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 Elle rêvassait juste... en regardant l'oiseau. [Edith C. Thompson & Enola Powhatan]

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MessageSujet: Elle rêvassait juste... en regardant l'oiseau. [Edith C. Thompson & Enola Powhatan]   Sam 17 Déc - 21:40

Un oiseau. Encore un autre mais rouge cette fois-ci. Il était beau, à la fois drôle et mignon, il avait une petite tâche rouge au niveau du menton. Ce n'était pas tout à fait correcte. Il avait plutôt une grosse tâche rougeâtre qui faisait contraste avec ses plumes brunes et grises mais aussi avec le paysage d'hiver. Il gazouillait et sautillait sur ses deux petites pattes. Enola regardait cet oiseau, fascinée et admirative. Elle avait toujours beaucoup aimé les animaux, petits et grands, féroces ou non, ils étaient ses amis, ceux qui n'avaient jamais eu peur de sa condition de Vampire. Bien qu'ils aient été des cibles potentielles de nourriture, ils n'avaient manifesté aucune rancune envers l'adolescente.

La jeune fille était assise sur le rebord d'un petit muret observant le petit oiseau. Elle était découverte, munie d'une simple écharpe blanche. Elle n'avait pas froid, elle n'avait jamais eu froid, être un vampire vous contraignait de ne pas pouvoir vivre au soleil mais au moins vous pouviez résister au rude hiver. C'est un mal pour un bien, une sorte de justice quelque part.

Être au milieu de la nature lui rappelait sa terre natale, ses activités sportives les uns aussi fous que les autres et tout aussi amusant, mais surtout, cela lui remémorait son père. Sa seule famille. Il devait probablement se sentir aussi seule qu'elle l'était en cet instant. Peut-être avait-il retrouvé sa mère ? Quand Enola y repensait, elle avait été un obstacle entre sa mère et son père, elle devait partir et lui restait pour s'occuper d'elle. Cela ne faisait aucun doute qu'il aimait sa fille et qu'il avait accepté son devoir de faire perdurer le peuple des Powhatans mais celle qui avait partagé un demi-siècle avec lui, devait terriblement lui manquer. L'amérindienne se demanda lorsqu'il sera à son tour d'honorer la volonté de ses aïeux, allait-elle devoir « abandonner » son enfant ? C'était une question fugace et futile, elle avait encore toute la vie devant elle.

La jeune Vampire soupira. Penser à ça n'allait pas l'aider à se détendre. Elle réfléchit activement à une pensée qui pourrait la mettre de bonne humeur. Les sucreries ? Cela marchait toujours généralement, mais pour une fois, ils laissèrent un vide dans son coeur. Elle même ne savait pas pourquoi. Enola laissa tomber ses coudes sur le muret et s'allonger sur celui-ci. Le ciel avait quelques nuages mais n'était pas totalement gris, c'aurait été parfait s'il avait neigé mais il ne faisait pas assez froid pour. L'oiseau s'envola vers le ciel, l'adolescente leva la main comme pour atteindre ce sentiment de liberté, de fraîcheur. En vain. Elle était condamnée à rester ici, tant qu'elle ne sera pas se contrôler correctement. Elle était un danger public.

Enola pris son écharpe qu'elle porta à son nez pour sentir l'odeur. Il appartenait à WooHyun (en fait c'est faux mais chut mdr'). Celui-ci c'était blessé par sa faute et une minuscule goutte de sang était tombée sur son écharpe. C'était un arôme sucré. Cela faisait déjà quelque temps qu'elle l'avait rencontré, bien qu'ils étaient tous les deux différents, il n'avait pas eu peur et avait accepté de lui faire visiter. Elle eut un léger rire en repensant à tout ce qui s'était passé ce jour-là, elle ne l'oublierait jamais.
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MessageSujet: Re: Elle rêvassait juste... en regardant l'oiseau. [Edith C. Thompson & Enola Powhatan]   Jeu 22 Déc - 17:15

Edith venait enfin d’en finir avec son angine. Elle était restée deux jours à l’infirmerie pour se reposer puis elle avait eu l’autorisation de retourner dans sa chambre et de faire ce qu’elle voulait, tant qu’elle ne sortait pas du Manoir. Elle avait cru qu’elle allait finir par étouffer.  C’est donc, bien couverte cependant, que la jeune blonde prit la décision de se promener dans la cour du Refuge, un lieu délaissé par les élèves qui lui préféraient le jardin intérieur -où elle aurait très bien pu se rendre après tout-, la clairière ou la rivière. Mais elle n’avait pas envie de beaucoup marché, parce que la fatigue était encore présente, ni de se retrouver dans un lieu empli de monde. Edith jetait don son dévolu sur la cour du Manoir.

Pour une fois, elle n’avait rien pris : pas d’instrument, de partitions ou de livre. Juste elle, et son petit manteau en laine rouge, resserré à la taille, qu’elle trouvait très féminin, avec une grosse écharpe blanche, qui protégeait sa gorge.  Sa tenue était assez simple, un jeans bleu, un gros pull blanc et des bottines noires.  Habillée comme ça, le froid ne la dérangeait pas. Et ses cheveux couleurs blé restaient simplement détachés, tombant sur ses fines épaules.  En ces jours d’hiver, elle préférait éviter les tenues sophistiquées, qui ne portaient que rarement chaud.

Ses pensées divaguèrent pour s’arrêter sur le guitariste. Il y a peu, elle avait découvert  qu’il était lui aussi un vampire. Quelque part, ça la rassurait. Parce qu’elle avait eu peur de tomber amoureuse -enfin il lui semblait que c’était de l’amour- d’un mortel. Très jeune, elle avait compris que ce n’était pas compatible avec l’éternité, qu’on finissait souvent seul ou presque, que ce que nous avions connu s’effaçait petit à petit pour laisser place à de nouvelles choses, de nouvelles générations. Sa mère ne serait pas morte prématurément, elle savait qu’elle aurait dû lui dire adieu. Mais la jeune fille aurait eu plus de temps pour se préparer à cela surement.  Même si le prénom du jeune asiatique lui était encore inconnu, elle savait donc, qu’ils vivaient dans un lieu commun et que, finalement, ils n’étaient pas si différents l’un de l’autre. Après tout, en plus de partager le même malheur, ils aiment la musique -quelque chose d’important selon elle- et avaient un âge similaire. Il ne restait plus qu’à décliner, enfin, leurs identités et tout serait plus facile, peut-être.

Ses yeux se posèrent sur une jeune fille. Elle sentait une légère odeur de sang humain. Mais ce n’était pas elle. C’était le sang d’un autre. Ca, Edith en était quasiment certaine. Et ce sang d’humain avait fait réagir ses canines. Depuis longtemps déjà elle se cantonnait à du sang animal. Bien sûr, ça suffisait à sa faim mais elle trouvait que le parfum du sang humain était différent. L’inconnue l’intriguait donc. Pourquoi du sang humain ? Serait-elle aussi un vampire ? La blonde remarqua alors le petit oiseau avec une tâche rouge –un rouge-gorge- près d’elle. Qui finit par prendre son envol lorsque la fille s’allongeait sur le muret où elle était assise plus tôt. Ses pas la rapprochèrent d’elle et elle s’assit sur le muret, à côté de l’emplacement où étaient ses pieds. Ses yeux bleus cherchèrent à s’ancrer dans les siens.

- Le sang sur ton vêtement, c’est du sang humain non ?

Drôle d’entrée en matière. Les discussions étaient loin d’être son truc mais elle n’avait rarement engagé une conversation aussi posément. Elle était sereine. Elle sentait qu’elle pouvait facilement aborder la demoiselle à ses côtés. Qui, au final, était peut-être une camarade de classe.
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MessageSujet: Re: Elle rêvassait juste... en regardant l'oiseau. [Edith C. Thompson & Enola Powhatan]   Mer 4 Jan - 14:31

Du bleu merveilleux à la noirceur des ténèbres, tout ne tient qu’à un battement de paupières, un seul, pendant une fraction de seconde. Il ne consent qu’à vous de prolonger ce moment, cette impression terrifiante et vitale, de le faire durer jusqu’à ce qu’on trouble votre repos. La petite matinée paisible d’Enola venait de prendre fin avec l’arrivée d’une personne, toutefois si l’amérindienne avait réellement voulu être tranquille, elle n’aurait probablement pas choisi d’être allongée ici et maintenant. N’importe qui pouvait venir la déranger, tant bien même peu de monde sortait par un temps aussi pourri que celui-ci. C’était clairement de sa faute – quelque part.

Lorsque ladite personne vint s’asseoir à quelques centimètres de ses pieds, Enola garda ses yeux fermés : avoir les paupières closes lui permettaient de mieux se concentrer sur ses pouvoirs. Ceux-ci ne l’aiderait vraisemblablement pas à déterminer qui était la personne en question – après tout, elle n’était ni une voyante ni un oracle – mais elle était clairement méfiante. C’était comme ça, une seconde peau qu’elle avait forgé au cours de son apprentissage ; il fallait constamment se méfier, ne pas être prudent pouvez être diablement fatale en pleine forêt. Ceci étant dit, elle savait au moins qu’il s’agissait d’une personne provenant du Refuge, elles étaient dans la cour du manoir, aucune personne « normale » ne pouvait venir ici.

Le timbre gracieux de sa voix fit comprendre à l'amérindienne qu'il s'agissait d'une femme. Une femme non humaine. Une « soeur ». Son ton employé ne laissait aucun doute qu'en-t-au fait qu'elle semblait bien savoir de quoi elle parlait. En d'autres termes, cette personne ne pouvait être qu'un Vampire. Le coeur d'Enola fit un bond, elle était étrangement excitée par cette nouvelle arrivant. Après tout, c'était la première fois qu'elle rencontrait une personne partageant le même destin malheureux – outre son père. Pour elle, c'était tout nouveau, extraordinaire. L'amérindienne ouvrit ses paupières afin de sonder – elle aussi – son interlocutrice ; ses yeux verts se percutèrent à ses yeux bleus. Étrange.

Bien vu.

Enola se sentait finalement trop vulnérable pour rester allonger et se mit donc en oeuvre pour s'asseoir. La jeune fille n'était pas intimidée, loin de là, c'était juste sa méfiance (ou sa prudence) qui lui dictait quoi faire. Et puis, ainsi positionnée, elle pouvait beaucoup mieux décortiquer sa semblable. Vraiment étrange. Bien sûr l'amérindienne était complètement au courant qu'il existait toutes sortes de Vampire en terme de physique mais c'était trop étonnant. Cette personne était clairement son opposé ; des cheveux couleurs blés qui ondulés, des lèvres plus pulpeuses et ses yeux bleus même sa peau était plus blanche que la sienne. Sans oublier qu'elle portait des habits chauds alors qu'Enola n'avait quasiment rien. La jeune fille avait toujours été convaincue que les vampires ne craillaient pas le froid, ni son père ni elle n'avaient eu besoin de se couvrir lors de la saison froide : peut-être était-ce parce qu'ils étaient habitués à ne pas ce couvrir. Ou tout simplement parce que chaque vampire était fait différent.

Enola s'en rendait compte à présent. Elle ne connaissait rien du tout des Vampires. Elle était une coquille vide de connaissance, tout de ce monde lui échappait. L'amérindienne n'était plus la chasseuse, elle était devenue la proie.
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MessageSujet: Re: Elle rêvassait juste... en regardant l'oiseau. [Edith C. Thompson & Enola Powhatan]   Jeu 23 Fév - 15:24

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