ! Super, et toi ? lui lança-t-elle, enthousiaste.

Le voir sourire la rassurait. Elle se disait que, s'il souriait c'est que cela ne devait pas être grave.
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MessageSujet: Re: Parler, même quand c'est dur. • Daiya & Fletcher   Sam 16 Jan - 0:46

Tu adorais voir Daiya sourire. Son grand sourire, qui te faisait sourire à ton tour. Est-ce que vous aviez déjà arrêté de sourire ou de rire en voyant l'autre ? Si oui, tu ne t'en souviens pas. C'est peut-être mieux comme ça. Elle levait la tête pour te regarder. Et toi, tu te penchais. Oui, tu l'avouais, tu étais grand pour ton âge. Et Daiya était petite, comme pratiquement toutes les filles que tu avais rencontré. Donc, elles étaient obligées de lever la tête et les yeux pour te voir. Au début, ça t'avait fait rire ; il t'arrivait même de te baisser, puis d'avoir mal au dos. Notamment avec la petite asiatique. Au bout d'un moment, tu en as eu marre. Tu soupirais, levais les yeux au ciel, montrais bien que ça t'agaçais. Pourtant, ce n'était pas de leur faute, elles étaient souvent de taille moyenne pour des filles. Mais à cette époque, tu n'allais pas bien. Ce n'était pas une excuse, en fin de compte, si tu avais été râleur, c'était par ta faute, et pas celle de ces filles. Et puis, cette époque, comme tu disais, remontait à seulement quelques mois. Maintenant, tu prenais tout à la rigolade. Comme avant. Tu avais décidé de ne pas te compliquer la vie, de bosser, de te préparer au monde adulte. Parce qu'il approchait, ce monde. Là, tu te sentais encore en sécurité : tu avais redoublé, il te restait donc deux ans, tu étais avec tes proches, ton petit-ami, et tu t'étais en quelque sorte trouvé une deuxième famille. Un nouveau chez-toi. Oui, tout allait bien, dans ce petit monde de l'enfance, de l'adolescence. Mais, et la barbe le prouvait, tu commençais à devenir un adulte. Ce monde te faisait un peu peur, au fond. Parce que ça voulait tout dire, au final. Ça voulait dire que tu avais des responsabilités, que tu devrais apprendre à te gérer. À être un adulte, quoi. À ne pas piquer des crises pour tout et n'importe quoi, te coucher tôt, avoir des gosses. Avoir des gosses... et comment, hm ? C'est dur d'adopter pour un couple homosexuel, et les mères porteuses ne sont pas autorisées en France. Tu ne pouvais t'empêcher de trouver ça idiot : toi et Aël n'alliez quand même pas aller en Amérique juste pour avoir des gosses ! En plus, tu voudrais qu'ils soient parfaits, comme tu les as dessinés et imaginés. Il y aurait une ravissante petite fille, blonde et avec des cheveux lisses que tu pourrais boucler. Elle aurait une peau rose, des taches de rousseur et des grands yeux whiskys, comme toi. Tu pourrais lui acheter autant de vêtements qu'elle veut, la rendre heureuse. Il y aurait aussi un petit garçon, avec tes cheveux et les yeux d'Aël. Il aurait la peau plus pâle, des grains de beauté, et il adorerait les câlins. Tu avais même réfléchi à leur caractère, en tant qu'enfants imaginaires : la fille, qui s'appellerait Delliah, serait très douce. Et très drôle. Elle serait intelligente, n'aurait que des bonnes notes, si non, toi et Aël vous l'aideriez. Et, quand elle fera des cauchemars, elle viendra te voir toi. Ce sera ton petit soleil. Plus que Daiya, sûrement. Daiya, qui aurait l'obligation d'être la tante de tes enfants. Ce n'est pas possible autrement, pour toi. Tu reviens à la réalité. Tu arrêtes de penser à ton mariage, à tes enfants, à ta maison, à ton boulot... tu te concentres sur elle. À sa question, tu hoches la tête en souriant. Puis tu passes tes bras autour d'elle, pour lui faire un câlin. Tu as toujours aimé lui faire des câlins. Et elle aussi, enfin tu espères. De toute façon, elle avait du mal à te mentir. Peut-être que tu lui faisais peur. Tu faisais peur à Aël, pourquoi pas à Daiya ? Parce qu'elle te connaissait, elle n'avait jamais peur quand tu montrais vraiment les crocs. Quand tu crachais dans la direction de quelqu'un, tel le gros chat que tu étais.

« Tu m'as manqué, coquine. Mais genre, vraiment, tu murmures en continuant de sourire. Tu veux voir un film, ou on parle avant ? »

Mine de rien, c'était important. Vous deviez mettre les choses au clair.
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MessageSujet: Re: Parler, même quand c'est dur. • Daiya & Fletcher   Sam 20 Fév - 8:59

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