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 Au clair de la lune argentée, loups se promènent libérés. [Sven van den Larsen & Julie Dasilva]

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MessageSujet: Au clair de la lune argentée, loups se promènent libérés. [Sven van den Larsen & Julie Dasilva]   Lun 8 Juin - 21:49


C'est en le voyant que j'ai su que je devais me souvenir de lui.

La Louve marchait, la langue pendante. La lune éclairait la clairière et le canidé, qui se retenait de hurler. Grimper sur un rocher surélevé et hurler à la lune... La Louve avait la chance de pouvoir le faire, mais elle n'en profitait que rarement. Son pelage noir avait des reflets bleutés à cause de la lumière argentée de la lune, et ses yeux de couleur whisky observaient les alentours. Un réflexe comme un autre, au cas où un lapin innocent se cacherait dans les fourrés.
L'odeur de l'herbe envahissait les narines de l'animal, et les bruits délicats du ruisseau résonnaient jusqu'à ses oreilles. Le ruisseau, qui n'était pas très loin. Après plusieurs mètres où le canidé se contenta de trottiner, il finit par se transformer. Sa forme laissa deviner que c'était à présent un humain, une jeune fille plus précisément. Une jeune fille nue, qui s'approchait d'un buisson pour récupérer quelque chose. Ses vêtements.

Julie remit tranquillement ses habits, consciente qu'il n'y avait plus personne. Mais malgré le silence reposant de la clairière, elle sentait une présence. Sans doute que son esprit lui jouait des tours, cela arrivait souvent, mais elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils.
Aucun bruit. Rien. Son esprit lui jouait des tours. Alors l'Hybride passa une main dans ses cheveux bruns, presque noirs, en lâchant un bref soupir. Ses yeux désormais verts – ou whiskys ? – se fermèrent, tandis qu'elle appréciait le silence. Le silence. Non pas qu'elle n'était pas habituée, au contraire, mais entendre sa propre respiration et les quelques clapotis de l'eau du ruisseau était apaisant. C'était une berceuse. Sa berceuse.

La jeune fille alla s'asseoir contre le tronc d'un arbre, comme elle en avait l'habitude, avant de sortir un carnet de la poche de son bas. Elle portait un simple short en jean, avec un T-shirt gris avec marqué dessus « Rusé comme un renard » trop grand pour elle ; Julie aimait porter des vêtements trop grands, allez savoir pourquoi. Enfin, elle était pieds nus. Sentir l'herbe sous ses pieds ne la gênait pas, au contraire : ça lui permettait de se sentir en sécurité. Grâce à cela, elle avait l'impression de pouvoir courir comme bon lui semble, sans être gênée par des chaussures inutiles et encombrantes. Après tout, la forêt était son habitat naturel, non ?
Elle ouvrit son carnet en cuir souple noir, qui commençait à être usé. Dedans se trouvait des dessins, ainsi que quelques notes. Julie dessinait les personnes qu'elle trouvait intéressantes, celles qui l'intriguait ; il lui arrivait aussi de noter quelques détails sans importance, comme le nom du modèle ou ce qu'il faudrait rajouter. En tournant les pages, la Louve tomba sur un dessin d'elle. Elle. En voyant le mot de son ami Fletcher – pouvait-elle l'appeler comme cela ? – elle sourit. Cet idiot l'avait dessiné. Oh, le dessin était plutôt réussi – il dessinait mieux les portraits qu'elle –, mais c'était étrange de voir sa tête dans son carnet personnel.

Julie soupira et rejeta la tête en arrière, avant de sortir un bâtonnet de graphite. Elle le fit tourner entre ses doigts et mordilla sa lèvre, essayant de trouver quelque chose à dessiner. Le loup lui vint à l'esprit, mais elle secoua la tête ; il y avait déjà trop de pages consacrées à ce canidé dans son carnet.


Dernière édition par Julie Dasilva le Lun 17 Aoû - 17:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune argentée, loups se promènent libérés. [Sven van den Larsen & Julie Dasilva]   Dim 12 Juil - 19:44

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MessageSujet: Re: Au clair de la lune argentée, loups se promènent libérés. [Sven van den Larsen & Julie Dasilva]   Mer 15 Juil - 14:55

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MessageSujet: Re: Au clair de la lune argentée, loups se promènent libérés. [Sven van den Larsen & Julie Dasilva]   Mer 29 Juil - 20:46

Le clair de Lune. Une douce brise, le murmure un ruisseau.

Un temps bien paisible. Le soir, plus précisément. Entouré d'un manteau de bleu nuit, parsemé d'étoiles argentées, rebelles paillettes s'introduisant dans d'oeil monochrome de l'être-là. Le vert foncé, presque noir maintenant du feuillage lui était inconnu. Tout n'était que bleu et gris, blanc et froid. Un monde froid qui lui convenait bien au final. Ce n'était pas plus mal, ignorer les fluctuations chaleureuses d'un monde en perdition, et simplement se carapater dans sa propre froideur. Un sourire fin étira ses lèvres, dévoilant des canines un peu trop pointues. Enfin, un peu trop pointues si il avait été humain. Il ne l'était pas. Il était ... autre chose. Une chose dont il ne connaissait pas lui-même le nom mais peu lui importait. Si il était cela, alors il vivrait comme tel. L'amour, l'affection, la chaleur, les couleurs, il ne connaissait pas. La haine, la froideur, la tristesse et la mort, ça oui, il connaissait. Et ce soir, il avait envie de s'amuser un peu.

Quelque part par là, une présence. Ses paupières à demi-posées sur ses pupilles bleues électriques se levèrent, fixant l'obscurité bleuté aux argents de la lune accrochée bien haut dans le ciel. Quelqu'un venait, assurément. Sans même voir cette personne, il la sentait avec son odorant un peu trop développé. Avec son ouïe un peu trop pointue. Toujours un peu trop chez lui. Juste pas assez pour se faire aimer. Aimer de tous, de ses parents-meme. Aimer, aimer de ... Secouant lentement la tête, Sven, car tel était le nom de la créature perchée là-haut dans la nuit, sur cette solide branche là-bas, reprit ses esprits. Non. Il avait choisi de vivre ainsi et cela lui allait très bien. Il n'avait rien à perdre. Et son éternel sourire cynique s'étira à nouveau sur ses lèvres, sur ses canines effilées. Simplement assis contre l'arbre, sur son bras, il n'avait besoin de rien d'autre sinon de quelqu'un avec qui s'amuser. S'amuser à sa manière. Et la personne s'approchant serait la proie parfaite. Un petit rire s'apparentant à un souffle plutôt dessina une bulle de buée dans l'air frais du soir qui ne semblait pas plus l'affecter que cela. S'amuser. Et c'était tout.

Une fille. Jeune sans doute. Enfin, dans les 17 ans, dirait-il. Et tout cela sans même lui jeter un coup d'œil. Car le regard, la vue, ne lui servait pas à grand-chose. Il ne voyait rien pour ainsi dire, rien que des ombres bleutés et d'argent parsemés. Des ombres. L'aveuglement lui aurait valu la même chose. Au final. Rien ne lui servait vraiment non. Le sourire fin de ses lèvres restait, et s'accentua même. Parfait. Cette fille serait sa proie ce soir puisqu'elle venait s'offrir à lui de son plein gré. Et alors qu'il s'apprêtait à descendre de sa branche afin d'aborder l'inconnue, son regard se posa sur l'objet qu'elle tenait entre ses mains. Et même si sa vue ne résumait qu'au bleu, au gris et au froid, il reconnut sans mal les formes dessinées sur certaines pages. Des loups. Une multitude de canidés. Et ses sourcils se foncèrent, ses deux pupilles d'un bleu éclatant ne pouvant se détacher du cahier alors même que les dessins de ces beaux animaux étaient passés depuis longtemps. Des loups. Des loups. Comme elle. Elle, il y avait tellement longtemps de cela.

Et il resta ainsi assis sur sa branche, le regard fixé sur elle, elle qui tenait des loups dans son cahier, elle qu'il ne connaissait même pas et qui était peut-être dangereuse qui savait ? Mais il était juste là, son regard perçant dans l'obscurité du soir tombant, ne cherchant même plus à se dissimuler, englouti dans un genre de passé qu'il avait déjà à moitié oublié. Facile à repérer. De chasseur, il devenait proie potentielle. S'en était presque trop simple. Trop simple.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune argentée, loups se promènent libérés. [Sven van den Larsen & Julie Dasilva]   Lun 17 Aoû - 17:21


C'est en le voyant que j'ai su que je devais me souvenir de lui.

La Louve continuait de regarder son carnet, ne sachant quoi dessiner. Cette sensation était... Horrible ? Oui, pour elle oui. Pas pour les autres. Pourquoi trouvait-elle horrible de ne pas savoir quoi dessiner ? Parce que le dessin était toute sa vie ! Sans ça... elle n'était pas complète. Le monde était tel qu'elle le voyait, dans ses dessins. Ses rêves, ses espoirs... pour la connaître, il suffisait de regarder ses œuvres.
Les loups. Il y en avait tellement. Elle avait toujours été fascinée par ses animaux. Leur façon de vivre, leur apparence, leurs méthodes de chasse... tout la fascinait chez eux. Pouvait-elle être heureuse, alors ? Heureuse d'être un Hybride, loup qui plus est. Oui, elle pouvait. Mais elle ne l'était pas. Pas complètement. Une part d'elle voulait être normale. Ne plus être un... Oh, un quoi ? Un loup-garou, comme dans Twilight ? Pff, ridicule... « Arrêtes de te plaindre. », intervint une voix dans sa tête. Sa conscience ? Mais oui.

Les pensées de Julie se stoppèrent lorsqu'elle sentit une autre présence. Une autre odeur. Quelqu'un était près d'elle, et seulement quelques mètres les séparaient. Les yeux de l'Hybride virèrent au doré, alors que ses ongles poussaient jusqu'à devenir des griffes aussi tranchantes que des lames de rasoir. Elle referma doucement son carnet et le posa à côté d'elle, avant de se lever et d'épousseter ses fesses. Puis elle grogna, dévoilant ses canines, et leva la tête vers une branche. Dessus, un jeune homme grand, fin, avec des yeux bleus. Ils étaient si bleus qu'elle pouvait les voir dans l'obscurité. Puis elle remarqua quelque chose. Il était comme elle. Un autre loup. Comment avait-elle fait ? Aucune idée. C'était... instinctif, sûrement. Comme lorsque l'on voit son futur meilleur ami ; quelque chose se crée entre nous, un lien se forme automatiquement. Comme lorsque l'on voit un membre de notre famille.
Mais lui, il n'était pas son ami. Et il ne faisait pas partie de sa famille. Alors la Louve grogna une nouvelle fois, méfiante, et continua de fixer ces yeux bleus, qui la fixait. Ces yeux bleus, qui restaient... envoûtants. Stop ! Il fallait qu'elle se calme. Qu'elle laisse ses pensées de côté. Ces yeux n'étaient pas du tout envoûtants, pas du tout, du tout ! « Tu te tais, et tu le fixes. Il finira par craquer. », se dit-elle en fronçant les sourcils. Non... quelque chose chez lui l'attirait. Mais quoi ? Et surtout, pourquoi ?
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune argentée, loups se promènent libérés. [Sven van den Larsen & Julie Dasilva]   Ven 25 Sep - 19:42

Topic clôturé pour inactivité, merci de contacter un membre du staff si vous souhaitez le rouvrir.
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