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 [Psy_Salle d'attente]Dans la noiceur de l'esprit, peu de gens trouvent une lumière. Essayons de trouver la nôtre.[Ella Mitchell/Ashleigh Lunacy]

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MessageSujet: [Psy_Salle d'attente]Dans la noiceur de l'esprit, peu de gens trouvent une lumière. Essayons de trouver la nôtre.[Ella Mitchell/Ashleigh Lunacy]   Dim 25 Jan - 20:22

La pluie tombait fort en ce jour gris et froid de janvier. Les passants étaient tous enroulés dans de grosses écharpes et emmitouflés dans leurs épais manteaux. La jeune sorcière faisait limite « tâche » avec sa légère veste en cuir noire et son foulard bleu marine. Pourtant elle n’avait pas froid et n’était pas trop mouillée. Elle accéléra le pas et enjamba le trottoir. Elle continua à marcher quelques mètres puis s’arrêta devant une porte en vitre. Une petite plaquette dorée avait était fixait au mur grisâtre du bâtiment, où était gravé « Docteur Sigmund Thorn psychothérapeute, psychanalyste, sophrologue. ». L’adolescente soupira et une légère fumée blanche s’évada de ses lèvres gercées. « Fichu hiver » pensa-t-elle. Elle sortit de la poche de son jean noir un tube de Labello et s’en mit sur les lèvres avant de le ranger dans sa poche droite et de pousser la porte vitrée du bâtiment. Un courant d’air chaud vint soulever ses cheveux et son corps régula sa température, presque automatiquement, pour ne pas avoir trop chaud. Elle aura beau dire le contraire, contrôler le feu avait ses avantages, comme ses inconvénients. Même si pour l’instant, les avantages qu’elle avait relevés étaient réduits.

Après avoir refermé la porte derrière elle, et vérifié qu’elle ne s’était pas verrouillées, les lumières automatique s’enclenchèrent, dévoilant un vaste hall au sol en marbre rouge. Elle remonta la sangle de son sac de cours sur son épaule et avança vers l’escalier qui menait à l’étage supérieur. Plus elle montait de marches, plus la boule qui avait commencé à se former dans son estomac se faisait ressentir. Ce n’était pas la première fois qu’elle allait voir un psy, pourtant, l’idée de devoir raconter des choses sur elle la bloquait. Tout ce qu’elle avait raconté à son ancien psy, allait-elle devoir recommencer ou pas ? Car, pour le peu qu’elle avait dit à son psy australien, cela avait mis beaucoup de temps. Et puis, elle allait avoir un nouveau traitement pour sa maladie, c’était pratiquement certain. Toutes ces questions qui fleurissaient dans son esprit ne firent qu’accroître son stress. Si on pouvait appeler ça comme ça.

Une fois en haut des escaliers, Ella se dirigea vers une porte au fond du couloir et toqua deux fois avant d’entrer. Une femme releva la tête quand la porte se ferma. Ella s’avança vers elle, un faux sourire aux lèvres.

-Bonjour, c’est pour le rendez-vous de dix heures trente.

La secrétaire la salua et tapa frénétiquement sur le clavier de son ordinateur avant de reporter son attention sur l’adolescente.

-Éléanor Mitchell, c’est bien ça ?

La sorcière serra les poings et retint une grimace, gardant toujours son faux sourire scotché sur le visage. Elle acquiesça et la secrétaire lui demanda d’aller patienter dans la salle d’attente, ce qu’elle fit. La salle en question était une pièce assez grande aux murs blancs et au sol gris foncé. Quelques tableaux étaient accrochés sur les murs, tous dans des cadres noirs et les quelques sofas qui se trouvaient contre les murs étaient blancs. Une table basse se trouvait au milieu de la pièce où quelques magazines bien rangés avaient été mit à disposition. Trois personnes étaient présentes. Une femme en tailleur gris était au téléphone et elle était accompagnée d’une fille qui lisait un magazine de mode. La troisième personne était un garçon aux yeux verts. L’Australienne lança un « bonjour » puis alla s’assoir dans l’un des canapés restants –le plus près de la porte-. Elle déposa son sac violet à ses pieds et sortit un carnet qui lui servait à prendre les notes de ses cours. Ella le feuilleta rapidement puis releva les yeux vers le garçon aux yeux verts. Celui-ci se trouvait dans le coin gauche de la salle, contre la baie vitrée et fixait le vide. Une question lui vint à l’esprit. Pourquoi était-il ici ?
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MessageSujet: Re: [Psy_Salle d'attente]Dans la noiceur de l'esprit, peu de gens trouvent une lumière. Essayons de trouver la nôtre.[Ella Mitchell/Ashleigh Lunacy]   Mar 27 Jan - 21:24

Cette manie. Ce trouble. Cette obsession. Ce besoin irrépressible d'arriver trop tôt. Ashleigh tira son portable de sa poche : 9h. Deux heures d'avance, à deux minutes près.  Le jeune anglais avait toujours eut ce besoin d'arriver beaucoup plus tôt, craignant tout à fait d’être en retard (quant toutefois il ne se perdait pas). Il ignorait depuis quand c'était le cas, bien que la raison, toute simple, trouve source il y a moins d'un an durant son séjour à l'asile. Mais les souvenirs du jeune homme concernant cette période demeuraient bien trop flous pour qu'il puisse en avoir ne serait ce qu'une vague réminiscence. Lorsque il songeait à la possibilité d'envisager l’éventualité probable d’être légèrement en retard (?), il était parcouru de frissons d'horreur et ressentait une vague sensation de brûlure au dessus de coude. Son esprit assimilait cette impression à cette pensée, sans qu'il ne parvienne pourtant à se remémorer la raison pour laquelle il effectuait cette association.
Ashleigh éteignit son portable et le remit dans la poche de son long manteau de couleur grisâtre orné d'entrelacs de couleur émeraude. N'ayant dans son téléphone qu'un seul numéro, celui çi ne lui servait la plus part du temps qu'a avoir connaissance de l'heure. Affichant une moue de contrariété et de répulsion, il poussait légèrement qui lui faisait face. Celle ci se referma sur lui sans un bruit. Une plaque d'argent était fixée au bois, comme un avertissement concernant ce qui attendait le visiteur de l'autre coté du seuil. Ce qui paraissait pour Ash être la pire des tortures, les plus mauvais moments de son existence.

Sigmund Thorn
Psychothérapeute, psychanalyste, sophrologue

Il s'était approché de l’accueil, et avait salué la secrétaire d'un air absent. Celle ci s'était contenté de lui sourire doucement, puis de replonger dans ses dossiers. Son air navré, que le jeune anglais interpréta à tort comme du mépris, fit monter en lui une indicible tristesse. Des larmes roulèrent silencieusement sur ses joues tandis qu'il rejoignait la salle d'attente désormais connue.
Depuis qu'il avait quitté l'asile, en Angleterre, il devait se plier à ces séances quotidiennes. Tout les deux jours. Tout les deux jours, le docteur lui demandait de retrousser ses manches pour observer ses bras, vérifier l'état de ses cicatrices, si il n'y en avait pas de nouvelles. Tout les deux jours, il lui prescrivait de nouveaux médicaments. Tout les deux jours il lui rappelait qu'il devait dormir, se reposer. Les deux ombres qui s'étendaient doucement sous ses yeux démontraient bien qu'il ne suivait que rarement cette dernière instruction. Puis venait le moment où Ashleigh devait parler.
Le psychologue lui faisait fermer les yeux, l'incitait à se détendre. Il racontait alors le début d'une histoire, Ashleigh devait inventer la suite. Jusqu'a maintenant, le personnage principal avait finit interné, pendu, électrocuté, amoureux. Mais pas nécessairement dans cet ordre.
Durant tout ce temps, l'individu face à lui se contentait de prendre des notes. Il le regardait par dessus ses lunettes à demi monture, hochant de temps à autre la tête mais n’émettant aucun son. Pas la moindre incitation à poursuivre, pas le moindre « Hum ». Lorsque Ashleigh s'interrompait brusquement et ne disait plus rien, fixant le vide, le psychologue refermait son carnet et déclarait simplement que c'était terminé pour cette fois.

Séchant du revers du revers de la main les quelques perles d'eau qui s'échappaient toujours de l’émeraude de son regard, il longea le petit couloir qui menait à la salle d'attente. Quelques mètres tout au plus. Il s'était ensuite laissé tomber sur un des sofas alignés contre le mur blanc, comme autant d'outils alignés sur le bureau d'un chirurgien. Sa tête s'était naturellement penchée vers la baie vitrée avant de s'y déposer doucement.


« Bonjour »

Le jeune homme cilla légèrement. Une jeune fille venait d'entrer. Il détourna le regard vers elle tandis qu'elle déposait son sac, violet, au sol, et qu'elle en tirait un carnet. Il se rendit compte que deux autres personnes étaient à présent dans la salle. Combien de temps était il resté là, à fixer le vide ?
Tandis que la jeune fille feuilletait son carnet, il songea que cela avait bien peu d'importance. Il s'était égaré dans ses pensées, comme d'ordinaire. Le temps s'était déroulé de manière affolante, sans qu'il n'eut conscience de sa course. Aucun défunt n'était venu le tourmenter de murmures insistants, lui laissant à loisir le (dé)plaisir de sombrer dans ses souvenirs.
Son regard dérivait à nouveau vers la rue qu'il pouvait deviner derrière la poussière qui recouvrait la vitre. Son esprit n'enregistrait cependant aucune information : il aurait été incapable de donner la couleur de l’imperméable de la jeune femme qui venait de passer devant le cabinet et qui s' éloignait à présent. Il aurait été incapable de dire que cette même jeune femme était effectivement passée.

Un grincement de chaises s'éleva dans la salle, le tirant à nouveau du vide. La femme en tailleur gris et la demoiselle qui l'accompagnait sortaient de la salle en murmurant un faible « au revoir », rejoignant la silhouette du psychologue qui se dessinait dans l'embrasure de la porte. Lorsqu’elles eurent disparu, il s’apprêtait à river de nouveau son regard dans le néant mais s'attarda sur la jeune fille encore présente.

Elle le regardait.

Il plongea son regard dans le sien, noyant ses prunelles dans les siennes. Il la regardait ainsi avec intensité durant de longues secondes. Une foule de questions se pressèrent aux portes de son esprit : comment s'appelait elle ? Que faisait elle ici ? De quelle couleur étaient les murs de sa chambre ? Était elle droitière ou gauchère ? Commençait elle à monter les escaliers avec le pied droit ou le pied gauche ?
Mais surtout : pourquoi levait elle les yeux vers lui ? Et lui, pourquoi la regardait il avec cette même intensité ?
Il se mordit violemment la lèvre inférieure pour se sortir de ses interrogations insensées. Et comme si il se rendait soudainement compte qu'il la fixait, il rougit. Fortement. Ses pommettes s'échauffèrent et revêtirent des nuances carmin, contrastant avec ses yeux verts et les ombres noires qui s'étendaient sous ceux ci.
Précipitamment, il détournait le regard et vouait sa concentration à la rue au dehors, dont l'asphalte crépitait faiblement sous la pluie.
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MessageSujet: Re: [Psy_Salle d'attente]Dans la noiceur de l'esprit, peu de gens trouvent une lumière. Essayons de trouver la nôtre.[Ella Mitchell/Ashleigh Lunacy]   Sam 28 Mar - 19:58

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MessageSujet: Re: [Psy_Salle d'attente]Dans la noiceur de l'esprit, peu de gens trouvent une lumière. Essayons de trouver la nôtre.[Ella Mitchell/Ashleigh Lunacy]   

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[Psy_Salle d'attente]Dans la noiceur de l'esprit, peu de gens trouvent une lumière. Essayons de trouver la nôtre.[Ella Mitchell/Ashleigh Lunacy]
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