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 "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]

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MessageSujet: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Jeu 19 Fév - 16:09

Encore une fois, j'étais dans les couloirs. Cela était devenu une habitude depuis que j'étais là, c'était un peu mon territoire. Et puis je croisais rarement d'autres surveillants. Cette large étendu d'obscurité, pour peu qu'un élève n'allumait pas, bordé par des rais de lumières provenant des fenêtres que j'essayait d'éviter le plus possible afin de ne pas me brûler la peau. Comme quoi, être un vampire n'avait pas que ses avantages mais était également bourré d'inconvénients. Se faire traquer par des chasseurs en était une, entre autre chose. C'est pourquoi je ne pouvais me résoudre à transformer quiconque en vampire. Les gens dont je me nourrissais, en général des prisonniers ou des criminels, étaient toujours tués avant qu'ils ne se transforment.
Je passai une main dans mes cheveux d'un noir de jais. J'étais avant tout un meurtrier, il était vrai. Mais jusqu'à maintenant, je n'avais pas envisagé de boire du sang dans des sacs plastiques. Tant pis pour ses criminels à qui j'avais brisé la nuque après les avoir vidés de leur sang alors.

Je me relevai, étant en position assise, et me mit à marcher vers l'escalier qui mène au second étage. Alors que tout était plus ou moins silencieux à part la voix des quelques professeurs qui donnaient leurs cours dans des salles à coté, j'avais entendu des bruits de pas provenant de l'étage d'au-dessus. Peut-être était-ce une élève perdue, ou bien une élève qu'on avait renvoyé, ou peut être encore que c'était une élève qui faisait l'école buissionière. Je préfèrais m'en assurer.
Je marchai à un pas plutôt soutenu, les pensés se tournant vers une jeune personne que j'avais rencontré il y a pas si longtemps que ça. Merry.

Je fermai les yeux un instant et me les frottai avec ma main gauche. Valait mieux éviter de penser à ça, cette jeune fille était certe très sympathique mais beaucoup de problème se posaient sur ce qui se passerait si jamais ça allait plus loin. D'un point de vue de la loi, mais ça c'était pas important, et d'un point de vue de nos natures respectives. Déjà, j'étais surveillant, elle était élève et ensuite elle était humaine et j'étais vampire. Même une amitié était difficilement envisageable, et puis je n'avais jamais eu d'amie. Des compagnes, parfois, mais elles m'ont toutes quittés quand elles ont pris conscience de ma nature. Pour le reste, je n'ai jamais eu d'amies, ni même d'amis. La vie de vampire est une vie de solitude, si je ne comptais pas mon frère. Et en prenant la possibilité que l'on aille beaucoup plus loin que ce qu'on pouvait imaginer, le fait de faire subir ça à quelqu'un était inimaginable. Non pas que je disais, comme cet Edward Cullen qui parodiait notre nature bien plus complexe, que un vampire était un être maudit. C'est juste qu'être un vampire impliquait être sur ses gardes vis à vis des chasseurs, se nourrir de sang, qu'il soit en sac plastique ou dans un corps vivant, vivre relativement loin de la population et surtout, renier sa famille de sang. Tout ceci était bien trop dur et demandait un sacrifice bien trop important. Quoi qu'il en soit, nous n'en étions clairement pas encore là, et je ne referais pas les mêmes erreurs que j'avais fait dans le passé.

J'atteignit l'escalier plutôt rapidement, toujours en train de me frotter les yeux. Les bruits de pas se rapprochaient, étrangement, ou ça devait être mon imagination.


Dernière édition par Ryujia Dragonstone le Jeu 2 Juil - 0:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Jeu 19 Fév - 17:09

Bonnie sorti de sa chambre en s'étirant et regarda par la fenêtre du couloir quel temps il faisait : bau. Parfait, elle adorait le soleil, il faisait ressortir les détails de la nature avec plus de précision.
Elle relâcha le rideau noir qui se remis en place devant la fenêtre.
Ici, il y avait des rideaux pratiquement partout, pour obstruer la lumière. Pour les vampires.
Honnêtement, ça ne la dérangeait pas : l'obscurité était tout aussi intéressante pour elle que la lumière : elle faisait naître d'autres visions.

Elle bailla et songea à aller se recoucher avant de se dire qu'il faudrait qu'elle assiste à au moins un cours aujourd'hui... Pourquoi pas celui d'hybridisme ?
Elle retournait dans la chambre pour prendre ses affaires quand elle passa dans le miroir qu'elle avait en commun de ses camarades et se rendit compte qu'elle portait encore son pyjama.
Elle s'admira un instant, réfléchissant à comment elle allait bien pouvoir se vêtir, avant de simplement hausser les épaules et de prendre les premières affaires qu'elle trouvait : une chemise blanche, un pantalon noir et ses basket. Pour finir, elle attacha ses cheveux rouges en une queue de cheval lâche et mis sa besace sur son épaule.

Une fois dans le couloir, elle regarda sa montre. Parfait, elle avait une heure avant son cours.
Elle décida de simplement errer dans les couloirs en attendant.
Elle arriva dans le hall et s’imprégna des motifs que formaient les rayons du soleil réverbérés par le carrelage. C'était décidément son endroit préféré : chaque matin elle y venait et se laissait guider par la lumière, les ombres et son imagination. Rien de tel pour passer une bonne journée.

Comme à son habitude, elle choisit un rayon et, le regard à moitié absent, elle suivi. D'abord jusqu'au premier étage puis au second, où elle le perdit. En effet, les couloirs des étages étaient très sombres.
Pas démoralisée ou découragée pour autant, elle suivie simplement les quelques raies qui filtraient des rideaux, formant des créatures de lumières qui se battaient contre des créatures de l'ombre.
L'ombre l'emportait, fascinant la jeune fille qui imaginait une histoire à la fois épique et romanesque. Que voulez-vous, c'était une grande romantique.

Soudain, elle se rappela du seul cours auquel elle avait voulu assisté aujourd'hui et se redirigea vers l'escalier en soupirant.
Arrivée là-bas, elle commençait la descente, toujours dans ses pensées, quand soudain elle loupa et tomba en lâchant un petit cri avant d’atterrir sur...quelqu'un ?
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Jeu 19 Fév - 17:46

Alors que j'ôtai la main de mon visage, je tombai nez à nez avec une élève qui me tombait dessus. N'étant pas du tout préparé, je chutai en arrière, l'élève sur moi d'une façon plutôt cocasse il fallait le dire. Je haussai l'espace d'un instant les sourcils, totalement étonné, puis je repris mon air sérieux. La situation devait être plutôt gênante, je devais l'avouer, mais je ne me souciai pas de ça en priorité.

"Tout va bien jeune fille ?"

Ma voix se faisait sérieuse et empreint tout de même d'une certaine empathie. Je restai là, sous le corps à peine formé de femme de cette jeune fille qui avait sûrement environ 260 ans de moins que moi. J'analysai rapidement son apparence. Elle avait les cheveux roux attachés en queue de cheval, c'était la première chose qui sautait aux yeux. Un roux plutôt prononcés qui s'accordait bien avec son visage. Ses yeux bleus perçants me faisait un peu penser à la Manche, là où j'avais débarqué avec les américains lors du débarquement de Normandie il y a de ça presque un siècle, sans que je ne puisse vraiment expliquer pourquoi. En somme elle était plutôt mignone, vêtue d'une simple chemise blanc et d'un pantalon dont je ne pouvais pas voir la couleur. Je ne bougeai pas vraiment, sûrement aurais-je dû, mais sans le montrer, j'étais quand même légèrement choqué de ce qui venait de se passer. J'avais l'air sérieux et sûr de moi, mais en vrai j'étais un peu déboussolé par la fulgurance de chute.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Jeu 19 Fév - 21:14

La réception fut assez brutale même si la chute de Bonnie fut amortie par le corps de celui sur qui elle était tombé.
Elle secoua la tête doucement pour se remettre quand elle se rendit compte qu'elle n'avait pas bougé et que la personne lui parlait. Elle mis quelques secondes avant de comprendre ce qu'il lui demandait.

—Oh...euh...oui je...je crois...

Elle regarda l'homme sur qui elle était allongée : il avait les cheveux noirs -une jolie couleur, des yeux dorés et une peau très pâle -sans doute due à la chute qu'ils venaient de faire. N'empêche que ses yeux étaient surprenants...
Elle resta scotchée un instant devant lui, sans doute avec un air mi-idiot, mi-fasciné, avant de se rendre compte du ridicule de la situation et de se relever précipitamment.

—Pardon ! Je suis désolée, je vous avais pas vu...

Elle se racla discrètement la gorge et remis une mèche de cheveux en place. C'était l'inconvénient des queues de cheval lâches : elles se défaisaient facilement.
Les pensées inutiles l'aidaient à les reprendre. Oui c'était bizarre mais bon, pas plus que de voir un combat épique entre les rayons du soleil et les ombres !

Elle fit un grand sourire à son "sauveur".

—Merci beaucoup de vous être trouvé là, même si c'était par hasard ! Je m'appelle Bonnie ! Et vous ?

Faire connaissance et se faire des amis, voilà le vrai but de la vie !
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Jeu 19 Fév - 21:41

Elle mit quelques secondes à comprendre ce qui lui arrivait puis finit par me répondre, un peu hésitante:

"Oh... euh... oui je... je crois..."

Elle me regarda, ses yeux bleus perçant un instant les miens. J'aimais bien la couleur de ses yeux. Elle resta ainsi un instant, l'air mi-fasciné, mi-crédule. Elle semblait un peu me dévorer du regard jusqu'à ce qu'elle comprenne la situation et se relève précipitamment. J'en profitai pour faire de même, doucement, puis elle s'excusa :

"Pardon ! Je suis désolée, je vous avais pas vu..."

Je perçu qu'elle se racla la gorge d'une façon qui se voulait discrète et remis une mèche rebelle derrière l'oreille. J'avais connu le problème des cheveux longs, mais j'avais décidé de les couper il y a environ une centaine d'année. Ca me rappelait ma jeunesse, si on pouvait appeler ça ainsi, et celle de mon frère dont je m'occupais. Je me suis toujours occupé de lui d'aussi loin que je remonte, j'agissais comme un père, une mère et un grand frère pour lui. Quoi qu'il en soit, cette jeune fille m'adressa un grand sourire avant d'enchaîner :

"Merci beaucoup de vous être trouvé là, même si c'était par hasard ! Je m'appelle Bonnie ! Et vous ?"

Je lui rendis son sourire par politesse, mais mon sourire n'était pas aussi grand et éclatant que le sien. Un sourire de politesse, car il m'arrivait rarement de sourire, et par habitude de ne pas montrer mes dents au public. Donc elle s'appelait Bonnie. C'était une information à retenir. Venant de m'assurer qu'elle allait bien, je décidai de lui demander la vraie question pour laquelle j'avais dû me prendre une écolière sur le museau:

"Enchanté Bonnie, je suis Ryujia, un surveillant de l'établissement."

Je lui tendis la main pour la saluer, puis enchaînai :

"Et dis moi Bonnie, que faisais-tu dans les couloirs ?"

Ma voix n'avait rien d'agressif, et on ne percevait aucune note de désapprobation.. C'était une simple question, banale, sans vraiment de ton, si ce n'est ma voix grave qui lui donnait un ton un peu solennel vu que ça résonnait dans le couloir. Si elle avait un quelconque problème, je l'aiderais volontier. Mais si elle faisait des conneries, je n'hésiterais pas à user de mon autorité. Jusqu'à maintenant je n'avais pas eu à me plaindre, mais ça pouvait changer à tout moment.
C'était pas tant la faute de ses jeunes que de la faute de la société. La société change toujours les gens qui y vivent dedans, et c'est probablement pour ça que les créatures comme nous évitent la société et vivent en retrait pour la plupart.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Ven 20 Fév - 18:09

Bonnie serra la main du surveillant, son sourire toujours scotché sur son visage. Il avait une voix grave qui résonnait dans le couloir vide. Cet écho l'amusait mais elle résista à l'envie de jouer, déjà par politesse pour les éventuels cours...en cours, ensuite parce que c'était une situation sérieuse qui demandait du sérieux de sa part.

Elle ne songea pas un seul instant à mentir : elle avait essayé une fois et non seulement elle était une très mauvaise menteuse mais en plus elle avait détesté la sensation qui l'avait envahie tandis qu'elle parlait. Du coup elle s'était promis de ne jamais recommencer. C'est donc sans hésitation aucune, qu'elle dit la vérité.

—J'errais dans les couloirs à la poursuite d'un rayon de lumière. Vous savez, je trouve ça fascinant la façon dont les rayons du soleil se mélangent avec les ombres.

Elle posa un doigt sur son menton en repensant à la "bataille" à laquelle elle avait assisté. Magnifique, vraiment. Mais elle doutait que quelqu'un en dehors de son esprit puisse comprendre ça. Aussi haussa-t-elle les épaules en ajoutant :

—Je ne m'attend pas à ce que vous compreniez pourquoi ceci-dit. La plupart des gens me trouvent folles ou excentrique. Voire les deux.

Bonnie regarda à nouveau Ryujia et se demanda ce qu'on surveillant pouvait bien faire là.

—Et vous ? Qu'est-ce que vous faites là ?

Elle se fit tout de même la réflexion qu'il était encore très pâle...

—Dites-moi, vous allez bien ? Vous êtes très pâle, vous voulez aller à l'infirmerie ?
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Ven 20 Fév - 20:13

Elle me serra la main, toujours souriante. Cette jeune fille respirait la joie de vivre, ça faisait assez plaisir à voir, même si en général les gens ne restent pas indéfiniment comme ça. Je ne pense même pas avoir été un jour aussi jovial que la dénommée Bonnie actuellement.
Elle finit par répondre, semblant franche et directe, qualité que j'aimais chez les élèves:

"J'errais dans les couloirs à la poursuite d'un rayon de lumière. Vous savez, je trouve ça fascinant la façon dont les rayons du soleil se mélangent avec les ombres."

Elle posa un doigt sur son menton, semblant se remémorer quelque chose de plaisant. Peut-être ce fameux mélange entre les ombres et les rayons du soleil ? Il était vrai que le mélange de l'ombre et de la lumière était toujours plaisant à regarder. Dans la nature, il existait des créatures de chaque type: des créatures de l'ombre, comme moi, Anathème ou ma famille, des créatures de la lumière comme les elfes et les créatures neutres, toujours indécises et sûrement les plus dangereuses: les humains. Ces derniers étaient peut-être les plus terribles, car si les vampires tuaient pour se nourrir et de par leur nature, les humains eux avaient le libre arbitre et s'entretuaient par plaisir et appât du pouvoir. C'était cette double facette de l'homme qui le rendait à la fois créateur et à la fois destructeur.
Bonnie haussa les épaules puis ajouta:

"Je ne m'attend pas à ce que vous compreniez pourquoi ceci-dit. La plupart des gens me trouvent folle ou excentrique. Voire les deux."

Folie, excentricité, différence. Je connaissais bien tout ce qui était dans ce domaine, mes parents étaient sûrement les plus excentriques de tous les vampires. Ils s'habillaient encore comme à l'époque, style XVIIè siècle, parlaient en vieux français et se croyaient supérieurs à tout le monde de par leur lignée aristocratique. Ils étaient plutôt vieux pour des vampires, alors je ne leur reprochaient pas de sombrer peu à peu dans la folie et l'excentricité.
Moi, j'avais commencé à me fondre dans la masse dès mes 40 ans. A m'habiller comme les autres, enfin à l'époque où j'avais 40 ans, utiliser la technologie la plus récente et ce genre de chose qui font que l'on rentre dans la norme. Même si je ne côtoyais personne, et que par là je ne souhaitais pas rentrer dans la norme, j'y étais un peu forcé car la technologie, à bon escient, a été faite à la base pour améliorer la vie, et non pas la détruire.
C'est pourquoi à l'heure actuelle, j'utilise Internet, je regarde la télévision (bien que ce soit assez rare) et j'ai même un téléphone portable (même s'il est un peu vieux et qu'il n'est pas tactile). Téléphone dont je ne me servais jamais, mais je l'avais acheté un peu avant de partir du manoir familial pour pouvoir appeler Kilua en cas de problème.
Alors que j'étais plongé dans mes pensées, Bonnie m'interrompit en disant:

"Et vous ? Qu'est-ce que vous faites là ?"

Puis elle ajouta, après un court instant de réflexion :

"Dites-moi, vous allez bien ? Vous êtes très pâle, vous voulez aller à l'infirmerie ?"

J'esquissai un micro-sourire, un rictus, et je lui fis non de la tête. Puis je lui dis, toujours de ma voix grave et de mon ton sérieux et calme:

"Je suis pâle de nature ma chère."

Puis je retroussai mes lèvres, laissant apparaître mes canines pointues et plus longues que la moyenne. Avant qu'elle n'ait pû comprendre ce que j'étais, j'enchaînai:

"Vous savez, je pense être assez ouvert d'esprit pour ne pas vous considérer comme folle ou excentrique parceque vous courrez après des rayons de soleil. N'est-ce pas la quête de la vie que de courrir après le bonheur ?"

Je souris un peu plus franchement et remis d'un coup sec ma veste en cuir comme il faut puis épousseta un peu mon jean bleu d'une marque importé de Chine. Si elle était vraiment jugé comme excentrique, cette jeune fille allait sûrement être plus intéressante que ce que je ne pensais.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Jeu 25 Juin - 20:16

Rp rouvert le 25 juin sur demande ^^
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Ven 26 Juin - 18:25

Pâle de nature ? Bonnie faillit lui conseiller une huile de bronzage - qui faisait des miracles selon sa mère - et de sortir un peu plus au soleil quand il retroussa ses lèvres, l'arrêtant de suite, instinctivement. Elle n'avait pas vraiment compris pourquoi... Elle repassa la scène dans sa tête et repensa à deux canines pointues. Et soudain deux et deux firent quatre. C'était un vampire ! Un vrai de vrai ! Bon elle en avait déjà croisé mais jamais elle ne leur avait adressé la parole ! Même pas à Anathème, qui était au club de littérature... Pour la bonne et simple raison, qu'elle n'y était pas allée de l'année !

La quête de la vie de courir après le bonheur ? Peut-être... En fait elle n'y avait jamais pensé, pas comme ça... Mais elle trouvait très réducteur qu'elle dise qu'elle courait après les rayons du soleil... Même si elle l'avait dit comme ça... C'est étrange comme on se vexe parfois quand une personne répète exactement la même chose que ce qu'on vient de dire... Penser à cela, lui fit songer que de toute façon les personnes étaient très susceptibles ! Et les vampires, l'étaient-ils ?

Curieuse, et en même temps pas pressée de savoir ce qu'un vampire vexé faisait, elle s'oblige à se reconcentrer sur son interlocuteur, sans oublier de se remettre à sourire - une seconde nature chez elle.

—En fait, je ne suivais pas exactement un rayon de soleil, bien que ça soit ce que j'ai dit. J'en suivais toute une armée, qui livrait une grande bataille avec les ombres. Ils se disputaient la domination des saison et du temps qui passe afin de savoir qui régnerait sur les couloirs du Refuge... tout en sachant que c'était guerre est un éternel recommencement puisque le jour et la nuit alternent. C'était fascinant !

Elle s'arrêta. Elle aurait pu continuer ainsi pendant des heures et enchaîner sur d'autres sujets qui paraîtraient tous plus fous les uns que les autres. Mais elle ne voulait pas ennuyer le surveillant.

—Mais tout ça doit vous embêter... je ne voudrais pas vous empêcher de faire ce que vous avez à faire...

Elle l'observa à nouveau. Sa veste en cuir et son jean lui allaient vraiment bien et il était plutôt bel... enfin beau vampire. Mais d'après les légendes (et ce qu'elle en avait vu ici-même) les vampires étaient toujours beaux. Elle se demanda si il était impoli de lui demander son âge... mais n'osa pas poser la question, au cas où. D'ordinaire, elle n'était pas peureuse et, à vrai dire, elle n'avait pas vraiment peur du vampire. Elle ne voulait simplement pas le vexer.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Sam 27 Juin - 13:12

Elle pris le temps de sourire avant de me répondre:

"—En fait, je ne suivais pas exactement un rayon de soleil, bien que ça soit ce que j'ai dit. J'en suivais toute une armée, qui livrait une grande bataille avec les ombres. Ils se disputaient la domination des saison et du temps qui passe afin de savoir qui régnerait sur les couloirs du Refuge... tout en sachant que c'était guerre est un éternel recommencement puisque le jour et la nuit alternent. C'était fascinant !"

Bien qu'elle ne parusse ni folle, ni excentrique, je pouvais lui concéder qu'elle possédait une grande imagination. Ainsi, elle voyait ceci dans le couloir? Je jetai rapidement un coup d'oeil à un rais de lumière. Heureusement que j'avais assez d'étroitesse d'esprit pour imaginer en effet une bataille entre l'ombre et la lumière, sinon peut-être que comme les autres j'auraient dit de cette fille à la grande imagination qu'elle était folle. Mais ce n'était pas ce que je pensais.
Je reportai mon regard sur elle et me remémorai à nouveau mon débarquement en Normandie, pour une raison que j'ignorais. En effet, lassé par l'éternité que l'on m'offrait, j'avais décidé de m'enrôler en tant que soldat volontaire lors de la Seconde Guerre Mondiale. Pas très différent des autres soldats, si ce n'est le fait que je me nourrissais des soldats ennemis, je me gardais bien de dire quoi que ce soit sur ma nature. Et sur le fait que j'avais déserté la Première parce que les conditions de vie là-bas étaient terrible. Quoi qu'il en soit cette idée de bataille entre l'ombre et la lumière fit un espèce de parallèle dans ma tête. Si l'idée que l'ombre se disputant contre la lumière était intéressant, la vraie bataille était tout autre. Elle ajouta alors:

"—Mais tout ça doit vous embêter... je ne voudrais pas vous empêcher de faire ce que vous avez à faire..."

Elle était loin de m'embêter, un peu de contact social de temps à autre ne me dérangeait pas, comme se fut le cas avec Merry il y a peu. Je lui répondis alors, avec l'air d'un vieux professeur qui avait tout vécu, sans vraiment que ce soit intentionnel:

"Tu sais jeune fille, cette idée de bataille entre l'ombre et la lumière semble digne d'intérêt aux premiers abords, mais crois-moi, les vrais batailles, c'est toujours l'ombre contre une autre ombre."

Je marquai une pause puis enchaînai, le regard toujours aussi calme pointé sur ses yeux bleutés:

"J'ai vécu des guerres, Bonnie, et les hommes n'en resortent jamais indemne. J'ai vu des gens se mutiler pour ne plus y retourner, d'autres boire jusqu'à ne plus ressentir ni la peur, ni la froid, ni ce doux sentiment qui te dit que la vie est finie dès le moment où tu traverseras cette tranchée."

Je me rendis compte un peu trop tard que j'étais peut-être allé un peu trop loin et que je l'avais peut-être effrayée. J'espèrais à l'intérieur de moi que ce n'était pas le cas.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Sam 27 Juin - 13:53

Bonnie l'écouta. C'était étrange de voir comme ses paroles ne collaient pas avec son visage. Il avait l'air si jeune et ce qu'il disait était emprunt d'une très vieille connaissance des choses. C'était étrange et fascinant. Fascinant... Elle avait vraiment l'impression de se répéter ce mot depuis sa rencontre avec le surveillant.
C'était fascinant de l'entendre répondre à ses rêveries de la même façon qu'on répondait à une personne saine d'esprit. Ça lui faisait vraiment bizarre... Après tout, même ses professeurs la pensaient à moitié folle ! Et lui parlait comme tel...
Et c'était fascinant d'entendre ses réponses, tellement encrées dans le monde réel, tellement noires et en même temps tellement représentatives des actions humaines depuis des millénaires, si ce n'est l'aube des temps.
Pour la première fois de sa vie, elle ne savait pas quoi répondre. C'était si rare qu'on prête attention à ce qu'elle disait et, lorsque ça arrivait, il était encore plus rare qu'on exprime son avis sur la question. Et l'avis de Ryujia ne lui laissait que des pensées à méditer, une ouverture sur une autre façon de voir le monde.

—C'est vraiment... et bien je ne sais pas quoi répondre à ça... Vous avez dû vivre des moments vraiment difficiles pour arriver à cette conclusion... En même temps, ça me semble assez logique lorsqu'on observe les hommes...

Ça devait vraiment être perturbant de traverser tous les âges du monde sans jamais changer de visage ou de condition physique. Et surtout d'observer ce monde changer et devenir de pire en pire du point de vue humain.

—Je me demande... Ce que ça fait d'être éternel... ça doit être intéressant et en même temps terriblement ennuyeux, non ?

Elle se mordit les lèvres. Elle était encore allée trop loin ! Maudite langue qui parlait plus vite qu'elle ne pensait !

—Pardon... Je ne voulais pas... enfin...

Comment s'excuser d'avoir bourdé sur la nature de son interlocuteur ? Plus ça allait et plus idiote elle paraissait... Elle espéra ne pas l'avoir vexé, ce serait dommage... Elle passa sa main dans ses cheveux à moitié défais pour essayer de se redonner une contenance en observant sa réaction.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Sam 27 Juin - 18:02

Elle écoutait ce que j'avais à dire, l'air fasciné et assez prise au dépourvu. Elle devait sûrement être habitué à se voir remballée, ou à ce qu'on lui jette des regards haineux, mais j'étais bien trop bienveillant et sage pour m'abaisser à de la discrimination si facile. Ses paroles confirmèrent mes pensées:

"—C'est vraiment... et bien je ne sais pas quoi répondre à ça... Vous avez dû vivre des moments vraiment difficiles pour arriver à cette conclusion... En même temps, ça me semble assez logique lorsqu'on observe les hommes..."

Observer les hommes, c'était le mot. J'étais un observateur, un grain de sable qui volait au gré du vent, sans vraiment s'immiscer dans l'histoire, sauf pour pallier à l'ennui d'une vie solitaire.
Si j'ai vécu des moments difficiles ? Pas vraiment, enfin tout dépend de ce que l'on appelle un moment difficile. Une perte de contrôle, ça c'est un moment difficile, que j'ai eu la chance de très peu connaître. En revanche, mon frère était un sacré sanguinaire, qui perdait très vite le contrôle. Les moments difficiles, c'est quand je ne le contrôlais pas et qu'il faisait des victimes, ce qui arrivait assez rarement, mais qui arrivait néanmoins. Même s'il avait appris peu à peu à se contrôler un peu plus, heureusement.
Peut-être que les moments les plus difficiles, c'étaient les séparations. Car en 3 siècles, j'avais eu le temps de connaître l'amour, mais aussi la déception d'une séparation. Je n'avais pas vécu le grand amour à la Edward Cullen - malheureusement ou heureusement, je n'en sais rien - mais j'étais déjà sorti avec quelques filles dans le passé, la plupart enterrées à l'heure qu'il est. A part peut-être ma dernière, qui avait sûrement la soixantaine maintenant.
Bonnie rajouta, un peu hésitante:

"—Je me demande... Ce que ça fait d'être éternel... ça doit être intéressant et en même temps terriblement ennuyeux, non ?"

Avant que je ne réponde, elle se mordit les lèvres, l'air un peu décontenancée, et enchaîna:

"—Pardon... Je ne voulais pas... enfin..."

Je haussai un sourcil, voulant donner un air un peu étonné, ce qui me donnai un air un peu inquisiteur j'en ai peur. Je rattrapai le coup en parlant d'une voix aimable et un peu plus chaleureuse, bien que toujours très calme et éloignée de ce qu'on pourrait appeler "une voix totalement chaleureuse", alors qu'elle se passait une main sur ses cheveux, un peu gênée:

"Il n'y a pas de mal, jeune fille. J'imagine que c'est la question de tout humain de savoir ce que c'est qu'être immortel. Sache déjà que je ne suis pas non plus le plus vieux des vampires, j'ai 287 ans, ce qui est assez correct quand même. Et que je suis loin d'être invincible, car la vie d'un vampire n'est pas toujours aisée. Entre les chasseurs, qui bien que calme ces temps-ci, cherchent à en finir avec nous, et la solitude forcée que l'on doit subir, l'état de vampire n'est pas ce que tout le monde croit.
L'ennui, on apprend à lutter contre, ou on sombre lentement vers la folie. Pour ce qui est de l'intérêt, et bien déjà je sais que j'ai lu plus de livre que tu ne pourrais en lire si tu commençais maintenant, et que tu t'arrêtais à ta mort, je connais un ancien style de combat russe que peu de personnes savent encore maîtriser, j'ai participer à 5 guerres, toutes terribles, et la plupart m'ont values une cicatrice quelque part sur mon corps, je me suis emprunt d'énormément de philosophies et est écrit quelques essais, et j'ai tué plus de personnes que l'épidémie de Malte de 1813.
"

Je marquai un temps de pause, où j'en profitai pour remettre ma veste droite, dans un mouvement non privé d'une certaine classe, et enchaînai:

"Donc à toi de peser le pour et le contre de la vie d'un vampire, jeune fille".

Je lui fis un léger sourire, pour lui montrer mon amicalité visible.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Sam 27 Juin - 19:13

La voix du surveillant se fit relativement plus chaleureuse lorsqu'il lui répondit.
"Sache déjà que je ne suis pas non plus le plus vieux des vampires, j'ai 287 ans, ce qui est assez correct quand même."
287 ans rien que ça... Ça avait l'air de sembler peu au vampire mais le fait était qu'elle avait bien du mal à imaginer ce que ça pouvait représenter... Elle petite 'humaine' destinée à vivre au plus 100 ans... Ce qui était déjà un bon score !
Elle avait toujours cru que les vampires étaient des chasseurs... Pourtant, Ryujia lui disaient qu'ils étaient eux-mêmes chassés ? C'était vraiment étrange pour elle de soudain changer de perspective... C'était un peu comme si elle était dans la savane et qu'elle avait vu le zèbre courir après la lionne plutôt que le contraire ! Extrêmement déconcertant.
Mais elle oublia vite cette impression étrange en l'entendant parler de toutes ses expériences. C'était impressionnant, à couper le souffle ! Elle en ouvrit les yeux comme des soucoupes. Un peu plus et elle sifflait d'admiration. Mais elle savait tout de même se tenir, et se contenta de garder son air ébahit. Jusqu'à ce qu'une phrase fasse vraiment son chemin jusqu'à son cerveau.
"j'ai tué plus de personnes que l'épidémie de Malte de 1813."
....... L'épidémie de peste des ces années à Malte avait fait, d'après ses souvenirs, plus de 4 600 morts...
Effrayant. Et en même temps elle avait envie d'en savoir encore plus sur cet intéressant surveillant qui ne semblait pas la croire folle et allait jusqu'à lui raconter tout ça. Il devait être le vampire le plus extraverti qu'elle avait rencontré.

Elle se rendit compte qu'elle avait ouvert la bouche comme un poisson hors de l'eau -ou prêt à gober des mouches, au choix. Elle la referma.

—C'est impressionnant ! Vous avez pu apprendre tellement de choses ! Je suis sûre que vous êtes imbattable aux jeux de culture générale !

Remarque totalement inutile qui lui laissait le temps de remettre ses idées en place, et ses éventuelles questions en ordre.

—Je pense que c'est un plus de pouvoir vivre assez longtemps pour apprendre autant de choses. Bon après, les chasseur et le fait d'être à moitié un tueur en série, c'est pas cool cool mais peut-être que ça vaut la peine... Ça va me faire un bon sujet de réflexion tient...

Elle dit cela sans vraiment se rendre compte qu'elle parlait à voix haute. Elle était plus à l'aise et, de fait, laissait sa prudence et la réserve qu'elle avait pu avoir au vestiaire.
Elle le regarda remettre sa veste et lui rendit son sourire. Il avait la classe. Elle l'aimait bien. Elle voudrait bien retenir son image pour la remettre sur papier plus tard, mais ça impliquait de pouvoir le fixer un certain temps, ce qui pourrait le mettre mal à l'aise.
Aussi continua-t-elle.

—Je crois que je vais avoir au moins un millier de questions à vous poser !
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Sam 27 Juin - 20:37

Au fur et à mesure de mes paroles, je vis que Bonnie ouvrait de plus en plus la bouche, et semblait de plus en plus fascinée par mes propos. Ca faisait plaisir de se savoir écouté, même si j'avais un talent naturel d'orateur. Sans vraiment l'utiliser, c'est juste que j'avais appris l'art du sophisme en même temps que le reste.
En y réfléchissant, j'avais appris un nombre incalculable de choses, et j'avais eu la chance d'être doté d'une bonne mémoire, de façon à ce que je n'oublie pas tout.
Elle referma sa bouche, s'en étant probablement rendue compte, et enchaîna:

"—C'est impressionnant ! Vous avez pu apprendre tellement de choses ! Je suis sûre que vous êtes imbattable aux jeux de culture générale !"

Sa remarque me ôtai un micro-sourire. J'avais rarement l'occasion de jouer à un jeu quelconque, à part aux échecs avec mon frère de temps à autres, mais j'imagine que oui, j'étais plutôt fort à ce genre de jeux, en ayant moi même vécu l'histoire. Mais je n'étais pas non plus partout, et il y a beaucoup de choses que je n'ai pû vivre et que je n'ai entendu qu'en rumeur.

"—Je pense que c'est un plus de pouvoir vivre assez longtemps pour apprendre autant de choses. Bon après, les chasseur et le fait d'être à moitié un tueur en série, c'est pas cool cool mais peut-être que ça vaut la peine... Ça va me faire un bon sujet de réflexion tient..."

Meurtrier était un terme que je préfèrais. Car je tuais justement ces mêmes tueurs en série, ou parfois des petites frappe quand je ne pouvais rien tuer d'autre. Ca pouvait être horrible de parler ainsi, mais il était question de ma survie. Je ne pouvais pas me permettre de ne pas me nourrir, sous peine de mort, comme toute les autres êtres vivants. Car bien qu'on puisse penser le contraire, j'étais bien vivant, et je pouvais être tué.

"—Je crois que je vais avoir au moins un millier de questions à vous poser !" dit-elle finalement.

Elle pouvait bien me poser le nombre de questions qu'elle voulait, le sentiment d'être admiré était plutôt agréable, je l'avouais. C'est pourquoi je lui dis:

"Tu peux me poser le nombre de questions que tu veux, du moment que tu ne rate pas tes cours."

J'étais pion après tout, je devais aussi faire preuve d'un peu d'autorité.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Sam 27 Juin - 20:57

Bonnie faillit sauter de joie en l'entendant dire qu'elle pouvait lui poser toutes les questions qu'elle voulait. Mais quand il lui rappela qu'elle devait aller en cours, ça la calma aussi sec. Elle s'était dit qu'elle devrait aller en cours d'hybridisme pour une fois. Mais elle avait encore une heure devant elle il lui semblait. Aussi secoua-t-elle la main en un geste sensé balayer l'idée des cours.

—J'ai le temps avant mon prochain cours.

Elle réfléchit un instant. Quelle question lui poser ? Si il avait grandi en tant que vampire ? S'il avait été transformé ? Est-ce qu'il avait de la famille ? Non, c'était un peu trop personnel - pour le moment.
Peut-être plutôt quelles guerres il avait vécues ? Bof, c'était un sujet déprimant.
Les petites amies voire femmes ? Hum... Déprimant et indiscret à la fois.
S'il voulait bien qu'elle fasse son portrait ? Ce n'était pas vraiment une question qui portait sur son histoire, pas du tout même, c'était embêtant.
Peut-être alors...

—Alors, dites-moi, qu'est-ce qui vous a amené à être surveillant au Refuge ? Vous avec eu l'appel aussi ? vous avez été un élève ?

Bon, ça faisait plus trois questions que une mais ça allait ensemble alors...
Elle lui aurait bien demandé plus en détail qui il avait tué et combien en tout mais ça lui semblait vraiment être une question indécente. Et pour que quelque chose lui paraisse déplacé, il fallait quand même mettre la dose. Après tout, elle passait la plupart de ses cours à dessiner son voisin ou son professeur et la plupart de ses pauses à dessiner les élèves qui étaient assis aux alentours d'elle. Et le soir, il n'était pas rare qu'elle fasse un portrait d'une de ses camarades de chambrées dans son nouveau pyjama ou sa nouvelle tenue... Le tout sans demander la permission. Alors, question déplacé elle était totalement à côté de la plaque !

Tout en parlant et en réfléchissant, elle s'adossa au mur le plus proche et s'assit par terre, fatiguée d'être stationnée debout. Elle invita d'un signe Ryujia à faire de même, bien qu'elle pensait qu'il ne le ferait sans doute pas. Elle prit même le temps de détacher ses cheveux et commença à les natter en écoutant ses réponses.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Dim 28 Juin - 3:01

Elle sembla joyeuse un instant, jusqu'à ce que je lui rappelle les cours, ce qui eut pour effet de la calmer légèrement. Elle demeura tout de même aimable et souriante, et répondit:

"—J'ai le temps avant mon prochain cours."

Elle semblait alors toute émoustillée à l'idée de me poser une question, et je vis de nombreuses questions défiler dans ses yeux, sûrement touchant à ma sexualité ou à des choses personnelles. Mais j'étais plutôt transparent quand on me posait une question, quand bien même elle était personnelle, voire sexuelle. Du moment que ça ne me gênait pas trop.

"—Alors, dites-moi, qu'est-ce qui vous a amené à être surveillant au Refuge ? Vous avec eu l'appel aussi ? vous avez été un élève ? "

Elle en profita pour s'asseoir, semblant un peu fatiguée, et m'intima d'un geste de la main de faire de même, ce que j'acceptai, en me mettant non loin d'elle, m'assoyant tranquillement, de façon un peu moins négligée que ma compagne ici présente. Je passai une main dans mes cheveux coupés court depuis presque un siècle, et posai mon regard calme et bienveillant sur elle.
Alors, c'était quoi la première question ? La raison qui m'avait poussé à être surveillant ? Je lui répondit, ma voix toujours aussi calme et profonde:

"Pourquoi être surveillant ? Peut-être t'attends-tu à ce que je te dise que c'est une vocation, ou quelque chose du même type, mais ça n'a rien à voir. Pour tout te dire, je suis ici pour surveiller mon frère. Mais bien sûr, je ne vais pas négliger mon devoir, et je n'hésiterais pas à corriger les étudiants qui ont besoin de l'être, et à discuter avec ceux, ou celles, qui m'ont l'air sympathique."

Je lui fis un léger sourire pour pimenter un peu mon propos, et lui montrer que je parlais bien d'elle. Ensuite, qu'est-ce que c'était la deuxième question ? Ah oui, cette histoire d'Appel. J'avais entendu dire que c'était la directrice qui envoyait un message aux personnes dont les pouvoirs venaient de se réveiller. Un peu à la X-Men. Pour ce que j'avais vu, la directrice ne ressemblait pourtant pas à Docteur Xavier, mais les apparences sont parfois trompeuses.

"L'Appel ? Non, je n'y ai pas eu le droit, car je suis né vampire, et je n'ai donc jamais "découvert" ma nature. J'ai simplement postulé en présentant mon C.V, et la directrice a eu la gentillesse d'accepter."

Et la dernière question, qui m'ôtai un léger sourire:

"Et non, je n'ai pas été élève ici. Mes parents ne se sont jamais trop occupés de moi, et j'ai dû apprendre à me débrouiller tout seul. Bien que l'on soit de souche andorrienne, mes parents ont préférés déménager dans leur manoir familial, et je n'ai donc jamais mis les pieds ici avant aujourd'hui."

J'ajoutai, pour ne pas paraître vouloir couper la conversation:

"Et j'ai cru percevoir dans ton regard qu'il y a des questions que tu as préféré garder pour toi. N'hésite pas, je suis plutôt transparent, dans la mesure du possible."
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Dim 28 Juin - 10:01

Bonnie finit tranquillement sa tresse avant de remonter un genou et d'appuyer son menton dessus tout en écoutant le surveillant parler. Il avait donc un frère ? Peut-être le connaissait-elle ? Mais elle se souvint qu'elle ne connaissait pas de vampire à par Ryujia depuis, quoi, vingt minutes ?
Elle rosit légèrement en comprenant qu'il parlait d'elle quand il parlait des étudiants sympathiques. Ce n'était pas souvent qu'on lui faisait un tel compliment ! Cette journée était vraiment pleine de surprises !

Cela lui semblait étonnant qu'un vampire aussi vieux que lui ait gardé un tel sens du devoir familiale et ait décidé de veiller sur son frère. D'après ce qu'elle avait compris dans les quelques livres sur le sujet, les vampires n'avaient pas souvent de famille et la plupart considéraient que le groupe avec qui ils étaient -lorsqu'ils rejoignaient un groupe, évidemment- était leur famille. En plus, la suite des propos de Ryujia lui apprit qu'il n'avait pas été si bien traité par sa famille... C'était vraiment surprenant qu'il s'attache ainsi à son frère. Était-ce parce qu'il était totalement fou, voire dangereux ? Ou pour d'autres raisons ?

Elle garda sa question en tête, avec toutes les autres et reporta son attention sur son interlocuteur.
...Il savait qu'elle avait des questions indiscrètes... Il allait falloir qu'elle apprenne à ses yeux à être moins expressifs ! Elle prit un air un peu embarrassé.

—C'est-à-dire que ce sont des questions assez personnelles alors...

Elle se racla la gorge.

—Enfin, je finirais par vous les poser de toute façon, ce n'est pas le mot "privé" qui m'arrête. Mais allons-y dans l'ordre. Vous avez décidé de surveiller votre frère parce qu'il était dangereux ? Ou parce que c'est un dragueur invétéré ?

Elle lui fit un sourire malicieux et enchaîna.

—Je trouve ça assez incroyable que vous ayez à ce point la fibre familiale vu ce que vous avez dit de vos parents.

Elle s'arrêta un instant, le temps de peser le pour et le contre de sa prochaine question avant de se lancer.

—En parlant de fibre familiale, vous avez été marié ? Est-ce que les vampires peuvent avoir des enfants de la même façon que les humains ? Vous en avez ?

Ou l'art des questions en chaîne... Mais c'était plus fort qu'elle, quand elle posait une question, dix autres au moins venaient s'y ajouter... Et de peur d'en oublier une, elle les posait toutes d'un coup ou presque.
Elle n'avait plus qu'à espérer que Ryujia ne trouverait pas ça trop indiscret. Et au pire, il avait l'air de savoir garder son calme alors... Rien à craindre non ?
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Dim 28 Juin - 20:25

Elle rosit légèrement lorsque je lui fis le compliment d'être sympathique. Quand je fis allusion aux questions personnelles, son regard confirma sur j'avais raison. Comme quoi, mon talent de perception ne me faisait pas défaut. Sa première question personnelle était légitime:

"—C'est-à-dire que ce sont des questions assez personnelles alors..." Elle se racla la gorge. "Enfin, je finirais par vous les poser de toute façon, ce n'est pas le mot "privé" qui m'arrête. Mais allons-y dans l'ordre. Vous avez décidé de surveiller votre frère parce qu'il était dangereux ? Ou parce que c'est un dragueur invétéré ?"

Elle enchaîna avant que je n'ai pû lui répondre:

"—Je trouve ça assez incroyable que vous ayez à ce point la fibre familiale vu ce que vous avez dit de vos parents. "

Il est vrai que je n'ai jamais été très proche de mes parents qui étaient déjà très excentriques à ma naissance, même si ça a empiré à partir de la naissance de Kilua. En effet, sans savoir leur âge précis, je savais que nos parents avaient au moins 4 siècles, si ce n'est plus, et que ma mère était né en Andorre, dans une famille de vampire. Pareil pour mon père, qui lui était né dans une famille de vampire transylvaine qui puise ces primes origines du Japon. Elle me posa alors l'ultime question de sa chaîne d'interrogations, une question qui me fit repenser à de lointains souvenirs enfouis au plus profond de mon être:

"—En parlant de fibre familiale, vous avez été marié ? Est-ce que les vampires peuvent avoir des enfants de la même façon que les humains ? Vous en avez ?"

Je répondis donc à toutes ces questions, en une seule réponse compactée mais aérée:

"Je surveille mon frère parcequ'il est dangereux avant tout pour lui, mais aussi pour les autres. Si certains vampires, comme moi, sont nés avec une facilité pour se contrôler, lui c'est l'inverse. Sans moi, il se serait certainement déjà fait tuer par des chasseurs alertés par le nombre de disparitions. Pour ce qui est de sa libido, je ne sais pas bien comment il est avec les filles, mais c'est un jeune encore, il a le temps pour ce genre de choses.
Et en effet, on peut trouver étonnant que j'ai la fibre familiale et c'est certainement parce que je ne l'ai pas. Le seul dont je m'occupe est mon frère, le reste de ma famille ne m'importe guère, et si on m'annonçait la mort de mes parents, je ne sais pas si j'éprouverais une once d'empathie pour eux, aussi cruel cela puisse paraître.
Pour ce qui est du mariage, j'ai été promis à une fille il y a bientôt deux siècles. On dit que c'était une cousine éloigné du célèbre compte Dracula, et je n'ai pas eu le loisir de vérifier car elle est morte avant que je ne puisse faire réellement connaissance. Prise en guet-apens par des chasseurs lors du trajet du retour. Je n'ai donc jamais eu le loisir d'être marié, mais j'ai déjà aimé quelques fois dans ma vie. Malheureusement, ça ne s'est jamais bien fini. Quant aux enfants, on peut avoir des enfants avec des humains, mais la chance est infiniment faible. Entre vampire, le processus pour fertiliser une vampire est long mais moins que si un vampire essayait avec une humaine. On met en moyenne 5 ans pour rendre sa compagne enceinte, si aucun des deux partis n'est stérile bien sûr. Mais autant te dire que si c'est le cas, on a une piètre estime de toi. Un vampire stérile se suicide le plus souvent pour pallier à la solitude dont il est victime.
Et pour répondre à ta dernière question, non je n'ai pas d'enfants. Heureusement ou malheureusement je n'en sais rien.
"

Je finis pas un sourire, lui montrant que ma transparence était totale, et l'incitant à continuer si elle voulait en savoir plus sur moi.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Lun 29 Juin - 18:54

Bonnie l'écouta tranquillement, attentive. C'était quand même fou qu'elle ait l'occasion d'en apprendre autant d'un coup !
Ainsi, le frère de Ryujia était bel et bien dangereux, comme elle le pensait. En effet, sa question sur les amours dudit frère n'était qu'une petite plaisanterie. Mais le surveillant sembla la prendre au sérieux et y répondit aussi, ce qui arracha un sourire à la jeune fille. Sourire qui s'effaça bien vite ensuite sur la fin de sa réponse.

—Et bien tout cela est bien triste...

Elle ne regrettait cependant pas d'avoir posé la question. D'un, elle apprenait beaucoup ; et de deux, de toute façon elle ne regrettait jamais une question, quelle qu'elle soit, à moins que ça ne chagrine vraiment son interrogé. Mais dans ce cas, elle était plus triste avec lui qu'autre chose.
Mais ce n'était pas le cas dans la présente situation puisqu'il lui sourit. C'était agréable de le voir sourire, ça changeait de toutes les autres personnes qu'elle croisait et qui faisaient la tronche.

Elle laissa le silence s'installer le temps de trouver sa prochaine question. Pour se faire, elle détourna ses yeux de Ryujia et appuya sa tête sur le mur derrière elle, regardant danser les ombres et la lumière au plafond.

—Les vampires ont-ils une société comme la notre, avec un dirigeant, des sous-fifres et des sujets pas contents ? Ou est-ce différent ? Êtes-vous seulement une société organisée ?

Les jambes étendues et croisées l'une sur l'autre, elle tourna la tête vers lui sans la décoller du mur, ce qui fit qu'elle se retrouva avec la tête penchée sur le côté, la tempe collée à son dossier improvisé. La politique des vampires ne l'intéressait pas vraiment, pas en détail, mais ces questions avaient l'avantage d'amener facilement celle qui l'intéressait vraiment.

—Si c'est le cas, vous occupez ou avez occupé une place dans cette société ?

Savoir exactement la place que se donnait son interlocuteur lui donnait l'impression d'avoir un avantage : soit il se croyait ou était important et lui répondait avec fierté (ou mépris) soit il était humble ou peu en vue, et n'accordait guère d'importance à sa position. Pas grand chose, mais elle aimait bien savoir.
Cependant, cette sorte de conversation à sens unique la dérangeait, aussi ajouta-t-elle donc.

—Au fait, si vous avez aussi des questions vous pouvez les poser, n'hésitez pas.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Lun 29 Juin - 19:37

"—Et bien tout cela est bien triste..."

Bonnie parut empathique quand je lui parlai de mes parents, et de celle qui devait devenir ma femme. Elle ne devrait pas, car je ne ressentais rien pour cette vampire, si ce n'est de la pitié de savoir qu'elle se soit fait tuée. Elle prit ensuite quelques temps, certainement pour trouver une question à poser, et en profita pour regarder en face d'elle, évitant mon regard. Peut-être était-elle intimidée? Je produisais souvent cet effet-là aux gens. Mais je ne pensai pas que ce soit, car cette jeune fille semblait assez à l'aise, quand bien même elle savait où était sa place, et où était la mienne. Elle me demanda alors:

"—Les vampires ont-ils une société comme la notre, avec un dirigeant, des sous-fifres et des sujets pas contents ? Ou est-ce différent ? Êtes-vous seulement une société organisée ?"

Elle se tourna finalement vers moi, la tête légèrement penchée ce qui me donna une vision de sa nuque. Je perçus le sang couler dans ses veines délicates, et gardai mon regard collé sur sa nuque l'espace de quelques secondes. Mais il en fallait plus pour me faire perdre le contrôle, ainsi je détournai juste le regard vers ses yeux bleus.
Une société organisée ? Non pas vraiment, même s'il est vrai qu'il existait un certain équilibre grâce aux chasseurs. En soi, je ne méprisais pas les chasseurs car ils ne faisaient que tuer les tueurs. Le tout pour que l'on ne se fasse pas tout tuer était de rester discret et de ne pas se nourrir de n'importe qui, comme malheureusement la plupart des vampires fraîchement mordus font.
Elle posa ensuite une autre question, un peu plus ciblée:

"—Si c'est le cas, vous occupez ou avez occupé une place dans cette société ?"

Elle ajoutai ensuite, comme pour ouvrir le dialogue :

"—Au fait, si vous avez aussi des questions vous pouvez les poser, n'hésitez pas."

Je décidai donc de répondre à ses questions, puis de prendre le temps de trouver une question à lui adresser. J'en avais déjà une en tête, qui parcourait déjà mes pensées depuis quelques temps:

"Et bien, pour répondre à tes questions, il n'existe pas vraiment de société. Il existe deux sortes de vampires: les vampires que certains qualifient de "sangs purs", qui viennent la plupart d'un noble lignage de vampires et qui naissent tels quels. Il existe ensuite les vampires bâtards, ceux qui sont nés humains mais qui pour une raison ou une autre se sont fait mordre et sont parvenus à assimiler le "virus". Ceux-ci sont en général plus meurtrier, et plus rares aussi car c'est la principale cible des chasseurs. Ainsi, la plupart des familles ont vent des autres familles mais restent plutôt dans leur coins, même si beaucoup sont cousins et cousines. Ils évitent en règle général de se nourrir n'importe comment, et sont tués beaucoup plus rarement que les bâtards. Avec le temps, ils ont appris à se contrôler et à faire attention. Donc pour répondre à ta question, non il n'y a pas de société mais l'équilibre est régis par les chasseurs d'un coté et les vampires de l'autre.
Et je n'ai pas de "places" à proprement parlé, je suis juste l'héritier de la famille Dragonstone, qui est un lignage qui trouve ses origines du coté d'Andore. Néanmoins, mon père faisait partie de la famille Nabeshima, qui est transsylvaine avec des origines japonaises, mais a changé de nom en rentrant dans un lignage beaucoup plus anciens, les Dragonstone. C'est différent de la coutume humaine qui veut que la mère prenne le nom du mari, là c'est le lignage le plus important ou, en cas de litige, le plus riche qui l'emporte sur l'autre. Enfin, tout ceci est un bon bordel, et je m'en fiche assez fortement.
"

Je haussai les épaules pour signifier que toute cette histoire de lignage ne m'inspirait pas des masses, et décidai de finalement lui poser ma question:

"Et toi, j'imagine qu'il y a une raison pour que tu sois dans le Refuge ?"
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Lun 29 Juin - 20:37

Bonnie remarqua qu'il arrêta un instant son regard sur sa nuque. C'est vrai que dans cette position , elle avait l'air plutôt vulnérable. Ça la fit réfléchir. Etait-ce son instinct de proie qui se réveillait ? Non, sinon elle se serait enfuie. Peut-être plus une façon d'adoucir ses questions en montrant qu'elle n'était pas grand chose d'autre que ce que le vampire voulait qu'elle soit ? Bof, pas vraiment crédible. D'aussi loin qu'elle s'en souvienne, sans avoir été d'une désobéissance extrême, elle n'était pas non plus du genre "soumise".

Ce que le surveillant lui raconta sur la 'politique' vampiresque était plus intéressant que ce qu'elle aurait cru : un système qui fonctionnait par familles ? Ça lui rappelait un peu l'histoire de Roméo et Juliette dans laquelle, même si le prince fait la loi, ce sont en vérité les familles qui décident - sauf qu'ici il n'y avait ni amour interdit ni mort tragique. Heureusement d'ailleurs. Ou dommage ?
Avant qu'elle n'ait pu creuser davantage ses idées, il aborda le sujet de sa propre place. Ainsi donc, il venait d'une famille noble ? Ceci expliquait cela, de son point de vue. A savoir le peu d'affection que ses parents avaient pour lui. C'était courant dans les vieilles et nobles familles que ce ne soient pas les parents qui s'occupent des enfants mais une nurse. Dans le cas d'une famille de vampire, ça devait être beaucoup plus difficile à trouver....
En tous cas, il semblait ne pas s'y intéresser plus que ça. Cool, au moins il ne méprisait pas les autres de moindre lignage ! Mais bon, ça elle l'avait déjà plus ou moins deviné...

Il enchaîna directement avec sa question : la raison de sa présence au Refuge.
Elle haussa les épaules.

—La raison est simple, c'est la même pour tous les élèves ici aujourd'hui : l'Appel. Un jour je l'ai entendu et me voilà. Il n'y a rien à dire de plus... Rien d'intéressant en tous cas.

Elle haussa de nouveau les épaules et lui sourit, l'encourageant à continuer, ayant du mal à décider de sa prochaine question et voulant donc avoir un peu plus de temps.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Lun 29 Juin - 23:39

Pour première réponse, j'eus un haussement d'épaule, preuve de modestie j'imagine. Puis elle dit:

"—La raison est simple, c'est la même pour tous les élèves ici aujourd'hui : l'Appel. Un jour je l'ai entendu et me voilà. Il n'y a rien à dire de plus... Rien d'intéressant en tous cas."

Je lui répondis du tac au tac, voyant qu'elle réfléchissait, certainement à un moyen de continuer la conversation:

"Je suis persuadé que la raison de ta venue est plus intéressante que tu ne le prétend, Bonnie. Quel est ton pouvoir ?"

J'avais entendu dire que les élèves d'ici étaient classés en plusieurs types de pouvoirs: les Elus, dotés de pouvoirs plus ou moins uniques, les Sorciers étant dotés de pouvoirs élémentaires, et les Hybrides qui peuvent se métamorphoser en animaux. Si elle était Hybride, je la voyais bien en colibri, pour une raison que j'ignore. Ou en rouge-gorge. En petit oiseau en tout cas, un petit oiseau tout mignon. Si elle était Sorcière, j'imagine que son pouvoir était liés aux flammes, même si je supposais ça seulement pour la couleur de ses cheveux. Et si elle était Elue, je n'en sais trop rien. Après tout, cette classe de pouvoir était un peu la classe "fourre-tout", là où on trouvait des télépathes, des télékynésistes et d'autres pouvoirs non liés aux éléments ou à la métamorphose.
Alors que je réfléchissais, je commençais peu à peu à avoir faim, peut-être à cause de la présence de sang frais à coté de moi, ou peut-être tout simplement parce que mon métabolisme avait décidé de me faire chier. Bien que j'ai des facilités à me contrôler, ce sentiment était tout le temps désagréable. Je sortis donc une canette de coca de ma poche, mais il ne fallait pas s'y tromper, car elle était en réalité remplie du sang d'une des poches que l'on distribuait. Je préférais mettre ça dans une canette, pour que ça fasse un peu moins sale si jamais il m'arrivait, comme maintenant, d'avoir faim.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Lun 29 Juin - 23:51

Elle rigola doucement.

-J'aurais aimé qu'elle soit plus intéressante...

Elle joua distraitement avec le bout de sa tresse et continua.

-Je suis une hybride, je me transforme en dauphin. C'est un peu contraignant puisqu'il me faut impérativement de l'eau pour pouvoir utiliser mon pouvoir mais au final c'est vraiment intéressant, ça me permet d'explorer plus d'endroits encore...

Elle le regarda sortir une canette de soda. Il buvait du coca ? Voilà assurément un scoop ! Elle sourit en levant un sourcil surpris.

-Ainsi, les vampires boivent aussi du soda ? C'est étonnant. Du coup vous pouvez mangez et boire comme moi par exemple ? Ou alors c'est juste un genre ?

Elle gigota légèrement histoire d'être plus à l'aise tout essayant de voir dans la canette. Autant essayer de voir le père Noël: c'était impossible par l'ouverture qui était trop étroite. Un peu déçue elle dû se résoudre à attendre sa réponse pour savoir.
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Mar 30 Juin - 0:54

Elle rigola, son rire étant plutôt agréable à l'oreille selon moi:

"-J'aurais aimé qu'elle soit plus intéressante... "

Jouant distraitement avec ses cheveux, elle fit lumière sur ma question:

"-Je suis une hybride, je me transforme en dauphin. C'est un peu contraignant puisqu'il me faut impérativement de l'eau pour pouvoir utiliser mon pouvoir mais au final c'est vraiment intéressant, ça me permet d'explorer plus d'endroits encore..."

J'en profitai pour boire calmement ma canette de sang, remarquant qu'elle haussai un sourcil, semblant surprise. Alors comme ça elle se transformait en dauphin? C'était un étrange pouvoir que voilà, en effet, et un peu contraignant. Je n'imaginais même pas ce qui se passerait s'il s'activait par mégarde. Elle pourrait mourir. Ceci dit, j'imagine qu'elle n'était pas née avec ce pouvoir, c'est pourquoi je décidai de lui poser une question, mais elle fut plus rapide et me dit:

"-Ainsi, les vampires boivent aussi du soda ? C'est étonnant. Du coup vous pouvez mangez et boire comme moi par exemple ? Ou alors c'est juste un genre ?"

Elle avait posé la fameuse question. Je ne la craignais pas tant que ça, mais elle était plutôt dérangeante, car je me demandai quelle serait sa réaction si elle apprenait que ce n'était pas une simple canette de coca. Je répondis donc, après avoir posé ma canette à coté, sur ma droite, et avoir essuyé d'un revers de manche mes lèvres humides:

"Et bien pour tout te dire, les vampires peuvent manger et boire, en effet, comme les humains. J'ai d'ailleurs un oncle qui est très friand des délices de la nourriture et qui est versé dans la cuisine depuis 3 siècles. Mais qu'on soit d'accord, la nourriture n'est que pure gourmandise, notre seule nécessité pour survivre étant le sang."

J'ajoutai aussi, afin de rester transparent:

"Et bien que ça aurait pût être du soda, ce que je bois est du sang. J'ai demandé à celle qui s'occupe des vampires de mettre le sang dans une canette plutôt que dans une poche, pour ne pas susciter l'effroi chez les élèves. Car pour ne rien te cacher, à ce moment précis, j'ai un petit peu faim. Mais rassure toi, c'est sans danger pour toi. Je sais me contrôler, avec une facilité assez prononcée."

Je repris une gorgée du liquide rouge, assez fluide et avec peu de grumeaux, par chance. Puis je décidai de poser ma question:

"Et dis-moi jeune fille, comment s'est passé ton Appel? Comment ton pouvoir s'est-il révélé?"
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MessageSujet: Re: "En tuant le temps on blesse l'éternité" [Ryujia Dragonstone/Bonnie Flinfletcher] [TERMINE]   Mar 30 Juin - 13:13

Bonnie retint une grimace. Essuyer sa bouche avec sa manche ? Pas très classe... Bon, elle le faisait aussi mais honnêtement, elle ne s'était pas attendue à ça de la part du vampire. En même temps, ça aurait été encore pire s'il avait laissé le soda sur ses lèvres. Ou plutôt le sang d'après ce qu'il lui expliquait.
Elle n'était pas phobique du sang et ne s'évanouissait pas à la moindre goûte mais finalement, ce n'était peut-être pas plus mal qu'il ai essuyé sa bouche.

Un sourire étira ses lèvres tandis qu'elle pensait à un vampire "gourmand". Elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer qu'il serait gros, toujours une cuisse de poulet dans la bouche. Un peu dégueu aussi. Enfin, sauf si le métabolisme des vampire leur permet de mieux assimiler la nourriture que les humains. Auquel cas elle les enviait, elle qui prenait un kilo rien qu'en regardant un gâteau au chocolat - bien que ça ne l'ai jamais empêchée de manger ledit gâteau...

—C'est intéressant... Il faudra que je pense à demander à l'infirmière comment elle fait pour mettre le sang en canette et pour fermer hermétiquement la canette !

Pour la question de sa sécurité, elle n'était pas inquiète. S'il avait été accepté comme surveillant c'était qu'il savait se contrôler. Du coup, elle avait confiance.
Elle soupira doucement à se question, un peu nostalgique.

—C'était il y a deux ans. J'étais dans ma chambre, au dessus du casino de mes parents. Et d'un coup, j'ai entendu une voix dans ma tête qui me disait que j'avais des pouvoirs, que je pouvais me transformer en dauphin.... J'ai toujours été fascinée par la mer mais à ce point... Je peux vous dire que j'ai pas mal flippé. Quand mes parents ont eu fini leur travail, je leur en ai parlé. Je m'en souviens très bien, on était en train de préparer notre dîner, juste avant qu'ils aillent faire leur service de nuit. Ils étaient très impliqués dans leur travail. Ils n'ont même pas été étonné. En même temps, on vivait à Las Vegas alors... Tous les jours en allant au lycée je croisait des Elvis bourrés et des jeunes mariés allant terminer leur nuit de noce dans un hôtel... Et le soir je les recroisait dans l'autre sens, les Elvis pas bourrés et les mariés au bras de quelqu'un d'autre souvent. Alors que leur fille se transforme en dauphin... C'était limite normal.

Elle s'interrompit un moment, un grand sourire aux lèvres. Ça pouvait ressembler à des parents qui s'en fichaient de leur fille mais en vérité, ils s'occupaient très bien d'elle. Souvent, elle aidait son père lors des mariages ou jouait les croupières à une table de jeu. Elle se retourna vers Ryujia.

—Mais vous savez, même s'ils n'ont pas l'air de bien s'occuper de moi dit comme ça, c'était amusant d'être leur fille. A mon avis, c'était même les parents les plus cool de la terre ! Bref, le lendemain de mon annonce, ils m'ont aidé à préparer mon sac de voyage et je suis partie à l'aventure pour rejoindre le Refuge. Ça aussi c'était très amusant !

C'était bien la première fois qu'elle détaillait ainsi une partie de sa vie ! C'était assez étrange. Et agréable. Comme si elle était avec son meilleur ami et qu'elle pouvait lui parler de tout. Sauf qu'il était surveillant donc elle le vouvoyait. C'était marrant.
Elle redevint sérieuse un instant, un léger sourire flottant tout de même sur son visage. Sa prochaine question était grave alors elle ne devait pas avoir l'air de trop s'en amuser.

—Vous disiez tout à l'heure que vous aviez connu plusieurs guerres, lesquelles ? Ça devait être horrible... Vous participez ? Vous étiez dans quel camp ?
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