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 Edith C. Thompson

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Je suis...
Situation amoureuse : Célibataire
Féminin Messages : 4
Points : 8
Date de naissance : 12/07/2000
Date d'inscription : 09/07/2018
Age : 18


MessageSujet: Edith C. Thompson    Ven 13 Juil - 16:47

▬ ft.Elle Fanning

Âge : 18 ans le 12 juillet 2018
Occupation : Etudiante en pharmacie et surveillante au Refuge
Nationalité : Franco-américaine
Situation conjugale : Célibataire
Situation familiale : Fille unique
Situation financière : Précaire

THOMPSON Edith Charlie
Caractère
Edith est naturellement calme et réservée, ce qui est accentué par son visage doux et ses pommettes roses.Elle est une personne réfléchie; qui a mûrie trop tôt suite à des événements tragiques. C’est ce qui fait qu’elle ne quitte jamais son violon, objet le plus précieux qu’elle puisse avoir,  et qu’elle préfère rester seule. Généralement, le son de sa voix se fait plutôt discret et elle ne s’étale pas sur sa vie privée et son passé. Ainsi, ses émotions sont contenues, quitte à ce que beaucoup pense qu’elle est froide. Cependant, jamais elle ne laissera une personne dans le besoin et est toujours là pour les autres si c’est nécessaire.
Physique
Carnation : Claire
Taille : 1 mètre 64
Corpulence : Moyenne
Cheveux : Mi-longs, lisses, blonds
Yeux : Bleus
Signe(s) distinctif(s) : Quelques tâches de rousseurs sur le nez.
Histoire

« Je sais bien que tu es morte, mais je crois qu'il y a dans tout être humain quelque chose qui ne peut pas disparaître.» Avait dit Ava Dellaira dans son livre Love Letters to the Dead. Elle avait tout compris. C'est exactement ce que j'avais ressenti lorsque ma mère était partie l'année de mes 10 ans. Cette impression de vide interstellaire à l'intérieur de moi, me rongeait. Je lui en voulais de m'avoir laissée là, seule avec mon père inapte à m'éduquer. Je restais seule, jour et nuit, avec mon violon, mon père vagabondant à droite à gauche dans Andore, rapportant ses dernières conquêtes à la maison. Je ne pouvais supporter ces femmes qui essayaient de s'insinuer dans ma vie.

Une de ses conquêtes prononça un jour le vœu du mariage. Mon père accepta sans se méfier. Plus les semaines passaient, plus la date imminente approchait. Cela m'angoissait et ma nouvelle belle-mère ne montrait que sa face la plus attirante à tout nos proches et amis. Enfin, le jour tant attendu par ma belle-mère était arrivé. J'avais tout juste 90 ans et maman était morte il y a quelques années déjà. J'avais revêtu la robe rose bonbon dont j'avais horreur qui m'avait été acheté. Mes cheveux avaient été frisés et me tombaient constamment sur le visage. Mon étui de violon à la main, je me dirigeai vers la sortie de la maison. Des amis de mes parents devaient m'amener avec eux à la mairie. Mon violon m'accompagnait lui aussi pour la soirée où je devais jouer un morceau pour l'ouverture du "bal". Enfin, c'est ce que souhaitait mon père.

Le violon vibrait entre mes mains. Je fermais doucement les yeux pour me plonger dans mon morceau. Lent, délicat, envoûtant. Je sentais les cordes trembler sous mes doigts. Tout mon cœur y était, pour mon père, pour ma mère qui m'avait enseignée le violon.
Je sentis quelque chose stopper le mouvement de mon archer. Le charme dans lequel j'étais enveloppée se rompit soudainement. Je rouvris les yeux et aperçus ma belle-mère qui me lançait un regard noir et dont un doigt était posé sur ses lèvres, m'intimant d'arrêter de jouer. Je laissais retomber mon violon et mon archer contre mes jambes, une larme de déception roulant sur mes joues. J'essayais de garder le sourire parce que c'était une journée de fête, mais ma belle-mère venait de briser mes espoirs.

Je bouclais ma valise et me saisissais de mon étui de violon que je n'avais pas ouvert depuis le mariage. Physiquement, j'avais atteint 10 ans. Soit 100 ans vampiriques. Je devais séjourner chez des amis à mes parents dont les enfants étaient amis avec moi.
Je refermai la porte d'entrée de notre petite maison et me dirigeai vers la grosse berline qui était garée devant. Le coffre s'ouvrit instantanément à mon arrivée et j'y déposais mes affaires avant de le refermer et de prendre place à l'arrière de la voiture. La dame au volant avait les cheveux attachés en un chignon. Son visage me rassurait et avait une douceur qui me rappelait maman. Elle conduisait avec élégance et je restais scotchée face à cette attitude calme et inébranlable. Puis la voiture se gara enfin devant un grand manoir qui pouvait faire peur en ces nuits d'orage.
Une fois extirpée de l'habitacle de la voiture, j'empoignais mes affaires. Et me dirigeai vers le perron. L'amie de mon père, la femme qui m'avait conduit ici, m'ouvrit la porte pour que je puisse entrer. Dans le grand hall m'attendaient mes amis, je les regardais tour à tour, ne l'approchant pas plus.

Nous étions tous assis dans le salon quand Marie, l'aînée de la fratrie me demanda de jouer un morceau de violon. Je déglutis avant de monter chercher mon étui dans ma chambre.
C'est les mains tremblantes que je l'ouvris et m'emparai du bel instrument. J'avais joué depuis tellement longtemps qu'il était tout désaccordé. Une fois que mon instrument fut près, je le reposai et me saisis de l'archer dont je retendis le crin.
Je me redressai et me positionnais, toute tremblante. Je sentis mon archer entrer en contact avec les cordes et glisser dessus. Un son mélodieux que je ne connaissais plus en sorti, me rappelant tous ces moments. Le violon ne vibrait plus comme la dernière fois, il pleurait, littéralement. Je savais que mes auditeurs s'étaient tus et l'observaient intensément. J'avais l'habitude, je savais que ma manière de "danser" avec mon instrument impressionnait.

Le silence retomba dans la pièce et je vis le petit dernier de la fratrie m'applaudir. Les autres suivirent rapidement et le rouge me monta aux joues, tirant sur le bas de ma robe. Puis vint l'heure d'aller de coucher.

Plusieurs semaines étaient passées et je ne savais pas d'ici combien de temps mon père allait venir me récupérer. J'avais peur que ma belle-mère lui ait intimé de m'abandonner. Je pensais que s'il m'avait envoyé chez ses amis, c'était pour que je reçoive une bonne éducation que lui était inapte à me donner malgré la présence actuelle de ma belle-mère. Mais je me trompais, il m'avait réellement abandonnée, car très vite, l'on m'expliqua que j'allais passer mon année scolaire dans cette famille avant d'intégrer rapidement le Refuge, l'école qui avait plutôt bonne réputation et qui accueillait tout les types d'être surnaturels.

*****

La guerre éclatait à Andore, entre les humains et nous, magiciens. Et me doutant de la menace qui planait au-dessus de nous, j’avais préféré fuir cette ville. Ce déménagement fut un réel crève-cœur : j’avais quitté, une école où j’avais réussi à m’intégrer et abandonnais le peu d’amis que je m’étais fait jusqu’alors. Je laissais de nouveau un bout de ma vie là où j’avais réussi à la redémarrer, seule.Ce départ, à la hâte, m'obligeait à mentir dans ma ville d'accueille sur mes origines, sur d'où je venais et mon passé. Je refusais toute intégration à cette nouvelle société composée d'humains, les mêmes qui nous massacraient. Je n'étais même plus scolarisé et n'en avait plus envie et vivait dans un chambre insalubre et miteuse dans les combles d'une maison. Pour me nourrir, mon violon était ma seule ressource, je vivais de ma musique comme je pouvais mais la concurrence était rude. J'avais seulement la chance d'avoir un petit pécule qui me permettait de payer mon loyer mais sans folies. Et Andore me manquait. Terriblement. J'attendais impatiemment la fin de cette foutue guerre pour retrouver un semblant de vie normale, malgré, et je le savais, de nombreux morts à déplorer.

*****

Nouveau départ. La guerre avait cessée, en tout cas en apparence et je pouvais enfin remettre les pieds à Andore. Jamais je n'aurais imaginé que le temps m'eût paru aussi long. Le temps défilé alors que le train se dirigeait vers une ville proche. J'avais pour seul bagage une petite valise, qui avait suffit à faire entrer tous mes vêtements et mon étui de violon. Malgré les dégâts causés j'espérais pouvoir reprendre ma vie et retrouver certaines personnes qui n'avaient jamais quittées mes pensées.


La dernière portion du voyage, en bus, fut longue et chaotique. Bien que j'avais essayé de dormir, les mouvements incessants de la carlingues m'en empêchaient et me rendaient même malade. Je cru pendant deux longues heures que jamais je ne parviendrais au bout de mon voyage, où m'attendait un lit, somme toute, assez confortable dans une petite chambre d'hôtel. J’y arrivais à l’aube de la nuit, alors que chacun commençait à regagner son chez soi. Je sentais une méfiance permanente autour de moi, comme si tout le monde était prêt à bondir sur son ennemi au premier mouvement de foule.  J’entrais dans le petit hôtel à la façade abimée où j’avais loué une chambre et m’approchais de l’accueil. Un grand homme, impressionnant et bedonnant se trouvait de l’autre côté. Après avoir parloté quelques instants, il m’indiqua ma chambre et m’en délivra la clef, me souhaitant un bon séjour. Un peu rassurée et exténuée, je m’affalais dans mon lit sans prendre le temps de déballer un minimum mes affaires.

Ce fut les rayons du soleil qui me réveillèrent, relativement tôt le lendemain matin. Après un brin de toilette, je descendis prendre un copieux petit déjeuner dans la salle du restaurant de l’hôtel. J’avais pour but de me rendre sur les lieux du Manoir, pour constater de mes propres yeux les dégâts subis. Je savais que j’allais terriblement en souffrir et ce, pendant peut-être plusieurs jours. Et comme d’habitude, mon violon me suivait partout.

La route jusqu’au Refuge m’était si familière mais je ne la reconnais pas, des reconstructions étaient en cours et des arbres magnifiques avaient été abattus. Rapidement j’arrivais dans ce qui fut la cour du Manoir. Mes yeux balayaient cette espace que je voyais pour la première fois désertique. Quelque chose attira mon attention. Le magnifique chêne, qui prônait jadis au milieu des autres feuillus avait été détruit. Il ne restait plus qu’un semblant de souche. Je m’en approchais, dépitée. J’avais passé tant d’heures assise au-dessous à penser, à lire ou à composer. Mon coeur se serra, encore plus que jusqu’alors. J’avais définitivement beaucoup trop perdu en si peu de temps. Je passerais toute ma vie à tout perdre. Je me laissais tomber à genoux au pied de cet ancien maître de la cour et posait une main au coeur et passait mes doigts sur chaque cercle de chaque année de sa vie. Mes larmes commencèrent à rouler sur mes joues. Tant de nature détruite par la faute des hommes. Encore quelque chose de pulvérisé, qui ne renaîtrait jamais.

Ce qu’Edith n’avait pas vu pendant cet instant, c’est qu’un petit chêne s’était mis à pousser, au coeur des racines de l’ancien, là où ses larmes avaient tant couler. Ce don, aussi béni que maudit, lui causerait encore beaucoup de chagrin.

Pseudonyme : Eline/Sam
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Dernière édition par Edith C. Thompson le Ven 13 Juil - 17:31, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Edith C. Thompson    Ven 13 Juil - 16:52

Bienvenue à toi !

Tu es validée dans le groupe des Vampires.
Tu seras dans l'appartement n°... (encore inconnu pour manque de places).

Bon jeu, et je te souhaite de passer des moments agréables !

♥♦♣ Le Refuge. ♥♦♣
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