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 “Le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison” - Kant [Ella Mitchell/Charles Upton]

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MessageSujet: “Le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison” - Kant [Ella Mitchell/Charles Upton]   Dim 15 Jan - 23:12

Elle était là, accoudée à la fenêtre de sa chambre, enroulée dans une couverture. La lumière faiblarde du soleil n'éclairait la pièce que par une légère ouverture des rideaux. Il faisait froid dehors, l'hiver était déjà bien entamé en ce mois de janvier, et quelques flocons de neige tombaient lentement sur le manoir et ses alentours, recouvrant le sol d'un drap blanc étincelant. La vitre avait gelé, et la cristallisation de l'eau dessinait de grandes arabesques sur sa surface extérieure, que la jeune australienne suivait du doigt pour ensuite les reproduire sur un vieux carnet aux angles abimés par le temps, ainsi qu'une certaine négligence. Elle aimait cette période de l'année. Elle aimait voir cette nature froide, silencieuse, mais totalement apaisée. Les grands sapins qui entouraient le refuge remplaçaient les habituels feuillus, et ils semblaient former une sorte de barrière autour de la grande bâtisse, comme s’ils étaient des gardiens, silencieux, mais vigilants. Parfois, la nuit, quand l’insomnie prenait place à cause du flot incessant de pensées qui noyait son esprit, elle avait l’impression que les arbres se redressaient, et se rapprochaient du manoir. Après tout, cela se pouvait, il y a bien des garçons qui se transforment en loup, et des filles qui lisent dans les pensées, alors pourquoi pas des arbres vivants ? Comme une sorte de race d’Ent, des cousins éloignés de ceux de la Terre du Milieux. Ella soupira. Et pourquoi pas des dragons ? Non vraiment, s’il y avait des créatures pareilles, cela se saurait, au moins ici.

La jeune fille se redressa, faisant tomber la couverture de ses épaules, et se leva lentement, comme si tout son corps pesait une tonne. Elle allait devoir y aller. Lacement, elle alla poser son carnet entre les matelas de son lit, et saisit une paire de tennis rouge délavée. Elle sortit de la chambre une fois ses chaussures enfilées et son téléphone rangé dans la poche de son jean. Lorsque l’australienne ferma la porte, elle eut un moment d’hésitation. A vrai dire, cela faisait un moment qu’elle n’était pas allée voir un psychologue, et l’idée de devoir en rencontrer un nouveau l’angoissait. Ella était déjà allée voir quelqu’un en ville, mais il ne lui avait pas plus. Les méthodes qu’il utilisait étaient beaucoup trop différentes de celle qu’elle allait voir quand elle vivait encore en Australie, avant l’Appel, et cela l’avait braqué. La brune souffla. Elle était fatiguée de ça.

Les mains dans les poches de sa veste, la sorcière parcourut les couloirs, descendit les marches du grand escalier et se dirigea vers le bureau du psychologue. Quand elle fût devant la porte, elle s’arrêta net. Les yeux dans le vide, elle se mit à douter. Et s’il n’allait pas pouvoir l’aider ? Et s’il ne voulait pas l’aider ? Pourquoi il l’aiderait ? C’est son métier. Mais elle, elle n’a pas de problème de couple, ou un petit complexe de rien du tout. Elle, elle est vraiment malade. Après tout, elle ne ferait que lui rajouter du travail. Et si son cas n’était pas important, que les autres méritent plus d’attention de la part du psychologue ? De toute façon, elle était insignifiante, elle le savait, à quoi bon venir se plaindre alors qu’on n’est rien ? Ella cacha son visage dans ses mains, et se mit à respirer fort, en essayant de chasser la marée de pensées qui menaçaient de la noyer. Elle ne voulait pas retomber encore, c’était trop douloureux, plus que d’habitude. La brune ferma les yeux, expira une nouvelle fois, et laissa tomber ses bras le long de son corps. D’une main tremblante, elle frappa deux fois à la porte, et attendit un signe, une réponse.
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MessageSujet: Re: “Le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison” - Kant [Ella Mitchell/Charles Upton]   Lun 16 Jan - 4:11

Je tirai tranquillement sur mon cigare dont la fumée s'échappait par la fenêtre à demi-ouverte.
Il devait être huit heures du matin, la journée venait à peine de commencer mais il faisait déjà très froid. Je toussai en m'emmitouflant encore un peu plus dans mon habituel imperméable brun. Mon chapeau, quant à lui, était posé négligemment sur mon bureau, ma main par dessus. J'avais encore dormi au bureau ce soir, comme le montrait les notes disséminés un peu partout sur ce même bureau. Je venais tout juste de me réveiller, il y a de ça cinq minutes. En effet, je me réveillais toujours dans ces eaux-là, parfois même bien avant, ça faisait partie de mon train de vie.
Le réveil que j'avais dans un des tiroirs se mit à sonner, et je l'éteignis avant de le reranger. Le mieux était de se réveiller par soi même, car les réveils brutaux et non naturels n'aidaient pas vraiment à la concentration. Je regardai instinctivement l'horloge au mur, alors que je savais très bien à quelle heure sonnait mon réveil. C'était juste une habitude, comme un toc, que j'avais depuis bien longtemps mais qui ne m'handicapait pas particulièrement pour que je désires le supprimer.
Il était huit heures précises, et dans une demi-heure j'avais rendez-vous avec une des élèves du Refuge, Eléanor Mitchel. Une jeune sorcière pour qui j'avais beaucoup d'affection avant même de la connaître. J'étais souvent comme ça avec mes patients. Trop impliqué émotionellement à leur réhabilitation, un ou deux inspecteurs ont hésité à me radier mais au final je suis toujours là, prêt à aider quiconque toque à ma porte.

Je me levai finalement, m'étirant alors que mon esprit vagabondait vers Eléanor Mitchel. J'avais étudié son dossier, mais on savait tous que ce n'était qu'un bout de papier, et qu'il manquait les émotions pour qu'un simple dossier puisse suffire à comprendre quelqu'un.
Eléanor Mitchell avait manifesté ses pouvoirs de façon très spectaculaire. Elle avait en effet fait brûler sa maison, et sa belle-mère avec. Tragique. Je me massai la barbe et ouvrit une porte sur le coté pour arriver aux toilettes de service. Je commençai à m'hydrater la peau du visage tout en continuant mon check-up sur qui était - aux yeux du dossier - Eléanor Mitchell.
Elle s'était ensuite tailladé à l'hôpital, et avait finalement était diagnostiquée borderline, claustrophobe avec tendance à la mutilation. Il y avait une note en marge, sûrement une note personnelle, un questionnement du précédent collègue qui l'avait étudié, à en juger par le point d'interrogation.
"Suicidaire ?"

Je me fis un bain de bouche à l'eau, mon cigare toujours en main, avant de m'essuyer tranquillement la peau et la barbe.

Cette jeune fille avait besoin d'aide, mais surtout d'attention. Une attention réelle, car être borderline n'était pas forcément une barrière si le patient arrivait à comprendre qui il était, et comment procéder pour s'améliorer. Et j'étais persuadé d'en être capable. J'avais connu quelques échecs au cours de ma carrière bien sûr, mais dans l'ensemble je m'étais bien débrouillé. Je l'espérais en tout cas, je recevais toujours le suivi de certains de mes patients, sans pour autant les cotoyer en face à face - intégrité professionnelle oblige - et la majorité avait bien évolués.

Je me posai finalement à nouveau sur le siège de mon bureau et continuai mon cigare à peine entamé. Quelle était la médication conseillée pour un borderline? Je savais bien qu'il n'y en avait pas, mais je savais aussi que certains produits pouvaient être prescrits pour alléger temporairement certains symptômes. Les noms me revinrent en mémoire, car je m'étais déjà documenté la veille. Valproate pour la colère ou les problèmes relationnels. Flupentixol pour les tendances suicidaires. Et d'autres que je n'avais pas la foi de me remémorer tout de suite. Je me rappela alors que parmi les notes sur mon bureau - que je devrais m'empresser de ranger qui plus est - j'avais griffoné la liste. Je la retrouvis rapidement et la rangeai dans mon premier tiroir, commençant à nettoyer un peu ce fouillis.

Après vingt minutes, j'avais tout rangé, nettoyé et lustré. Je toussai, mes poumons ayant un peu souffert de l'effort, et alla me poser à nouveau sur le siège de mon bureau, jetant un coup d'oeil autour de moi. La bibliothèque avec divers ouvrages que j'avais ramené trônait fièrement à ma gauche, juste à coté de la porte des toilettes. Il y avait un long canapé juste à coté, pas tout à fait contre le mur, de couleur brun, et ma foi assez confortable. En face de moi, se trouvait la porte d'entrée, avec un porte-manteau à l'entrée, vide aujourd'hui. Pour finir, à ma droite se trouvait une plante en pot dans le coin, puis un tableau représentant mon vieux professeur, aujourd'hui décédé.
Les murs de la pièce était d'un orange pas trop cassant, pas trop aggressif, assez doux, et le plancher était fait de chêne. Un tapis était d'ailleurs étendu en plein milieu, plein d'arabesques et assez sombre dans le ton.

Je posai mes jambes croisées alors que quelqu'un toquait à la porte. Je jetai un coup d'oeil à l'horloge: huit heure trentes. L'heure de notre rendez-vous. J'utilisai mon pouvoir pour donner consistance à la fumée de mon cigare, et j'emmenai la main brumeuse ouvrir la porte. Une jeune fille était là, au seuil de la porte, ma foi assez mignonne et correspondant à peu près aux photos que j'avais d'Eléanor. J'hochai la tête en guise de salut tout en remettant les pieds sous le bureau, attendant qu'elle rentre et lui dit d'un ton bienveillant:

"Bonjour Eléanor. Je me présentes, Charles Upton, nous n'avons pas encore eu le plaisir d'être présenté."

Je lui tendis la main doucement, et enchaînai:

"Met-toi à ton aise, et présente-toi quand tu te sens prête."
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MessageSujet: Re: “Le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison” - Kant [Ella Mitchell/Charles Upton]   Lun 30 Jan - 22:13

La porte s’ouvrit sur un homme assit à un bureau. L’adolescente jeta un œil perplexe à la porte qui c’était apparemment ouverte toute seule.  Un télékinésiste ? Peut-être. En tout cas, il n’y avait personne derrière la porte. Ella releva les yeux vers le psy assit au bureau. Ce qui l’interpella en premier lieu fût le cigare que fumait l’homme. De nos jours, c’était assez rare de voir quelqu’un fumer le cigare. Ella avait déjà vu des personnes plus ou moins âgées fumer la pipe, mais jamais le cigare. Dans son imaginaire, les gens fumant la pipe étaient plutôt des personnes distinguées, habillés en redingote, un peu à la Sherlock Holmes. Le cigare était associé aux shérifs rustres, ou aux mafiosos italiens dans un costume un peu trop serré. C’était idiot de penser cela, et l’australienne fût étonnée de voir comment des films pouvaient encrer un stéréotype dans les esprits. Pourtant, ce psychologue n’avait rien d’un malfrat sournois, ou quoique ce soit d’autre. A vrai dire, son style de cow-boy lui plaisait bien. Cela donnait un style original sans que ça soit trop tape-à-l’œil. Pas comme le directeur du Refuge par exemple. Elle s’en souviendrait de la première fois qu’elle l’avait vu à lui. Ella l’avait juste croisé dans les couloirs du manoir. En temps normal, elle ne faisait jamais vraiment attention aux gens, mais quand on porte des habits aussi flashy –et une paire de basket ailés-, on est obligé d’attirer l’œil.


L’adolescente remarqua la fenêtre semi-ouverte et fût eu un léger sentiment de soulagement, puis  se re-concentra quand l’homme lui adressa la parole. Eléanor. Elle tiqua légèrement. Ella n’aimait pas du tout ce nom. Trop de mauvais souvenir y étaient raccrochés. Elle ne pouvait pas lui reprocher de l’avoir appelé comme cela, il ne pouvait pas savoir. La brune s’approcha du bureau et serra la main de Charles –nom qui collait bizarrement bien avec son apparence- après qu’il se soit rassit sur sa chaise.

-Bonjour.

Sa voix eue du mal à sortir et le son sonna un peu enroué. Cela lui arrivait souvent quand elle ne parlait pas après un certain temps. Ella s’éclaircit la voix en s’asseyant sur le siège en face Charles, un peu gênée. Combien de temps s’était passé depuis la dernière fois qu’elle avait adressée la parole à quelqu’un ?  Deux jours ? Peut-être bien. Elle évitait les conversations. L’adolescente n’avait pourtant pas de raison particulière de fuir autrui, même si elle se trouvait mieux seule qu’accompagnée. La dernière personne avec qui elle avait vraiment eu une conversation, et pas une brève salutation, avait été un jeune garçon. Un hybride. La sorcière se souvenait clairement de son visage, mais son nom lui échappait. Cela faisait un moment qu’elle ne l’avait pas vu. Il était peut-être parti. Peu importe, elle gardait un mauvais souvenir de lui.

Ella s’adossa au dossier du siège et ramena sa jambe droite contre son buste. Il lui avait dit de se mettre à l’aise, c’est ce qu’elle faisait. Par contre, se présenter était assez… étrange. Il avait reçu son dossier, et il l’avait très certainement lu, alors pourquoi lui demander de se présenter ? Ces papiers devaient probablement recenser toute sa vie à partir de sa première séance chez un professionnel. Non ? Sinon elle se trompait et était totalement à côté de la plaque. Possible.

-Je m’appelle Ella Mitchell. Je suis une sorcière.

La jeune fille fixa le psychologue de ses grands yeux verts. Quand elle était petite, on lui faisait souvent la remarque comme quoi ses yeux perturbaient quand elle se m’était à fixer quelqu’un. L’adolescente allait pouvoir vérifier si c’était vrai.
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MessageSujet: Re: “Le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison” - Kant [Ella Mitchell/Charles Upton]   Dim 5 Fév - 22:19

Eléanor vint à ma rencontre et me salua en me serrant la main. Sa voix était légèrement enrouée, mais je ne pouvais pas lui en vouloir, on était le matin, et la fenêtre était à demi ouverte. Mais c'était probablement mieux ainsi, je ne voulais pas que ma patiente fasse une crise de panique.
Eléanor s'assoya face à moi et ramena sa jambe droite contre sa poitrine avant de me lancer:

"Je m’appelle Ella Mitchell. Je suis une sorcière."

J'avais au moins appris qu'elle préférait qu'on l'appelle Ella. C'est ce que je supposais en tout cas. Mais c'était plutôt concis comme réponse. Je lui répondis par un léger sourire qui se voulait bienveillant et je lui dis:

"C'est assez concis ça dis moi. Quoi qu'il en soit, Ella, de quoi aimerais-tu parler toi. Y a-t-il un sujet qui te tient à coeur à toi personellement ?"

Je profitai de sa réponse pour fermer la porte avec une main de fumée matérialisée à partir de mon cigare. Il ne fallait pas refroidir la pièce plus que nécessaire. Je regardai Eléanor dans les yeux, et elle soutint le regard. C'était assez rare de voir des gens regarder dans les yeux, mais pour ma part c'est toujours ce que je faisais. On ne parles pas aux gens en regardant ses pieds, ça me semblait logique et pourtant ça ne l'était pas pour tout le monde.
Elle avait de jolis yeux verts, mais je savais que la beauté cachait parfois des desseins plus sombres. Cette jeune fille était passé par des étapes difficiles dans sa vie, mais elle pouvait toujours finir sa vie normalement. Si mes précédents collègues n'avaient pas raté leur diagnostic - et j'avais confiance en leur professionalité mais je restais tout de même ouvert à toute éventualité - Ella était borderline. Or ce genre de trouble se soignait, dès le moment où le patient avait la volonté nécessaire. J'étais là pour lui donner.

Je raclai ma gorge fragilisée par le tabac, et l'écoutai raconter ce qu'elle avait à raconter. C'était mon premier devoir. Ecouter avant tout. Et observer.
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MessageSujet: Re: “Le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison” - Kant [Ella Mitchell/Charles Upton]   Mar 14 Fév - 1:53

Ella leva un sourcil, étonnée. Pourquoi il lui demandait ça ? Un sujet qui lui tenait à cœur… Il l’avait un peu pris au dépourvu. A vrai dire, elle ne s’attendait pas du tout à cette question. Les psychologues qu’elle avait connues posait d’abord des questions sur son passé, sur quelque chose qui l’avait marqué, ou sur les gens qu’elle côtoyait. Jamais ils n’avaient posé une question de ce type, enfin pas dès la première séance.

La sorcière suivie curieusement du coin de l’œil  la main brumeuse qui s’était créé à partir du cigare de Charles. Le hasard fait bien les choses. C’est assez… cocasse d’ailleurs. Il  n’y a pas de fumée sans feu. Enfin, dans le cas de cette main brumeuse, si. L’exception qui confirme la règle, non ? Par ailleurs, si le psychologue utilisait son cigare comme fournisseur de fumée, celui-ci devait avoir les poumons bien entamés par la nicotine. Le père d’Ella fumait souvent la cigarette –enfin, quand elle le voyait en tout cas-, mais elle n’avait jamais été vraiment tentée par ça. Quand elle était petite, l’odeur ne lui plaisait pas du tout. Ça n’avait pas changé en grandissant, mais ça la dérangeait un peu moins.

-Mmmh.., commença-t-elle. Non pas vraiment. A vrai dire, j’ai rien qui me vient à l’esprit.

Ce n’était pas complètement faux, mais pas complètement vrai non plus. A vrai dire, Ella avait juste du mal à parler d’elle. C’était assez embêtant d’ailleurs. En fait, il lui fallait juste un tremplin pour pouvoir se lancer, parce qu’elle savait qu’elle avait besoin de parler. De ça et de temps, c’est tout ce dont elle avait besoin pour l’instant.
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MessageSujet: Re: “Le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison” - Kant [Ella Mitchell/Charles Upton]   Mar 14 Fév - 17:01

"Mmmh... me répondit-elle. Non pas vraiment. A vrai dire, j’ai rien qui me vient à l’esprit."

Je lui refis un sourire aimable et fit un geste de la tête pour lui dire que ça n'était pas grave. Elle n'avait pas encore pris ces marques avec moi, mais ça allait venir. Je croisai mes jambes tranquillement sous le bureau et lui demandai:

"Ce n'est pas grave. J'ai lu un petit peu ton dossier, mais bon, un dossier reste un bout de papier, on y écrit ce qu'on veut. Dis moi Ella, que peux tu me raconter sur ta vie avant l'éveil de tes pouvoirs ?"

Autant en revenir au tout début. Parfois la meilleure solution pour avancer c'était de regarder derrière soit avant de se lancer. Je restais calme, impassible, avec un léger rictus sur le coin des lèvres. Je tirai parfois sur mon cigare, le rallumant quand celui ci venait à s'éteindre, tout en écoutant scrupuleusement ce que pouvait me raconter ma patiente.
La pièce se rafraîchissait un peu plus chaques secondes, mais ça restait encore supportable. Je préférais laisser ouvert pour éviter d'angoisser Ella, au moins jusqu'à ce qu'Ella me demande de fermer la fenêtre.

Le dossier sur le passé d'Ella avant l'éveil de ses pouvoirs était assez flou, je suspectais même que des feuilles s'étaient perdues en chemin. Saleté d'administration. Mais au moins je l'étofferais moi même ce dossier, avec les dires de la patiente.
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MessageSujet: Re: “Le bonheur est un idéal de l’imagination et non de la raison” - Kant [Ella Mitchell/Charles Upton]   Ven 17 Mar - 16:50

Sujet clôturé pour inactivité. Veuillez contacter un membre du Staff pour le rouvrir.

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