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 Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé. [Ombe Andersen - DaeHyun Cha]

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MessageSujet: Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé. [Ombe Andersen - DaeHyun Cha]    Jeu 13 Oct - 13:21

Qu'est-ce qu'il faisait ici déjà ?

DaeHyun n'en avait pas la moindre idée. Ce n'était pas comme s'il avait appris qu'un membre de sa famille venait de mourir... Pas du tout même. De toute façon, il n'avait plus de contact avec eux, alors est-ce que ça aurait vraiment changé quelque chose ? Non pas vraiment. Tout du moins, il n'en était pas sûr. Il n'avait jamais vraiment cherché à ravoir de contact avec sa famille...Cela ne l'intéressait pas du tout. Plus maintenant. Peut-être qu'il aurait pu avoir la faiblesse de le faire, lorsqu'il était arrivé ici, mais maintenant, il ne voulait pas. Il n'avait pas réussi à complètement tirer un trait sur son passé, en réalité, il n'était pas sûr d'y parvenir aussi facilement, mais il avait apprit à ne plus trop y penser, à faire comme si tout allait bien.

Il avait reprit du poids, un peu. Il n'avait plus les joues aussi creuses qu'avant, son corps avait repris des formes. Il n'avait plus autant la peau sur les os, qu'il avait eu avant. Il n'était pas guéri, loin de là. Il faisait encore des crises, beaucoup même. Parfois, il avait l'impression qu'il n'allait jamais s'en sortir, qu'il allait couler, encore une fois. Et puis après, il se souvenait qu'il ne pouvait pas faire ça, qu'il devait relever la tête, et il le faisait, plutôt difficilement. Ce n'était pas un choix, il n'avait choisi ça, il aurait préféré avoir une autre vie... Mais on ne choisit.

Il enfouit ses manches dans les poches de son manteau noir, le nez caché dans son écharpe blanche, seul ses cheveux blonds juraient un peu avec la pâleur de sa peau. C'était MyungSoo qui avait eu l'idée de cette coloration, même si lui était plutôt contre au départ. Il lui avait dit que le changement ne lui ferait pas de mal, que cela lui permettrait sans doute de se sentir un peu mieux, alors il l'avait écouté.
Il avança lentement vers le petit autel, qui se trouvait au fond, caché derrière les tombes. Il s'agenouilla devant, fermant les yeux un instant. Il ne voulait pas prier, il ne croyait pas en ça. Il cherchait peut-être des réponses, et attendait qu'un esprit les lui souffle. Stupide, sans aucun doute, mais il avait toujours nourri des espoirs un peu vains. Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé.
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MessageSujet: Re: Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé. [Ombe Andersen - DaeHyun Cha]    Mer 19 Oct - 15:41

Ne pas s’énerver. Ne pas n’énerver. Respirer.

Ne bousille pas tes nerfs. Calme-toi chérie. Respire. Vide dans ton esprit. Ne pense à rien. Oui, voilà. Calme-toi. Oublie pour quelques instants. Juste le vide. Des pensées vierges. Ne serre pas tes poings ainsi. Desserre un peu les dents enfin. Détends-toi. Tout va bien. Calme-toi. Laisse passer la tempête ; tu la regarderas après. De loin. Ta vie est belle, chérie. Trop belle pour te laisser trembler. Hé. Tout va bien. Il n’en vaut pas la peine. Tout va bien.


Elle n’en revenait pas. Tout simplement pas. Jamais on ne lui avait mis un vent comme ça.

Connard. Ombe ne s’énervait pas facilement pourtant. Elle était calme. Optimiste. Vive. Joyeuse. Connard. Connard. Connard. Connard.

Début juillet avait eu lieu le mariage de Madame Nanami et Monsieur Kim, les directeur et directrice du Refuge. Un évènement qui promettait d’être beau. Leur bonheur faisait plaisir à voir.

Les élèves étaient également conviés. Elle, devait y aller avec Lucas.

Le métamorphe s’était tout simplement volatilisé. Drôle hein. Qui aurait cru qu’une panthère puisse voler.
 
Il avait disparu, purement et simplement. La rousse l’avait attendu, lui avait envoyé plusieurs messages, l’avait appelé. Rien, pas même un signe de vie. Pour le reste, elle ignorait où il vivait et se voyait mal insister au point d’aller toquer à sa porte. Il aurait quitté Andore que le résultat aurait été le même.

Mais, outre le fait qu’il l’ait laissée en plan, ce qui l’enflammait le plus était qu’il répète le coup porté à Laure, sept ans auparavant. C’avait été sa sœur, maintenant c’était elle. Et dire qu’elle lui avait pardonné, qu’elle pensait à le remettre en contact avec son aînée. Conne. Conne. Conne. Conne. Elle avait espéré pendant des mois obtenir une explication. Qu’il lui explique. Où était le problème. Rien. Ses illusions tombaient avec les feuilles rougissantes. Elle lui avait laissé l’été. Automne. Automne. Automne. Automne. Elle ne supportait plus les craquements sous ses pas.

Parallèlement, le Refuge l’étouffait. Le souvenir du mariage flottait encore sur toutes les lèvres, bien trop aiguisé pour elle. Elle se réjouissait sincèrement pour ses directeurs. Se réjouir pour les élèves lui impossible cependant. Jalouse ? Sans doute blessée.

Alors l’adolescente était sortie en quête de tranquillité. Elle avait laissé les bâtiments scolaires s’amoindrir dans son dos. Évanouie la cour, dépassée la rivière. Fuies les rues, les passants, les bruits. La voici devant les grilles du cimetière. Elle voyait mal où elle pourrait être paisible si ce n’est dans le lieu de l’éternité.

Quelques pas et c’est tout le monde qui change. Le silence épais, parfait, paraissait inaliénable. Un léger sourire fleurit sur ses lèvres quand elle y avança tout à fait, s’enroulant avec joie dans cette couette immobile.

Les défunts apprécieraient-ils une mélodie flûtée ?

Peut-être. Le son si léger lui semblait correspondre à l’atmosphère de l’endroit. Tranquille et apaisante. Elle devait être une des rares personnes à ne pas trouver glauque l’ambiance des cimetières. Il lui semblait que les morts ne pouvaient qu’être en paix, lorsqu’ils n’étaient plus atteints par les tourmentes des vivants.  De ce garçon agenouillé devant l’autel, à demi dissimulé par les pierres tombales. Elle ne pouvait voir son visage, apercevait seulement une tignasse blonde décolorée et des épaules courbées, mais était persuadée qu’il tenait ses paupières solidement fermées.

Elle eut envie de lui dire, soudainement. Que sa colère à elle avait disparu, même si ce n’était qu’un instant et qu’elle surgirait à nouveau quand elle rentrerait au Refuge. Qu’il faisait beau ce jour-là et que la vie était belle malgré les épreuves, malgré tout, qu’il serait lui aussi heureux. Sauf que dire elle ne pouvait pas. Alors elle s’assit dans un coin d’herbe à quelques pas de lui. Pas trop près car elle craignait tout de même de le déranger, pas trop loin car elle voulait qu’il l’entende. Elle sortit sa sempiternelle flûte traversière, souffla une mélodie légère et enjouée, priant pour qu’elle tombât dans les oreilles de ce garçon qu’elle n’avait jamais vu, et pour qu’il y puisât un peu de joie.
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MessageSujet: Re: Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé. [Ombe Andersen - DaeHyun Cha]    Sam 22 Oct - 20:08

Au final, il aurait bien aimé avoir une raison de venir ici. Pas avoir des morts à veiller et à rassurer... Juste un but. Une idée précise de ce qu'il pourrait faire. Ce serait plus simple, que prier comme ça dans le vide. Il ne savait pas trop comment se sentir. En réalité, il ne savait pas si cela venait du fait qu'il se trouvait dans un cimetière en ce moment même, ou si cela venait d'autre chose.... Non vraiment, il ne savait pas.

De toute façon, DaeHyun n'avait jamais été sûr de lui.

Ce n'était pas une nouveauté. A force, il y était habitué. Il n'avait jamais été capable de faire un choix sans jamais le regretter ensuite, de décider quelque chose par lui-même... Parce qu'à chaque fois qu'il devait le faire, il cherchait le regard de quelqu'un pour le rassurer, pour lui dire que oui, il pouvait y aller. Qu'il ne risquait rien et qu'il ne regretterait pas... Mais il n'y avait personne lui dire qu'il pouvait le faire. Au final, il n'avait jamais vraiment eu quelqu'un à ses côtés. A part... Elle. Mais tout ça appartenait au passé maintenant.

Cela le brûlait seulement quand il respirait.

Alors il pouvait sans aucun doute supposer que tout allait bien. Il voulait espérer plein de choses, rêver de plein de choses, faire des projets pour sa vie, avoir une idée en tête... N'importe quoi. Mais pas ce vide constant. Il aurait bien aimé sentir les rayons du soleil sur sa peau et sentir un sentiment de plénitude le remplir... Mais il ne pouvait pas. Il n'y arrivait pas. Il avait toujours ces souvenirs, ses souvenirs qui le hantaient et qui ne voulaient pas le laisser en paix... Ils le hanteraient sans aucun doute toute sa vie.

Il rouvrit d'un seul coup les yeux en entendant une mélodie se propager doucement dans l'air, comme du parfum. Cela semblait venir de derrière lui. Il n'avait même pas entendu les bruits de pas. Il n'avait même pas fait attention au fait qu'il puisse y avoir quelqu'un, tellement il avait été plongé dans ses pensées. Il finit par se redresser doucement, s'inclinant devant l'autel. Doucement, il se retourna, son regard tombant sur une jeune femme en train de jouer de la flûte. Il ne l'avait jamais vu, pas même au Refuge...Enfin, maintenant il n'y était plus, alors il n'aurait pas l'occasion de la recroiser.


Il ne parla, n'esquissa aucun mouvement, attendant simplement qu'elle finisse de jouer. De toute façon, il ne savait pas tellement ce qu'il aurait pu lui dire... Un jour sans doute, il ne sera plus timide.
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MessageSujet: Re: Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé. [Ombe Andersen - DaeHyun Cha]    Mer 26 Oct - 15:34

Du coin de l’œil, Ombe vit le garçon se retourner. La regarder. C'était étrange cette façon qu'il avait de l’écouter religieusement, parfaitement immobile, les gestes suspendus. On aurait dit qu'il était fait de pierre, un instant. Seules ses pupilles témoignaient de la vie qui l'habitait, tournant dans leurs orbites, ainsi que sa poitrine qui se soulevait lorsqu'il respirait. Il semblait attendre qu'elle finisse de jouer. Elle espérait que ce n'était pas pour dire que le son le dérangeait. Elle n'avait pas envie de s'arrêter, jouer lui faisait du bien, et elle ne renonçait pas à éveiller quelque chose en lui. Faire passer des émotions à travers la musique était chose difficile, d'autant plus qu'elle ne savait s'il y était sensible ou non. Peut-être cela l'énervait-il juste, ou la trouvait-il ridicule. Aucune importance. A ses yeux, les émotions que pouvait porter une mélodie étaient le plus beau de la musique, alors elle tentait quand même.

Il lui était déjà arrivé de pleurer, de frissonner ou de rire en écoutant un morceau. Les orchestres, surtout, lui plaisaient ; tous les instruments coordonnés, vibrant ensemble. Une harmonie parfaite qui la subjuguait avec une facilité déconcertante. La Danoise rêvait d'arriver un jour à un tel résultat. A seize ans seulement, elle se savait encore débutante et y prétendre serait présomptueux. Néanmoins elle ne désespérait pas créer une bulle de répit, éloigner les tourmentes pour un instant.

La rousse finit par fermer les yeux. Elle ne voulait pas que l'inconnu se sentît épié. Cela lui permit de se concentrer davantage sur sa flûte. Ses doigts agiles accélérèrent pour donner au morceau un aspect sautillant, allegre, toujours en légèreté. Une mélodie de tons aigus, tenus. Sa musique n'avait absolument aucun sens, elle improvisait simplement et s'amusait beaucoup. Elle ne se prenait pas le moins du monde au sérieux mais la joie était douce et chassait sa mauvaise humeur. Jouer était sa passion et cela devait s'entendre.

Elle laissa ses mains voler encore avant de laisser une dernière note, longue, s'évanouir dans les airs. Alors elle rouvrit les yeux doucement et déposa la flûte à côté d'elle, dans l'herbe. Puis elle posa son regard sur le garçon. Il avait toujours la même posture, figée dans l'attente. Son sourcil roux se haussa légèrement et son visage prit un air interrogateur. Que voulait-il ?
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MessageSujet: Re: Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé. [Ombe Andersen - DaeHyun Cha]    Ven 4 Nov - 13:05

DaeHyun ne savait pas trop ce qu'il devait faire, ni même ce qu'il devait dire. Est-ce qu'il la dérangeait ? Ou pas du tout ? Il ne parvenait pas à deviner. Sans doute pas.. Si elle était venue ici, c'était juste pour avoir un endroit calme pour jouer de la flûte, rien d'autre, sans aucun doute. Ou alors, elle venait prier les morts de cette façon.... Il y avait tellement de manières de faire, qu'aucune, au finale, n'était meilleure qu'une autre, et celle-ci était sûrement personnelle, pour cette jeune femme. Enfin, encore faudrait il qu'il ait raison, elle n'était peut-être pas venue ici pour ça.

Et il ne savait pas vraiment s'il avait le droit de le lui demander. C'est vrai, après tout, ils étaient dans un cimetière...Et il avait vraiment peur que sa question soit trop déplacée pour elle. Il ne voulait pas la vexer, ou paraître mal poli en lui demandant ce qu'elle venait faire ici. Ce ne serait sans aucun doute vraiment pas approprié à la situation. Et puis, ça ne le regardait sans doute pas. Lui même n'était même pas certain de lui répondre si elle venait à lui demander ce qu'il faisait ici, alors pourquoi elle, le ferait-elle ? C'était logique, au fond.

Il baissa son écharpe qui recouvrait son nez et sa bouche, comme s'il allait parler. Mais avant, il prit le temps de réfléchir aux mots qu'il allait employer. Il faisait toujours ça. Il avait toujours peur de s'attirer des ennuis s'il disait quelque chose de travers, bien que la jeune femme ne semble pas être agressive. Pas du tout même. Elle semblait même plutôt douce, mais on lui avait toujours appris à se méfier des apparences.
Il enfouit ensuite à nouveau ses mains dans ses poches. Au cas où elle viendrait à s'approcher, il ne voulait pas qu'elle le touche. Ce n'était pas du dégoût, ou autre chose, simplement... Une protection. Son don était beaucoup trop éprouvant pour lui, même s'il savait parfaitement qu'elle, elle se sentirait bien par la suite. Il avait fait ça une seule fois... Et maintenant, il le regrettait.

-Est-ce que...Tu veux prier ?

Il se demanda si elle l'avait entendu, tant il n'avait pas parlé fort... Tant pis. Il faisait référence à la place où il se trouvait, soit devant l'autel. Peut-être qu'elle voulait elle aussi se recueillir devant, auquel cas il lui laisserait sa place sans hésitations, lui, avait terminé de toute façon. Il n'était pas vraiment venu ici dans un but précis, alors ça ne le dérangerait pas du tout de devoir se décaler pour qu'elle puisse à son tour prier ou honorer ses morts. DaeHyun ne s'était jamais imposé... Alors pourquoi le ferait-il maintenant ?
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MessageSujet: Re: Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé. [Ombe Andersen - DaeHyun Cha]    Sam 12 Nov - 14:28

Un temps s’écoula, long, durant lequel les deux adolescents ne firent que se regarder. Quoique se dévisager serait plus exact ; Ombe sentait les yeux du blond dardés sur elle, peu assurés, et n’avait elle-même pas décollé les siens. Il paraissait hésitant quant au comportement à adopter et cherchant en elle une réponse à son doute. Elle pouvait presque voir les hésitations occuper son esprit. Peut-être ne voulait-il pas lui reprocher le bruit qu’elle avait fait en jouant, finalement. Il lui semblait que, si tel avait été le cas, il n’aurait pas tant balancé avant de parler.

La rousse profita de son silence pour le sonder également. Il était jeune, c’était indéniable. Pas un seul poil ne venait décorer son visage aux traits asiatiques. Son front disparaissait sous une longue frange, lisse à l’instar du reste de sa tignasse qui chatouillait la naissance de son cou. Son blond décoloré se fondait sur sa peau pâle qui, ajoutée aux lèvres rosées et au nez arrondi, lui donnait un air poupin. Mais la Danoise ne s’y méprenait pas : ses yeux étaient bien trop emplis de vie pour qu’il soit une poupée. Les iris bruns étaient voilés, voire ombragés. Les mêmes doutes que ceux qui semblaient le pousser à garder bouche close. Et en plongeant plus loin dans son regard, Ombe eut l’impression d’apercevoir le poids qu’elle avait vu sur ses épaules lorsqu’il était encore dos à elle, devant l’autel. Une note de tristesse. Mais cela ne la regardait plus, à ce stade.

Elle eut envie de lui faire câlin. Pas qu’elle fut attirée par lui d’une quelconque façon. Elle avait souvent envie de faire des câlins aux gens, qui qu’ils soient. Elle ne pouvait s’en empêcher ; quand les gens semblaient assaillis par une émotion un peu trop forte, elle voulait les prendre dans ses bras. Quand ils heureux aussi, quand elle tenait à eux évidemment. L’Hybride voulait partager sa constante bonne humeur et sa légèreté pour un oui ou un non. Comme si sa joie la dépassait et qu’elle avait besoin d’en offrir aux autres.

Ombe était d’une sensibilité affreuse et d’un optimisme à toute épreuve. Résultat : tout autre sentiment que la joie lui était envahissant.

La voix du garçon la tira de sa contemplation, la faisant sursauter. Elle était ténue pourtant, pas vraiment à même de la surprendre dans un autre lieu… Mais le silence du cimetière était si parfait qu’elle semblait scinder l’air pour atteindre ses oreilles.

L’adolescente secoua simplement la tête de droite à gauche, avant de se pencher pour attirer son sac à elle. Elle en sortit son étui noir, sur lequel elle déposa sa flûte – elle prendrait le temps de la démonter et de la ranger correctement plus tard. La conversation était engagée avec cet inconnu et ses hochements de tête restreignaient trop ses possibilités de réponses. Alors elle extirpa son carnet et son stylo.

La merle se doutait que le jeune homme devait se demander ce qu’elle faisait. C’est toujours le cas avant que ses interlocuteurs ne se rendent compte de sa mutité : il y avait un temps de latence ou l’autre ne comprenait pas, dans les cas les plus extrêmes se vexait ou pensait qu’Ombe les snobait. Puis ils réalisaient toute la différence et prenaient cet air désolé qui l’exaspérait, ou bien avaient la présence d’esprit de n’y prêter aucune importance.

Elle ouvrit le carnet au hasard et arracha la première page vierge qu’elle trouva. S’appuyant sur la couverture cartonnée, elle fit glisser la bille trempée d’encre et traça ces mots : Non, je ne crois pas trop à… tout ça en vérité… Mais j’espère que je ne t’ai pas dérangé avec ma musique.

Elle déplia les jambes pour se relever et avança vers le garçon. Elles étaient engourdies, elle avait dû rester assise dans l’herbe sans voir le temps passer – heureusement que son jean était foncé, ses fesses auraient fini vertes sinon. Arrivée devant lui, elle tendit la feuille du bout des doigts, comme un pont dressé entre eux deux… Celui qui avait prié et celle qui avait joué. Celui qui parlait et celle qui se taisait.
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MessageSujet: Re: Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé. [Ombe Andersen - DaeHyun Cha]    Ven 25 Nov - 13:57

(Je suis désolée du retard !)

Il l'observa sortir un étui noir, dans lequel elle rangea son instrument de musique. DaeHyun ne savait pas jouer de la flûte, ni d'un quelconque autre instrument. Autant dire qu'il ne connaissait rien à tout ça. C'était complètement un autre monde presque. Mais il n'était pas indifférent aux différentes mélodies qu'un quelconque instrument pouvait faire naître. Son préféré était l'ocarina. A son sens, c'était le genre d'objet peut répandu mais qui pourtant créait un son exquis pour les oreilles. Il n'avait jamais, ou plutôt, rarement entendu parler de joueur d'ocarina.... Un peu comme si cet instrument était trop rare.
Il l'observa ensuite sortir un carnet ainsi qu'un stylo, et au départ, il se demanda ce qu'elle voulait faire avec tout ceci. Jusqu'à ce qu'il comprenne qu'elle était en réalité muette. Au départ, il aurait pu croire qu'elle ne voulait simplement pas lui parler mais...Ce serait sans aucun doute un peu étrange. Ce n'était pas la première fois qu'il rencontrait quelqu'un de muet, mais la surprise restait toujours la même.

Il lui sourit doucement en la voyant s'approcher, prenant le temps de lire ce qu'elle lui avait écrit. Il ne pouvait que trop la comprendre, en voyant qu'elle ne croyait pas vraiment à tout ça. Lui non plus, en vérité. Ce n'était pas les prières qui sauveraient le monde, bien au contraire. Au final, il pourrait se demander pourquoi il faisait. La réponse était simple. C'était simplement ancré dans ses traditions, on lui avait toujours appris à faire ça, à se recueillir. Même si au fond il savait que ça ne servait à rien. En Corée, c'était important, c'était ancré dans la culture, alors ça l'était pour lui aussi. Dans tous les cas, elle ne l'avait pas dérangée. Au contraire, elle l'avait plutôt apaisée. Sans aucun doute l'un des pouvoirs de la musique.

-Moi non plus en réalité, c'est plutôt par tradition.... Tu ne m'as pas dérangé, au contraire...Tu m'as plutôt apaisé.

Il lui sourit, encore, mais il évita soigneusement son regard. Il n'avait jamais réussi à soutenir le regard de quelqu'un. Il était bien trop timide et peu sûr de lui pouvoir arriver à faire ça. Pourtant, SungKyu, et même MyungSoo lui avaient répété des dizaines et des dizaines de fois qu'il ne devrait pas avoir peur, mais c'était plus fort que lui. A chaque fois, il faisait un pas en arrière. Même si depuis qu'il était ici, il s'était beaucoup plus ouvert.

-Je m'appelle DaeHyun.
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MessageSujet: Re: Le soleil commençait à décliner de plus en plus, comme il faisait de plus en plus froid... L'automne était définitivement arrivé. [Ombe Andersen - DaeHyun Cha]    Dim 22 Jan - 20:39

Sujet clôturé pour inactivité. Veuillez contacter un membre du Staff pour le rouvrir.

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